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mardi01janvier
Malgré un environnement financier morose alimenté par de nombreuses incertitudes, les résultats 2018 de l'assurance-vie sont encourageants. Certains signes apparus lors de cette année 2018 pour-raient anticiper des tendances plus durables en matière de gestion de contrats. Ce qui est par contre certain, c'est que l'assurance-vie demeure un placement privilégié pour les épargnants, et ce malgré un marché qui affiche de très fortes disparités.

L'assurance-vie 2018 en chiffres

En 2018, la collecte nette en assurance-vie se chiffre à 22,4 milliards d'euros, soit + 8,3 milliards qu'en 2017. Important soutien au financement des entreprises, l'investissement en actions représente 11 milliards d'euros.

À noter que seul le mois de décembre se révèle négatif avec une baisse de 600 millions d'euros par rapport au même mois de l'année précédente.

Malgré une croissance du PIB en baisse, 1,5 % contre 2,3 % en 2017, les ménages ont maintenu leurs investissements, ce qui bénéficie à l'assurance-vie. La collecte brute de souscriptions d'unités de compte s'est ainsi élevée à 39,5 milliards d'euros, le meilleur score après celles enregistrées lors des années 2010 et 2006.

En matière de cotisations 2018, les assureurs ont collecté 140,1 milliards d'euros contre 134,6 mil-liards en 2017.

Le montant des prestations recule pour sa part à 117,7 milliards contre 126,3 mil-liards en 2017.

L'encours des contrats d'assurance-vie s'élève à 1 700 milliards, en hausse de 1 % sur 1 an. (Chiffres FFA)

Les fonds en euros s'en sortent mieux que prévu

Conséquence mécanique de la politique d'assouplissement monétaire (quantitative easing) menée par la BCE depuis 2015, les taux de crédit sont historiquement bas. Revers de la médaille, la rémunération des fonds euros enregistre une baisse depuis plusieurs années.

On pouvait donc s'attendre à ce que les fonds en euros, composante sans risque de l'assurance-vie, subissent un nouvel effritement.

Surprise bienvenue pour les épargnants, les fonds en euros de l'assurance-vie affichent un niveau de rémunération quasiment identique à celui de 2017 et même supérieur pour certains placements.

L'Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) fait ainsi état d'une rémunération moyenne de 1,83 %. Pour de nombreux analystes financiers, ce maintien vise principalement à com-penser les baisses de taux jugées trop appuyées lors de ces dernières années.
Ce sont principalement les grandes banques et les assureurs qui ont revu à la hausse leurs rémunérations des fonds en euros. La moyenne s'établit à 1,71 % pour les banques et 2 % pour les assureurs traditionnels. Pour les bancassureurs, la hausse s'échelonne entre 1,67 et 1,71 %.

Pour l'ACPR, cette " bonne volonté " des banques est pour une bonne partie la conséquence de la place grandissante des bancassureurs dans l'assurance-vie. Ceux-ci concentrent en effet plus de 61 % de l'épargne investie en assurance-vie.
Toujours d'après l'ACPR, la rémunération supérieure des fonds en euros par les banques et une con-séquence du niveau élevé des frais de gestion qu'elles pratiquent, les plus élevés du marché. Afin d'atténuer l'effet négatif de ces frais de gestion, les banques mettent en avant une rémunération présentée comme attractive des fonds en euros.

Les prévisions 2019 publiées par le cabinet Facts & Figures parient toutefois sur une baisse de rémunération des fonds en euros comprise entre 0,30 et 0,40 point.

La gestion pilotée rattrapée par celle passive

Avec pour objectif de rentabiliser au mieux leurs contrats d'assurance-vie, les banques et les assureurs traditionnels incitent de plus en plus leurs clients à investir dans les unités de compte (UC). Plus risqués, mais aussi plus rentables que les fonds en euros, les supports en unités de compte de-mandent en contrepartie un pilotage efficace.

Pour assurer ce pilotage, les banques et les assureurs proposent à leurs clients une gestion sous mandat de leur assurance-vie. Si cette délégation est rassurante pour les clients, les frais perçus dans le cadre de ces arbitrages ont pour conséquence d'altérer la rentabilité des contrats d'assurance-vie multisupport.

Lors d'une analyse 2019 publiée par Facts & Figures, les gestions pilotées sous un profil " prudent " ou " modéré " affichent un rendement décevant. Sur une période de 5 ans (2014-2018), ce rende-ment annuel est de respectivement 1,59 et 1,96 %. Ces taux sont très loin de ceux d'un investisse-ment en SCPI (4,67 %) ou d'une gestion sur les actions françaises (4,67 %).

Rien de surprenant dès lors qu'en 2018, les fintechs proposant des offres de gestion dite " passive " ont pris le dessus sur la gestion " active ".
S'ajoutent les épargnants de plus en plus nombreux qui optent pour une gestion libre de leurs contrats d'assurance-vie. L'assistance nécessaire est alors alimentée par les informations publiées sur le web et leur expérience d'autodidacte. Ces épargnants peuvent dès lors profiter de frais peu élevés, ce qui augmente d'autant la rentabilité de leurs placements.

2018, application de la flat tax sur l'assurance-vie

Depuis le 1er janvier 2018, les revenus sur certains produits d'épargne, dont l'assurance-vie, sont soumis à la " flat tax ". Ce taux de 30 % est composé de deux parties :

12,8 % en tant que taux forfaitaire d'impôt sur le revenu
17,2 % au titre des prélèvements sociaux

Ce prélèvement forfaitaire unique (FPU) ne s'applique toutefois que sur les plus-values générées par les versements effectués après le 27 septembre 2017.
La plus-value générée par les versements effectués avant le 27 septembre 2017 reste soumise au régime précédent du prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).

Avantages et inconvénients de la flat tax

Un avantage de ce nouveau dispositif est l'allégement de la fiscalité pour les rachats intervenant avant 8 ans.

Précédemment de 15 ou 35 %, le taux unique de 12,8 % est dorénavant applicable.

Les " gros contribuables " trouvent également un avantage dans la flat tax. La valeur de rachat des contrats n'est en effet plus soumise à l'ISF, remplacé par l'IFI, pour ce qui concerne la part investie en fonds en euros.

Par contre, la partie investie en SCPI et autres supports immobiliers entrent dans l'assiette du nouvel impôt sur la fortune immobilière (IFI). Un autre inconvénient majeur associé à l'application de la flat tax est la hausse de 1,7 % de la CSG.

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