samedi01février
Dans un climat social tendu comme celui qui règne depuis le début de 2019, l'épargne prend une place de choix en étant rassurante pour le moyen et le long terme. Encore faut-il sélectionner les bons produits, ce qui n'est pas toujours aisé. Associer performances maximales et risques limités est bien sûr le rêve de tout épargnant. L'assurance-vie n'est sans doute pas cette " poule aux oeufs d'or ", mais offre toutefois de réels avantages.
 

L'assurance-vie en 2019

Baisse de la rémunération des OAT conjuguée à la politique d'assouplissement monétaire menée par la BCE depuis 2015, les taux d'intérêt des fonds euros sont marqués par une constante érosion. Cette tendance à la baisse se reflète mécaniquement sur les rendements moyens des contrats d'assurance-vie :

2013 2014 2015 2016 2017 2018
 2,8 %  2,3 %  2,3 %  1,9 %  1,8 %  1,8 %

Source : Fédération Française de l’Assurance

Si les raisons précédentes ont une influence directe sur le rendement des contrats d'assurance-vie, il faut également rappeler qu'un placement sur les fonds euros et garanti par l'assureur, ce qui induit un rendement moindre.
C'est pour cette raison que de plus en plus d'épargnants se tournent vers les contrats multisupports qui mixent fonds en euros et unités de compte. Le premier support apporte la sécurité alors que le second permet de bénéficier de certaines opportunités des marchés financiers, sous réserve que les arbitrages se révèlent efficaces et pas trop coûteux.

La bonne santé de l'assurance-vie en 2019

S'il est encore trop tôt pour connaître le rendement des contrats d'assurance-vie 2019, les chiffres publiés par la FFA démontrent que l'assurance-vie reste un placement profondément ancré pour de nombreux Français.
C'est ainsi que le montant des cotisations collectées lors des six premiers mois s'élève à 74 milliards d'euros, une hausse de 2 milliards par rapport à la même période de 2018. Parallèlement les prestations liées au rachat se maintiennent en 1,8 milliard d'euros.
Ces six premiers mois de l'année 2019 mettent également en lumière le dynamisme des placements sur les unités de compte, et donc des contrats multisupports. Ce sont en effet 15,1 milliards d'euros qui ont été collectés pour des placements en unités de compte contre 12 milliards sur les six premiers mois de 2018.
En ce qui concerne l'encourt global de l'assurance-vie, il s'élève à 1 750 milliards d'euros, en hausse de 3 % sur un an.
Quel premier enseignement tirer de cette collecte nette en hausse et de la stagnation des retraits ? D'une part que de nombreux Français sont inquiets pour leur propre avenir et celui de leur famille. En limitant les retraits, ils consolident leur épargne et préservent ainsi leur patrimoine.
D'autre part, les nouveaux souscripteurs trouvent dans l'assurance-vie une manière efficace de faire face aux risques liés au climat social actuel. Par rapport à la faiblesse de la rémunération de la plupart des livrets, l'assurance-vie représente en effet un moyen aisément accessible d'épargner. Pas de plafonnement, des versements modulables à volonté et le capital garanti par les fonds euros constituent ainsi un placement de choix pour le long terme.
La recherche de rendements optimaux n'est pas pour autant négligée, comme le démontre la hausse des placements sur des unités de compte.

La nouvelle fiscalité favorable à l'assurance-vie

Une autre raison qui a pu attirer des épargnants supplémentaires est l'entrée en vigueur de la " flat tax " depuis le 1er janvier 2018. Cette " flat tax ", plus officiellement nommée prélèvement forfaitaire unique, apporte en effet quelques nouveautés intéressantes en ce qui concerne les versements intervenus depuis le 27 septembre 2017.
En ce qui concerne les versements opérés avant cette date, rien ne change pour l'épargnant en pouvant choisir entre le prélèvement libératoire forfaitaire et l'imposition suivant le barème progressif de l'IR.
Rappelons au passage que, quelle que soit la date de versement, la fiscalité sur l'assurance-vie ne s'applique que sur les plus-values retirées lors d'un rachat total ou partiel. La partie du capital associée aux retraits reste pour sa part totalement exonérée de taxes.

Le principe du prélèvement forfaitaire unique :

Tableau récapitulatif : 

 Taux de Prélèvement Forfaitaire Unique (PFU)  Encours < ou = 150 000 € (300 000 €/couple)   Encours > 150 000 € (300 €/couple) 
 Contrat de 8 ans et plus  7.50 % + 17.20 % (CSG + CRDS)
= 24.70 %

12.80 % + 17.20 % (CSG + CRDS)
30 %

Contrat de - de 8 ans  12.80 %  + 17.20 % (CSG + CRDS)
=  30 % (vs 35 % avant 2018)
 12.80 %  + 17.20 % (CSG + CRDS) = 30 % 

Pour les contrats de 8 ans et plus, le taux du prélèvement forfaitaire unique est de 7,50 % sur les encours inférieurs ou égaux à 150 000 € (300 000 € pour un couple).
La fraction supérieure à 150 000 € est pour sa part taxée au taux de 12,80 %.

En ce qui concerne les retraits sur les contrats détenus depuis moins de 8 ans, le taux du prélèvement forfaitaire unique est également de 12,80 %. Dans ce cas, le nouveau dispositif se révèle donc avantageux. Par le passé, le taux applicable était en effet de 35 % pour les contrats souscrits il y a moins de 4 ans et de 15 % pour ceux âgés de 4 à 8 ans.
Seul bémol, le passage à l'année 2018 s'est accompagné d'une hausse des prélèvements sociaux avec un taux global passant de 15,5 à 17,2 % (CSG + CRDS).

Comment optimiser son assurance-vie en 2019 ?

Une manière de stabiliser, et souvent d'augmenter, le rendement de son assurance-vie est d'en optimiser un maximum d'aspects. Un rendement brut attractif n'a en effet que peu d'intérêt s'il est sensiblement amputé par les frais de gestion. Le niveau de ces prélèvements complémentaires est particulièrement à surveiller pour les contrats composés pour tout ou partie d'unités de compte.
Au moment de la souscription de votre assurance-vie, il est donc essentiel de lire attentivement les clauses portant sur les divers frais :

Pourcentage prélevé sur les retraits
Coût des interventions d'arbitrage
Frais de délégation de gestion sous mandat
Frais de pilotage du contrat

Ces frais étant parfois élevés, rien de surprenant de constater que les fintechs proposant des offres de gestion dite " passive " ont pris le dessus sur la gestion " active ".

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