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lundi01janvier

Quels ont été les rendements de l'assurance-vie en 2017 ?

Comme chaque début d'année, les épargnants attendent ces publications avec une certaine impatience. Après la baisse des rémunérations enregistrée en 2015 et 2016, les performances 2017 des obligations d'État, dont le célèbre OAT à 10 ans, ne laissent guère envisager un retournement de situation en ce qui concerne les fonds en euros. Plus que les 1,5 % moyens de rendement, ce qui marque cette année 2017 est surtout les disparités de rendement des contrats d'assurance-vie avec des taux nets allant de 1,15 à près de 3 %.

Sommaire :

  • Pourquoi les fonds euros sont-ils à la baisse ?
  • D'importantes disparités sur les rendements des fonds en euros
  • Les épargnants incités à investir sur les Unités de compte
  • Assurance-vie et nouvelle fiscalité en 2018

Pourquoi les fonds euros sont-ils à la baisse ?

De plus de 16 % au début des années 80, le taux de l'OAT (obligation assimilable du trésor) à 10 ans est passé à moins de 2 % en 2012. Cette baisse n'a rien d'une spécificité française, mais un phénomène mondial. Les fonds en euros étant gourmands des OAT, il est dès lors logique que le rendement soit en baisse.
À cet aspect s'ajoutent les conseils associés de la FFA (fédération française des assurances) et de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) formulés communément il y a quelques années. Ces orientations visaient à inciter les assureurs à une certaine modération des rendements en ce qui concerne les fonds euros. Pour l'année 2017, la baisse semble plus contenue puisque se limite à - 0,3 % pour l'année 2017.

D'importantes disparités sur les rendements des fonds en euros

La rémunération nette des assurances-vie en fonds euros est très loin d'être homogène avec d'importantes disparités. Ces placements subissent logiquement d'importantes variations en fonction de la gestion plus ou moins performante des assureurs, mais aussi par rapport à la famille à laquelle ils appartiennent.

Banques traditionnelles :

Comme souvent, ce sont les banques traditionnelles qui servent les taux les plus bas. C'est ainsi que le contrat Horizéo de la Banque populaire affiche un taux compris entre 1,15 et 1,50 %.
La Banque Postale ne fait guère mieux avec 1,20 %, ce comme le fonds Prédica du Crédit Agricole. Troisième acteur de l'assurance-vie en France, BNP Paribas avec des contrats qui suivant les contrats affichent entre 1,79 et 2,10 %.

Assureurs :

Du côté des assureurs, la plupart d'entre eux se situent dans la moyenne haute. La France Mutualiste sert ainsi une moyenne de 2 018 % sur ces 4 livrets. AXA pour sa part rémunère ses contrats entre 1,90 et 2,25 %.
Pour ce qui est de CNP Assurances, les rémunérations fluctuent très modérément avec des taux entre 1,70 et 1,85 %.

Banques en ligne :

En ce qui concerne les banques en ligne, les disparités sont assez marquées. BforBank sert ainsi en 2017 un taux de 3 % alors qu'ING Direct n'offre que 1,77 % pour son fonds Eurossima. MonaBanq fait encore moins bien avec seulement 1,50 %. Tous ces contrats sont nettement distancés par les contrats en gestion pilotée de Boursorama avec un rendement exceptionnel de 4,80 %.

Les épargnants incités à investir sur les Unités de compte

Nombreux sont les nouveaux épargnants dans l'assurance-vie qui se retrouvent dans l'impossibilité d'investir à 100 % en fonds euros à capital garanti.

Cette contrainte reflète la volonté des assureurs qui veulent ainsi limiter une trop forte baisse de leurs propres rendements. Un épargnant qui investit en fonds euros oblige en effet l'assureur à acheter des obligations dont les taux d'intérêt sont très bas.

Les assureurs imposent donc une partie de placement en unités de compte, plus risqué pour les épargnants, mais généralement plus rémunérateur pour les assureurs. L'objectif des assureurs est principalement de protéger les souscripteurs existants, les rendements supérieurs des nouveaux contrats soutenant dès lors ceux plus anciens exclusivement libellés en fonds euros.

C'est ainsi que le contrat Spirica impose un minimum de 25 % d'unités de compte et de 30 % pour le contrat Apicil. Il faut toutefois noter que certains assureurs offrent encore la possibilité de souscrire un contrat 100 % en fonds euros, par exemple Patrimea Premium d'Oradéa Vie.

Assurance-vie et nouvelle fiscalité en 2018

Année d'élection présidentielle, 2017 apporte son lot de nouveautés législatives et autres. L'assurance-vie est directement concernée avec une nouvelle fiscalité inscrite dans la loi de finances et qui entre en application dès le 1er janvier 2018.

Cette nouvelle fiscalité se compose de deux nouveautés :

La première est globalement positive et concerne le mode de taxation d'un rachat partiel ou total d'un contrat d'assurance-vie. Le prélèvement forfaitaire unique (PFU) de 12,8 % remplace le prélèvement forfaitaire libératoire (PFL).

La seconde est par contre moins " souriante " avec une hausse du taux global des prélèvements sociaux (CSG + CRDS) qui passe de 15,5 à 17,2 %.

Résumé de la nouvelle fiscalité

La nouvelle taxation est différente suivant que les versements sont intervenus avant ou après le 27 septembre 2017.

Les rachats effectués après le 27 septembre sur les contrats de moins de 8 ans sont taxés à hauteur de 30 % par le prélèvement forfaitaire unique (flat tax). Ces 30 % se composent de 12,80 % d'impôt et de 17,2 % de prélèvements sociaux.

Les rachats sur les contrats de plus de 8 ans sont taxés à hauteur de 7,5 % + 17,2 % de prélèvements sociaux dans la limite de 150 000 € (300 000 € pour un couple marié ou pacsé soumis à imposition commune). La partie supérieure à ce plafond est taxée à 30 % (12,80 % + 17,20 %).
Pour les contrats de plus de 8 ans, l'assuré bénéficie d'un abattement préalable de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple. L'assuré peut choisir entre le PFU et le barème progressif d'imposition.

En ce qui concerne la taxation des rachats pour les versements avant le 27 septembre 2017, c'est l'ancien dispositif qui s'applique. L'assuré peut donc choisir entre le prélèvement forfaitaire libératoire et l'imposition calculée sur le barème progressif de l'impôt.

Pour ce qui est de la sortie d'un contrat d'assurance-vie sous forme de rente, la taxation est variable suivant l'âge de l'assuré :

 Jusqu'à 49 ans 70 %
De 50 à 59 ans  50 %
De 60 à 69 ans  40 %
À partir de 70 ans  30 %


Les prélèvements sociaux se rajoutent au taux de taxation.

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