L’aversion aux risques se ressent dans tout l’univers de l’épargne française

Aversion risques epargne

Réputés pour leur caractère économe, les Français mettent de l’argent de côté essentiellement pour se constituer une épargne de précaution, les aidant à faire face aux mauvais jours. S’ensuivent les économies en vue de réaliser divers projets. Et en queue de peloton se trouve le financement de l’économie réelle. Ces préférences reflètent le profil de risque prédominant chez les épargnants.

Acquérir un patrimoine immobilier, acheter une voiture, partir en vacances, assurer l’avenir de ses enfants, anticiper sa retraite… Ce sont tous d’importants projets poussant un ménage à renforcer son bas de laine, outre le fait d’économiser simplement par mesure de sécurité. Pour les Français, les efforts d’épargne se traduisent par quelque 5001,7 milliards d’euros de fonds investis, selon les chiffres communiqués par la Banque de France.

Et à en croire les résultats du sondage mené par le site MonFinancier, qui vient tout récemment d’intégrer notre groupe, la garantie du capital prime la rentabilité pour la majorité des épargnants. C’est la raison pour laquelle les placements liquides sont privilégiés en Hexagone plutôt que les investissements de long terme. Or, ce choix reflète aussi une méconnaissance des éléments-clés contribuant à l’optimisation de l’épargne.

La sécurité et la liquidité avant tout

Si les Français sont de fervents épargnants, la majorité d’entre eux priorise la sécurité de leurs fonds investis avant leur rendement. Une préférence certes de notoriété publique, mais que l’étude réalisée par nos soins afin de marquer l’acquisition du site MonFinancier le jeudi 20 juin dernier a encore confirmée. En effet, les résultats de l’enquête ont révélé que 60% des ménages ont un profil prudent.

Pour preuve, 61% des sondés ont déclaré être motivés par la constitution d’une épargne de sécurité, c’est-à-dire à faibles risques de perte, voire aucun, même si cela implique un moindre profit.

C’est ce qui explique l’engouement incontestable pour le livret A et le LDDS, engrangeant une collecte nette de plus de 10 milliards d’euros l’année dernière et atteignant un encours de 394 milliards d’euros environ (données communiquées par la Banque de France). Et ce, en dépit de leur taux d’intérêt qui, à 0,75%, ressort un rendement négatif une fois l’inflation déduite.

Pareil pour les dépôts à vue qui se sont accrus malgré leur absence de rémunération. Comme le confirme le cofondateur de la plateforme de conseil financier et de courtage, Marc Fiorentinon :

« Les Français privilégient de façon écrasante la sécurité à la rentabilité, ce qui explique les 400 milliards d’euros «oubliés» sur les comptes bancaires non rémunérés et la masse de liquidités parquée dans les livrets A ».

Marc Fiorentino

La rentabilité vient ensuite

Ensuite vient la préparation de la retraite, pour laquelle se préoccupent le tiers des enquêtés. Outre les produits dédiés spécialement pour, les contrats vie constituent un levier d’optimisation des revenus complémentaires réguliers. Il n’est de ce fait pas étonnant que 21% des ménages estiment que son support à capital garanti est le meilleur des placements. D’autant que certains d’entre eux sont à même de profiter d’une rémunération attrayante en recourant à un comparatif assurance vie.

La constitution d’un patrimoine immobilier n’est pas en reste dans tous ces choix. De fait, 28% des Français semblent vouloir en détenir. S’agissant d’une valeur refuge, la pierre est considérée comme un investissement des plus financièrement efficace par 22% des sondés. Et ce, quelle que soit la nature du bien (investissement locatif ou résidence principale/secondaire).

Pour revenir au profil de risque des investisseurs français, l’étude a également relevé :

  • 32% d’individus à profil équilibré ;
  • 6% à profil dynamique ;
  • 2% tout au plus avec un profil offensif.

Pour les deux derniers points, la faible appétence des ménages pour le financement d’entreprises, donc de l’économie réelle (3% seulement des enquêtés) en est une preuve irréfutable. Alors qu’il faut savoir que les placements sont susceptibles d’être mieux rémunérés s’ils comportaient plus de risques.

Mais selon les constats de nos enquêteurs, bon nombre de sondés ont une connaissance suffisante des paramètres-clés leur permettant de consolider leur épargne. Et le plus frappant, c’est que les épargnants en connaissent moins sur leur choix de placement à mesure que le volume de leur investissement s’amoindrit. D’après Marc Fiorentino :

« Les Français manquent encore de connaissances et d’éléments afin d’appréhender les enjeux de leur épargne, surtout sur le long terme. En effet, quelle que soit la tranche de revenus ou de patrimoine, la marge de progression et d’optimisation est élevée ».

Marc Fiorentino

 

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