mardi05mai
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Le contexte des taux bas dans lequel évoluent les contrats vie en euros ces derniers temps fait que bon nombre d’épargnants français, pourtant friands de sécurité en général, se sont tournés vers les unités de compte, plus à risque, mais mieux récompensées. Pour autant, l’heure est de nouveau à l’appréhension avec le net effondrement des marchés financiers.

Ces dernières semaines n’ont pas été faciles pour la population mondiale. Les Français, notamment, vivent dans la pression et l’inquiétude, conséquences de l’épidémie du Coronavirus qui fait de plus en plus de victimes malgré les mesures pour les moins drastiques que l’État a dû appliquer.

Et pour couronner le tout, les marchés boursiers font aussi des siennes. Logique compte tenu de la situation, sauf que les épargnants ne peuvent s’empêcher de s’inquiéter du sort de leur investissement. Principalement, ceux qui ont misé sur des unités de compte pour combler le manque laissé par leur rendement assurance vie en euros en baisse tendancielle.

Un revirement vers les fonds sécurisés est, de ce fait, attendu. Une situation qui est pourtant loin d’être favorable pour les assureurs, dont les charges vont s’alourdir, à moins que le HCSF s’active pour protéger leurs intérêts.

Diversifier l’épargne pour disposer d’un rendement plus intéressant

Il n’est plus à redire que les Français sont prudents de nature en ce qui concerne leur épargne. Cela se reflète sur leur penchant pour les placements à fonds disponible et à capital garanti. Entre autres, les contrats en euros qui représentent 80% de l’encours de l’assurance-vie tandis que celui des unités de compte s’élève à seulement 20%.

Cette sécurité vient du fait qu’en moyenne 80% de ces fonds sont composés d’obligations. Cette répartition contribue cependant à amenuiser leur rendement étant donné la baisse continuelle des taux de marchés. À titre d’indication, les emprunts d'État français à 10 ans se retrouvaient même en territoire négatif il y a quelques semaines alors que leur taux s’élevait à plus de 4% en 2004.

Certes, les assureurs peuvent éviter une possible chute vertigineuse des rémunérations en ayant recours à la PPE (provision pour participation aux excédents) ou PPB (provision pour participation aux bénéfices).Ces réserves qu’ils ont engrangées via leurs revenus annuels, et qui devraient revenir aux assurés au bout de 8 ans au maximum. Pour autant, l’érosion des rendements demeure tangible pour s’établir à 1,40% brut en 2019.

De quoi inciter les investisseurs à diversifier leur épargne vers les UC qui, en dépit des risques de perte en capital, donnent de l’espoir quant à une rémunération beaucoup plus intéressante. Sans oublier qu’il existe tout un large choix de supports disponibles. Ce qui explique l’augmentation de la collecte en décembre dernier, à 41% de la totale.

Un revirement vers les fonds en euros

Le contexte actuel pourrait changer la donne à ce regain d’appétence pour les placements plus dynamiques. En effet, l’on a constaté, ces dernières semaines, une dégringolade des marchés financiers. Le CAC 40, par exemple, indice phare de la Bourse de Paris, a reculé de 30% depuis le début de l’année.

Une situation qui inquiète plus d’un au point de perdre une certaine rationalité. La logique des choses consisterait à investir en cas de baisse des marchés et de vendre en période de recrudescence. De fait, un choc financier a, depuis toujours, poussé les épargnants à se retourner vers les actifs sécurisés, du moins pendant quelque temps. Entendant par cela, les supports en euros.

D’autant plus que le taux de l’OAT 10 ans a commencé à remonter la pente, en atteignant dernièrement 0,19%. Les assureurs seront alors contraints d’investir ces fonds dans des obligations à rendement pour le moins affaibli qui, de fil en aiguille, ne fera qu’affecter davantage le taux d’intérêt des contrats en euros tout en anéantissant sa solvabilité.

Heureusement, il existe des dispositifs protégeant ces compagnies, principalement la loi Sapin 2 donnant feu vert au HCSF pour la restriction de l’investissement en Fonds euros, pour la suspension des retraits ainsi que pour la délimitation de la distribution de dividendes, dans les cas extrêmes.

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