jeudi06juin
Adoption bonne stratégie meilleur moyen dynamiser

La loi Pacte, tout récemment votée, promet de mettre le pilier de l’épargne française qu’est l’assurance-vie sous un meilleur jour. En effet, les mesures sur la transférabilité des contrats et l’obligation de transparence au niveau des performances permettront aux assurés de dynamiser leur placement. Une initiative qui exige toutefois de bonnes stratégies.

En remplissant leur bas de laine, la majorité des Français veulent en priorité préserver leur argent, quoique le faire fructifier ne soit pas de refus. L’assurance-vie permet de combiner les deux grâce aux réglementations, notamment fiscales, qui le régissent.

Sauf que le choix des supports d’investissement requiert d’être au fait de certains paramètres étant donné l’heure est actuellement aux taux bas pour les fonds en euros alors que les unités de compte en actions sont exposées à l’instabilité de la Bourse.

Une situation à laquelle le Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE) prévoit de remédier à travers la transparence des résultats des contrats et leur transférabilité interne. La première mesure offre aux épargnants une meilleure liberté de sélection tandis que la seconde leur permet de basculer leurs fonds vers une enveloppe plus bénéfique.

La loi Pacte du côté des investisseurs

Les fonds euros n’ont jamais été aussi moins performants qu’actuellement. En effet, ses rémunérations, tributaires des taux directeurs, n’ont eu de cesse de s’effriter au fil des années pour se retrouver à 1,6% en moyenne l’année dernière si le taux moyen servi ne descendait pas en deçà de 2% avant 2016 (à titre d’exemple 2,76% en 2013).

Les adhérents des bancassurances étaient principalement victimes de cette baisse de rendement étant donné que la majorité de leurs contrats sont fermés à la souscription et sont alors lésés par rapport à ceux encore commercialisés.

Une situation que la loi Pacte promet d’apporter une solution grâce à une mesure permettant désormais de transférer les fonds d’un « vieux » contrat vers un autre plus rentable et moins facturé, sans pour autant sacrifier son antériorité fiscale.

Et si auparavant, la recherche d’une enveloppe adaptée à ses attentes, à son profil de risque ainsi qu’à ses horizons d’investissement est un travail chronophage pour l’assuré, ce n’est plus le cas avec le nouveau dispositif. Ce dernier rendant la transparence des résultats de tous les contrats existants sur le marché obligatoire. Leurs historiques devront de ce fait être publiés sur le site de chaque assureur vie.

De meilleures stratégies pour de meilleures performances

Le transfert d’un contrat à un autre doit de préférence s’accompagner d’un investissement d’une partie des fonds dans une gamme plus complète en UC. Sauf que les marchés financiers manquent de stabilité. Les actions ont, par exemple, essuyé de nettes pertes en fin 2018 avant d’afficher un certain équilibre en début d’année, mais la menace de retour à la volatilité reste quand même présente.

À titre d’indication, celles de la France ont enregistré une tendance en dents de scie ces derniers temps : un rendement négatif de 20% en 2018 alors que celui-ci était positif de 25,42% il y a cinq ans de cela et a régressé à 4,09% l’année suivante avant de remonter à 20,79% en 2015.

Le système d’allocation pourrait être, de ce fait, une stratégie efficace pour les épargnants moins enclins à la prise de risques, quoiqu’elle demande une extrême prudence. Au responsable de l’équipe des consultants du gestionnaire de patrimoine Herez, Laurent Porquier, d’expliquer son fonctionnement :

Pour les profils d’épargnants ayant une aversion au risque, il vaut mieux adopter malgré tout une répartition binaire de ses avoirs avec 90 % à 85 % des sommes investies dans une poche sécuritaire qui est le fonds en euros. La part restante de 10 à 15 % est placée dans des fonds actions. Car en dépit de leur volatilité, on sait qu'ils délivrent de belles performances sur une longue durée.

Laurent Porquier

L’introduction d’un ratio de 20 à 30% de SCPI pourrait dynamiser davantage le contrat puisque ces actifs dédiés à l’immobilier d’entreprise génèrent en moyenne entre 3,5 et 5%.

Miser sur des titres non cotés est également une stratégie gagnante à long terme, comme le révèle Laurent Porquier :

Cette alternative permet d’éviter d’avoir des sueurs froides liées à la volatilité élevée des marchés financiers. En revanche, le titulaire du contrat doit être conscient que la détention de ces titres doit être longue, au moins 6 à 8 ans, avec une liquidité étroite.

Laurent Porquier

Dans ce cas, opter pour des UC investissant dans un capital investissement, c’est-à-dire contribuer à la constitution de fonds propres d’une PME ou d’une ETM française, est préconisé. En effet, cette initiative rapporte jusqu’à 9% de profits sur un horizon de placement de 7 à 9 années.

Archives

Etre rappelé
par un conseiller
Nous envoyer
un message
Parlons Placement
Nos solutions
M VIE Notre gamme
d’assurance vie
Plus d'infos
M SCPI Nos SCPI en direct
Plus d'infos
M investissement Nos fonds structurés
Plus d'infos