mardi11avril
Négociation de contrat

Les nouvelles dispositions règlementaires et la nature même des fonds en euros, jugées peu rentables, contraignent les compagnies d’assurance à détourner les épargnants vers les unités de compte. Depuis quelque temps, les banques et les assureurs s’activent pour les inciter à diversifier leur contrat. Une baisse de la collecte brute de l’assurance-vie en résulte.

Les dernières statistiques de la FFA (Fédération française de l’assurance) indiquent que la collecte brute (total des versements réalisés) de l’assurance-vie a diminué par rapport à 2016. En janvier et février derniers, elle était respectivement de 11,4 milliards et de 11,1 milliards d’euros contre 12,5 milliards et 12,3 milliards d’euros en janvier et février 2016.

De surcroît, les Français versent moins sur les fonds en euros, à capital garanti, et beaucoup plus sur les unités de compte (UC), présentant un risque de perte en capital. En effet, les contrats d’assurance-vie investis en actions représentent désormais 27% des versements, drainant 3,2 milliards d’euros en février 2017 contre 2,5 milliards d’euros sur le même mois de l’année dernière.

Les épargnants, détournés des contrats en euros

Dissuadés par le Gouvernement, les banques et les assureurs, les Français se détournent de plus en plus des contrats d’assurance-vie en euros.

Les banquiers et les assureurs découragent les épargnants d’investir dans les fonds en euros du fait des contraintes de solvabilité européennes en matière de fonds propres. La nouvelle règlementation prudentielle exige en effet que le niveau des capitaux propres des compagnies d’assurance soit proportionné aux risques des passifs et actifs qu’elles détiennent.

Cette mesure a été prise dans le but de renforcer la solidité financière des compagnies d’assurance pour que ces dernières soient en mesure de faire face aux éventuelles crises sur les marchés. En conséquence, les assureurs incitent les épargnants à orienter leurs avoirs financiers vers les unités de compte étant donné que ces dernières ne sont pas comptabilisées dans leur bilan.

Sans mentionner que les unités de compte génèrent plus de frais et sont de ce fait plus intéressantes pour les assureurs. Outre les frais d’entrée et les frais de gestion, les compagnies d’assurance prélèvent en effet des frais d’arbitrage sur les contrats en unités de compte.

Les méthodes de dissuasion des assureurs

Pour inciter les épargnants à investir en unités de compte, les compagnies d’assurance adoptent des méthodes ingénieuses et parfois radicales.

Elles les attirent notamment en assortissant les contrats en euros de certaines primes qui ne peuvent être touchées qu’à condition de prendre également des unités de compte. C’est ainsi par exemple que certaines compagnies accordent 10% de plus sur le rendement d’un contrat en euros si le souscripteur investit également en unités de compte.

Certains assureurs se montrent plus agressifs en facturant des frais de versements plus élevés (de 1 à 3%) sur les contrats en euros. Eu égard des rendements en baisse (qui sont en moyenne de 2,40% nets de frais de gestion en 2016), ceci équivaudrait à une perte durant la première année de souscription.

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