mercredi07juin
Une tirelire ainsi qu'un graphique montrant une croissance

Près de 9,76 milliards d’euros ont été placés par les Français dans l’épargne solidaire en 2016. Si on se réfère à l’année 2015, cette catégorie d’épargne a évolué avec un taux de croissance à deux chiffres qui s’établit à 15,5%.

Certes, ce montant reste encore relativement faible mais on s’aperçoit dernièrement que cet «investissement responsable» connaît une progression très encourageante. Grâce à cette solution d’épargne, les projets solidaires ont pu recueillir 1,3 milliard d'euros supplémentaires en 2016.

On peut dire que les efforts effectués l’année dernière constituent une belle performance car durant les dix dernières années, le flux de financement solidaire n’a dépassé le seuil d’un milliard d’euros que quatre fois.

Rappelons que les encours de l'épargne solidaire se sont multipliés par huit en une décennie. En tout cas c’est une très bonne nouvelle car ces apports sont indispensables pour appuyer des projets à forte utilité sociale et environnementale en France.

Pour le moment, elle ne représente que 0,20 % du patrimoine financier des Français mais elle ne va pas tarder à atteindre le seuil de 1% à l'horizon 2025 si son rythme de croissance se stabilise.

Puisque le Président Emmanuel Macron accorde beaucoup d’importance au concept de solidarité, l’épargne solidaire retient l’attention du gouvernement.

En effet, outre la création d’assurance vie solidaire appuyée par l’association Finansol, la transformation du livret de développement durable (LDD) en livret de développement durable et solidaire (LDDS) va faire l’objet d’une discussion au sein d’une plateforme de concertation.

Cette mesure fait partie des dispositions de la loi Sapin II dont le décret d'application n'a pas encore été publié, mais elle représente une réelle opportunité en termes de taux de livret d’épargne.

Renforcer la cohésion sociale

L’épargne solidaire permet à tout un chacun de contribuer à une bonne cause, que ce soit dans le domaine social ou environnemental. En plus, la rentabilité du placement est très incitative.

Voyons de plus près la première possibilité : si on prend comme référence un support d’épargne tel que le Livret A, l’épargnant peut placer son capital, percevoir une rémunération un peu moins élevée que celle du Livret A (0,65 % contre 0,75 % pour le Livret A), mais il aura l’occasion d’investir dans des projets solidaires.

En ce qui concerne la seconde possibilité de placement, elle consiste à investir dans des projets plus classiques et recevoir une rémunération qui peut varier entre 1 et 1,75 %.

Dans ce dernier cas, avec l’accord de l’épargnant, la banque effectue un prélèvement d’une partie des sommes perçues à titre d’intérêts (dans la plupart des cas, ce prélèvement varie entre 20 %, 30 %, 40 % ou 50 %). Une fois le prélèvement fait, elle verse la somme totale à une association ou une fondation qui contribue dans la réalisation d’un projet social ou environnemental spécifique.

Par exemple, on a pu remarquer que la Banque Postale suggère à ses clients de reverser ces sommes aux Restaurants du Cœur, à l'Adie, à la Croix-Rouge française, à l’Emmaüs France ou à l’Armée du Salut.

Pour sa part, le Crédit Coopératif a fait le choix d’appuyer plus de 24 organismes œuvrant dans différents domaines notamment les Médecins du Monde, le Handicap International, la Solidarité Nouvelle Pour le Logement (SNL), l’Action contre la Faim et la Fondation Énergies pour le Monde.

On peut en tirer beaucoup d’avantages

En règle générale, les établissements qui proposent une rémunération attrayante mettent en place des plafonds de versement quelconques. En même temps, ils diminuent leurs taux d’intérêt une fois ces plafonds atteints. Par exemple, une compagnie d’assurance offre un taux de 1 % dès 10 000 euros au lieu de 1,25 % en-dessous de cette somme.

Néanmoins, la réduction d’impôt qu’un client bénéficie en épargne solidaire est la même que celle obtenue sur un don classique. La législation fiscale prévoit une réduction d’impôt sur le revenu qui peut atteindre 66 % des sommes versées (75 % s’il s’agit d’une épargne réglementée).

Des avantages fiscaux encore plus intéressants attendent les détenteurs de contrats d’assurance-vie solidaires. En effet, la loi prévoit une exonération d’impôt sur les plus-values après huit ans de souscription, mais aussi une exemption de droits de succession et un retrait sur les gains mensuels d’une somme maximale de 4 600 euros exempte d’impôt.

Mais si le client décide de reverser une partie de ses gains dans l’épargne solidaire, il peut bénéficier d’une déduction fiscale de 75 % sur les sommes reversées.

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