La notoriété d’un support n’implique pas forcément une bonne performance en assurance-vie

Notoriété support pas liée à bonne performance

Avec un encours de plus de 1 700 milliards d’euros, il est on ne peut plus clair que l’assurance-vie est de loin le placement le plus plébiscité en France. À noter d’ailleurs que parmi les plusieurs centaines de fonds existant sur le marché, certains sont beaucoup plus sollicités que d’autres. Force est toutefois de constater que dans ce milieu, la notoriété ne rime pas indubitablement avec performance.

Eurose, Centifolia et plusieurs autres fonds se sont imposés dans le secteur assurance-vie où la grande majorité des acteurs se sont engagés dans un genre de caméléonisme. En effet, plus de 200 contrats proposent une cinquantaine de supports semblables, selon les données communiquées par Quantalys, en raison de leur notoriété et de leur historique performant.

Toujours est-il que ce dernier critère n’est plus forcément d’actualité. Les analystes ont même évoqué le fait que ces fonds à forte notoriété sont au final moins brillants, en termes de rentabilité, par rapport aux enveloppes émergentes qui sont pourtant moins commercialisées à défaut de marge bénéficiaire conséquente en faveur des assureurs.

De frais élevés, mais des atouts limités

L’intégration de nouveaux supports fait toujours l’objet d’une stricte sélection chez les compagnies d’assurance-vie. Le fait est que ces fonds doivent primordialement répondre à des conditions en faveur de ces dernières, telles que la capacité de ceux-ci à générer des bénéfices. Pour ce faire, les assureurs misent alors sur les rétrocommissions octroyées par les gestionnaires intermédiaires.

Les performances antérieures des enveloppes financières sont également prises en compte par les établissements, tout comme le volume de leurs encours. Tant et si bien que les fonds qui répondent le plus à ces critères sont ceux qui sont maintenant fermés à la souscription après avoir été auparavant les stars du marché.

Seulement, il est à préciser que ces anciennes formules, laissées pour compte par les assureurs, sont exposées à des restrictions, notamment en matière de rénovations techniques, de rendement, de souplesse, de modes de gestion et de diversité. Cette dernière se caractérisant par le nombre d’unités de compte disponibles.

D’un autre côté, de nombreux coûts les accompagnent (frais d’entrée, de sortie, de gestion, d’arbitrage…) afin de leur permettre de mieux rémunérer leurs distributeurs, et ce, au détriment des contractants. Pas étonnant alors que les 21 supports intégrant le plus grand nombre de contrats vie ne sont pas classés parmi les mieux notés.

Les fonds moins connus semblent être plus rémunérateurs

Il existe actuellement des fonds émergents qui répondent aux attentes des assurés et, qui plus est, sont axés aux évolutions économiques ainsi qu’aux variations des marchés financiers. Une poignée seulement d’assureurs les mettent aujourd’hui à la disposition des assurés. Ce qui les rend moins faciles à trouver sur le marché quoique recourir à un comparatif assurance vie puisse quand même aider

Ces contrats peu répandus se démarquent par la performance des unités de compte qui y sont proposées. L’on peut aussi les reconnaître à travers les frais allégés facturés aux enveloppes. C’est bien le cas des fonds indiciels ou Trackers, plus connus pour leur gestion passive.

Ces derniers temps, des fonds à consonance britannique deviennent de plus en plus recherchés pour leur rendement élevé. Entre autres, le Comgest Growth Europe Opportunities qui figure dans 25% environ des contrats disséqués par Quantalys (50 parmi les 200 faisant l’objet d’une évaluation) alors que 15 d’entre eux ont été classés parmi les 31 favoris.

D’autres fonds se trouvent aussi sur la liste, à savoir :

  • Le Comgest Growth Japan, intégré dans 117 contrats ;
  • L’Edgewood L Select US Growth présent dans 32 contrats ;
  • L’Invesco Pan European High Income proposé par 51 contrats.

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