2019 affiche une nette évolution du taux d’épargne des ménages français

Nette évolution taux épargne ménages français

Les Français semblent actuellement vivre dans un climat d’anxiété. L’affluence de l’épargne en témoigne. De fait, les placements financiers sont depuis janvier très plébiscités, à en croire les chiffres records enregistrés au cours des deux premiers mois de l’année. L’endettement de plus en plus croissant des ménages est aussi un levier d’augmentation du taux d’épargne.

Le taux d’épargne des ménages n’a de cesse de s’accroître en France, selon les données statistiques de l’Insee. L’épargne financière y est pour beaucoup étant donné qu’elle affiche un beau dynamisme depuis le début de l’année. Cette tendance est même constatée depuis le dernier trimestre de 2018, à en croire le volume important des fonds déposés, tant sur les livrets réglementés que sur l’assurance-vie.

Si les Français mettent de côté de plus en plus d’argent, ils profitent des taux planchers pour s’endetter davantage. Et il faut dire que le paiement des mensualités influe sur le taux d’épargne. Toujours est-il que cette hausse de l’encours de crédit suscite les inquiétudes des autorités financières.

L’épargne financière en plein essor

Le coup de pouce donné par le gouvernement en début de l’année a optimisé le pouvoir d’achat des Français. Ce qui les a permis d’épargner davantage. Et les données de l’Insee prouvent largement une augmentation du taux d’épargne dans le pays.

Certes, cet engouement a déjà commencé bien avant les mesures gouvernementales, à en croire le ratio de 15,2% enregistré sur la période octobre-décembre 2018 (il s’élevait à 14,3% entre juillet et septembre). Mais le dynamisme s’est encore renforcé aux mois de janvier et février.

L’épargne financière joue un rôle important dans cette évolution. Et il faut dire que son accélération a été, ces derniers temps, indéniable. Si l’on ne cite que l’assurance-vie et le livret d’épargne le plus courant du pays, dont les taux étaient passés de 3,4% à plus de 5% du revenu disponible brut entre le premier et le dernier trimestre de 2018.

Le climat d’incertitudes socio-économiques renforce les inquiétudes des Français qui se tournent davantage vers les produits de précaution, offrant plus de sécurité que de rentabilité. Le livret A connait ainsi un succès fulgurant en dépit de sa faible rémunération, à 0,75%, qui n’offre aucun espoir de rehaussement avant 2020.

Le mois de février a été propice pour ce placement qui a même atteint des résultats records, à savoir 1,93 milliard d’euros de fonds collectés pour un encours de 290 milliards environ. Et il n’est pas le seul à avoir réalisé des exploits. Le LDDS (Livret de développement durable et solidaire) est également dans la course en affichant une collecte de 580 millions d’euros sur la même période.

Une accélération flagrante de l’endettement

Si la politique des taux bas instaurée par la BCE (Banque centrale européenne) pénalise le rendement des produits d’épargne, comme c’est le cas du livret A, elle promeut en revanche les opérations de crédit. Ces derniers génèrent en effet moins de coûts, ce qui motive incontestablement les ménages à contracter de plus en plus de dettes.

Ainsi, la hausse de l’encours de prêt de 5,5%, tirée essentiellement par l’emprunt immobilier, n’est plus une surprise pour tout le monde. Une accélération que le Haut Conseil de la stabilité financière, en charge du contrôle du système, qualifie d’ahurissante.

L’entité enjoint même les enseignes bancaires à modérer cette branche d’activité. Une solution qui pourrait calmer les inquiétudes des autorités. À savoir pourtant que le remboursement du capital des crédits souscrits contribue aussi à l’augmentation du taux d’épargne.

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