mardi19novembre

Né de de la scission entre l'activité automobile de Sommer Allibert, et l'activité de revêtements, Tarkett Sommer, Tarkett est le leader européen et numéro trois mondial de revêtements de sol.

    Le retour !

    Tarkett a décidé à son tour de profiter de l'engouement des investisseurs pour les récentes entrées en Bourse. Mais le spécialiste des revêtements de sols n'est pas un inconnu des marchés financiers. Enfin, pas avec ce nom... Le groupe actuel est issu de la branche de revêtements de sol de l'équipementier automobile Sommer-Allibert, lequel avait quitté la Bourse le 30 octobre 2001 après avoir été avalé par Faurecia à 57,50 euros par action. Pour le grand public, Sommer-Alibert n'était plus. Mais pour les professionnels, le groupe n'avait juste que troqué son nom, pour un, qui fleure bon la Scandinavie. Le nouveau Tarkett, dont la famille Deconinck est restée actionnaire, a vu son profil changé. Une douzaine d'acquisitions en cinq ans et cela vous transforme un groupe en un leader mondial des sols souples en PVC. Ses clients sont divers et variés : des hôpitaux, en passant par les bureaux, les commerces, les hôtels et les terrains de sports, les chaussures ont au moins une fois été en contact avec les sols de Tarkett. Le groupe fournit les pelouses synthétiques du Rugby Stadium de Cardiff, du Camp Nou à Barcelone, ou encore des parquets de basket-ball des équipes évoluant en Pro A.

    KKR

    Ce vent favorable qui souffle sur les marchés est l'occasion pour le fonds américain KKR de récupérer une partie de sa mise après avoir mis son premier euro dans la société en 2008. 25% du capital de Tarkett seront ainsi cédés sur le compartiment A...le même compartiment qui accueille depuis peu...Numéricable. Mais contrairement à ce dernier, Tarkett ne va pas se mettre en Bourse pour se désendetter. Pas besoin, le groupe dispose d'un confortable matelas financier qui l'autorise à verser 40% du résultat net en dividendes. En parlant de dividende, Tarkett va verser avant l'opération un dividende exceptionnel de 130 millions d'euros aux actionnaires déjà dans le tour de table. Un geste généreux qui va alourdir la une dette qui ressortirait à 450 millions d'euros fin 2013. L'opération entraine en outre une redistribution des cartes d'ordre capitalistique. La nature ayant horreur du vide, la famille Deconinck va racheter des actions sur le marché ou auprès de KKR de façon à rester majoritaire au capital de Tarkett. Elle détiendra, à l'issue de l'introduction en Bourse, 50,1% du capital. Le flottant sera d'environ 25% et KKR conservera entre 22 et 23%.

    Attractif et solide

    La société Tarkett grandit, grandit.... L'an dernier, son chiffre d'affaires a atteint 2,32 milliards d'euros (plus de 2,5 milliards en intégrant les ventes du spécialiste américain des moquettes Tandus, acquis en septembre dernier), pour un résultat opérationnel pro forma de 295 millions d'euros. En 2013, Tarkett attend une stabilité de son chiffre d'affaires pro forma et un résultat en progression entre 300 et 310 millions d'euros, soit une marge opérationnelle d'au moins 12 %. Sur le long terme, la dynamique devrait rester intacte. Le groupe a faim d'acquisitions et elles devraient généra l''équivalent d'environ 300 millions d'euros de chiffre d'affaires d'ici 2016. Les pays émergents seront visés par ces velléités de croissance externe. Une stratégie qui n'est pas fortuite, avec l'Europe, le Moyen Orient et l'Afrique représentent 30% des ventes, les pays de l'Europe de l'Est et autres, 35% tout comme l'Amérique du Nord. En plus de cette répartition géographique des plus équilibrés, l'autre force de Tarkett est sa capacité à innover. Ce qui autorise la direction a promettre pour la période 2012-2016 une croissance de l'activité supérieure à celle du PIB et une marge d'Ebitda supérieure aux 12% prévus au minimum pour 2013. Un objectif quelque peu ambitieux mais, pas si extravagant que cela... Tarkett est valorisé à un peu plus de 2 milliards d'euros au maximum, soit entre 7,7 et 9,9 fois l'Ebitda. Le dossier présente ainsi une décote de 20% à 40% par rapport à son concurrent américain Mohawk Industries.

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