jeudi17septembre
Une calculatrice et quelques pièces et billets en euros.

Désormais, l’argent investi sur les fonds en euros n’est plus nécessairement protégé, selon les observateurs. En effet, les assureurs-vie ont été poussés par les taux d’intérêt faibles à détourner les épargnants de ce produit. Ils ont donc décidé d’imposer des quotas d’UC aux épargnants. Pour plus d’efficacité, certains ont même remis en question la garantie totale du capital.

Les épargnants français ont fait preuve d’une grande fidélité au fonds en euros malgré la baisse incessante du rendement assurance vie. Cet engouement s’explique surtout par le capital garanti à 100 % par ce type de placement. Cependant, les assureurs ont désormais des difficultés à maintenir cette particularité, dans un environnement compromis par les taux bas.

De ce fait, les acteurs du secteur ont pris des dispositions pour réduire la collecte du fonds en euros. Cette démarche est également supposée promouvoir d’autres supports comme les unités de compte (UC). En parallèle, les assureurs promeuvent des formules alternatives capitalisant sur le succès historique du fonds en euros classique.

Des alternatives au fonds totalement garanti

Depuis peu, certains assureurs ont décidé de garantir uniquement le capital du souscripteur après déduction des frais de gestion. Ainsi, l’argent investi en fonds en euros n’est plus garanti à 100 % dès que le taux de ces frais dépasse le rendement brut du produit. Les gestionnaires facturent leurs services entre 0,6 et 1 % en moyenne.

D’autres assureurs-vie proposent des fonds en euros avec un capital garanti, mais seulement en partie. Cette formule a notamment été adoptée par Apicil sur son produit Euroflex. La garantie est fixée à 96 %. Le distributeur promet une meilleure rémunération potentielle par rapport aux contrats classiques sur ce segment.

L’enseigne de Crédit Agricole Assurances, Spirica, a également abandonné ses fonds en euros dynamiques au profit d’une toute nouvelle formule. Il s’agit d’un fonds en euros avec un capital garanti à hauteur de 97,7 à 98 %.

Enfin, les fonds euro-croissance ont été présentés comme une alternative aux contrats classiques depuis leur création. Toutefois, même le soutien du gouvernement n’a pas contribué au succès escompté. Le grand public se montre relativement indifférent par rapport à ce support. Ce dernier garantit le capital seulement sur une échéance convenue au préalable, le plus souvent 8 ou 10 ans.

Un produit en voie de disparition

En 2010, les fonds en euros affichaient un rendement moyen de 3,40 %. Le taux est passé à environ 1,30 % l’an dernier. Certains assureurs ont même servi des rémunérations à 1 % en 2019. Cette situation a d’ailleurs provoqué un véritable tollé.

Dans un contexte de taux faibles, les épargnants sont désormais habitués aux restrictions concernant les placements en assurance-vie. En effet, la plupart des assureurs exigent actuellement un quota minimum à investir sur les unités de compte. Ce type de produit est reconnu comme potentiellement plus rémunérateur, mais sans garantie de capital.

Malgré ces contraintes, les particuliers continuent à plébisciter le fonds en euros classiques. Ainsi, les sommes investies sur ce support représentent encore 1 400 milliards d’euros de la totalité de l’encours de l’assurance-vie qui s’élève à 1 700 milliards. À titre de comparaison, 440 milliards d’euros ont été placés sur les livrets réglementés.

En d’autres termes, les mesures prises par les assureurs-vie ne semblent pas ébranler l’attachement des épargnants au fonds en euros classique. De ce fait, les acteurs du secteur sont de plus en plus nombreux à abandonner la particularité historique de ce produit financier, à savoir la garantie de capital à 100 %.

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