mardi10juillet
euro et graphe

Les contrats d’assurance-vie n’ont cessé d’évoluer depuis les années 2000. En effet, le ministère des Finances et du budget a multiplié les réformes afin d’attirer davantage d’épargnants. Après les fonds euro-diversifiés apparaissait ceux en euro-croissance. Si les résultats ne sont pas encore satisfaisants, loin s’en faut, Bercy n’abandonne pas le projet.

Les fonds euro-diversifiés ont été créés dans les années 2000. Ceux-ci sont composés par les fonds en euros classiques, qui assurent la garantie du capital à terme et les supports en unités de compte, beaucoup plus risqués et dépourvus de protection. Seulement, ces deux supports n’ont pas obtenu le succès escompté.

En 2013, le gouvernement a lancé les fonds euro-croissance, qui consistaient à miser une partie de l’épargne dans des actions. Là encore, le succès était en demi-teinte. Pour autant, Bercy n’a pas abandonné et promet de simplifier davantage ces contrats d’assurance-vie et d’y apporter une meilleure lisibilité pour les épargnants.

L’euro-croissance, pour relancer l’économie réelle

L’euro-croissance est un dispositif qui ne manque pas d’ambitions car il permet aux épargnants de placer de l’argent dans des actions d’entreprise et de stimuler par la même occasion l’économie réelle.

Concrètement, l’euro-croissance permet aux épargnants de trouver la juste mesure entre le risque et la sécurité. En effet, les fonds sont répartis dans deux enveloppes distinctes, l’une étant destinée à rémunérer l’assuré après huit années de détention du contrat, l’autre servant à réaliser des placements dans des actions.

Au fil du temps, l’assureur peut alors sécuriser davantage son capital en renforçant le montant dans son enveloppe « protection ». Les rendements annoncés ne sont pas satisfaisants, mais la baisse des taux de rendement des assurances-vie classiques en fait un placement plus intéressant.

Les fonds euro-croissance, victimes d’un manque de réactivité

Ce qui a entraîné l’échec de l’euro-croissance, c’est l’intervalle de temps entre l’annonce effectuée en 2013 et la publication des décrets. En effet, deux années se sont écoulées et entre-temps, les taux d’intérêt ont considérablement baissé. Le président de la Fédération française de l’assurance, Bernard Spitz, évoque un manque de réactivité des pouvoirs publics :

En 2015, à la sortie des décrets, les critères financiers prévus pour l’euro-croissance n’étaient plus les bons et le dispositif était trop complexe.

Bernard Spitz.

Le gouvernement persiste et signe

Même si le potentiel de ces fonds en euros n’est pas évident pour l’heure, le gouvernement continue de déployer ses efforts pour les relancer. Le ministre des Finances et du budget, Bruno Lemaire, est convaincu que l’euro-croissance peut apporter des rendements intéressants aux assurés, tout en stimulant l’économie à travers le financement des entreprises.

Le gouvernement s’est alors engagé à rendre l’euro-croissance plus lisible et plus simple pour les épargnants. Pour rappel, le texte concernant l’optimisation de l’euro-croissance sera présenté devant les élus au mois de septembre prochain.

 

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