L’assurance-vie en euros est d’une façon générale plus performante sur le long terme

Assurance vie euros performant

Investir dans des supports en euros ou dans des fonds plus diversifiés (actions, immobilier ou obligations) ? Telle est la question que la plupart des épargnants se posent au moment de souscrire leur contrat vie. Le fait est que chacun de ces placements détient ses propres atouts qu’on peut qualifier de persuasifs.

L’objectif d’un placement d’argent est principalement de le faire fructifier. Mais étant prudents de nature, les épargnants français mettent un point d’honneur à sécuriser de leur investissement. Ce qui les amène à se confronter à un dilemme difficile à dénouer lors du choix de leur produit d’épargne.

C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les souscripteurs d’assurance-vie hésitent toujours entre la liquidité et la garantie du capital offertes par le support en euros et la perspective d’une bonne performance sur le long terme des unités de compte (UC).

Une rétrospection de leur performance antérieure suivie d’une minutieuse comparaison sur le long terme pourrait sans conteste aider les indécis à se fixer.

Le succès revient aux contrats en euros

Les performances moyennes durant les des deux dernières décennies (du 1er janvier 1999 au 31 décembre 2018) des deux portefeuilles phares de l’assurance-vie, le fonds en euros et les UC, ont été listées par la Fédération française de l’assurance (FFA), aidant les analystes dans leur comparaison.

Si l’on considère les résultats de l’année dernière, le premier a enregistré un rendement moyen de 1,8% alors que celui des UC se trouvait à 8,9% au-dessous de zéro. À savoir, ces rémunérations ont été déjà déduites des frais de gestion, mais seront encore soumises aux prélèvements sociaux. Ces derniers s’élevant à hauteur de 17,2%.

Certes, une tendance baissière a été enregistrée ces dernières années en ce qui concerne les taux appliqués à l’assurance-vie en euros. Mais de leur côté, les unités de compte ont aussi vécu une période charnière du fait des nettes régressions affichées par leurs principales classes d'actifs, notamment :

  • Le CAC 40 qui recule de 11% ;
  • L’Oddo BHF Patrimoine de 12,4% ;
  • Le Carmignac patrimoine de 11,3% ;
  • Le keren Patrimoine de 9,7%.

Une victoire, quelle que soit la durée du placement

En analysant la liste communiquée par la FFA, l’on peut conclure que la victoire des fonds euros face aux UC est des plus évidente. Il s’avère en effet que ce support à capital garanti a dans la plupart des cas toujours pris le dessus, et ce, peu importe l’horizon d’investissement. À titre d’indication, en maintenant la période de 1999 à 2018 :

  • Pour un placement de 20 ans, le capital investi dans un support en euros est majoré de 102,42% en moyenne alors que dans des UC, le rendement est réduit à moitié (52,05%) ;
  • Sur 15 ans, une progression de 58,45% est constatée au niveau des fonds garantis tandis que ceux à risque rapportent 54,27% ;
  • Sur 5 ans, les détenteurs de contrat en euros gagnent 10,73% contre 9,88% en unités de compte.

L’exception se trouve dans l’investissement sur 10 ans où la rémunération moyenne des fonds placés en UC s’élève à 47,70% alors que celle de leur cousin ne dépasse même pas les 30% (29,23% pour être précis).

 

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