Le comportement d’épargne des Français varie selon le sexe, l’âge et le volume de revenus

Comportement épargne

Risque faible, modalités simples et fiscalité avantageuse… Tels sont les critères les plus décisifs pour les Français au moment de choisir leur placement. C’est la conclusion que l’on peut tirer des résultats de notre récent sondage effectué sur un millier d’épargnants. Mais dans les détails, les priorités diffèrent selon le sexe, l’âge et le patrimoine détenu.

Au 20 juin dernier, le site de conseil en matière de patrimoine financier MonFinancier a intégré définitivement notre groupe et devient Meilleurplacement. Pour marquer ce nouveau tournant, l’enseigne a ouvert une enquête en collaboration avec notre maison-mère afin de connaître le comportement d’épargne de la population.

Il en ressort que les Français sont en grande majorité attirés par les placements de sécurité et répugnent à prendre des risques en matière d’investissement. Ils préfèrent également s’en tenir aux produits habituels et simples d’utilisation plutôt que de diversifier leur épargne.

Force est toutefois d’admettre qu’il existe des écarts entre les visions des hommes et celles des femmes, tout comme le profil de risque est moins accentué chez les personnes âgées et les ménages modestes qu’il n’est chez les jeunes et les foyers aisés.

Les résultats du sondage parlent d’eux-mêmes

Le questionnaire élaboré par nos enquêteurs à l’occasion de la finalisation du rachat de l’enseigne MonFinancier visait à faire connaître les tendances actuelles des Français en matière d’épargne. Les réponses ont démontré une appétence élevée pour la thésaurisation. En effet, s’ils mettent de l’argent de côté pour toutes sortes de raisons, la majorité des ménages économise par précaution. Ainsi, sur plus de 1 000 individus enquêtés :

  • 61% souhaitent anticiper les éventuels coups durs ;
  • 33% ont un projet à réaliser, comme acheter une voiture par exemple, ou effectuer des travaux, ou encore partir en vacances ;
  • 29% sont motivés par la préparation de leur future retraite ;
  • 28% désirent se constituer un patrimoine ;
  • 14% veulent acquérir une résidence ;
  • 11% pensent aux études de leurs progénitures ;
  • 9% souhaitent profiter d’une réduction d’impôts ;
  • 3% épargnent pour développer sa propre entreprise ;
  • 3% veulent financer des entreprises et dans la même foulée l’économie nationale.

Évidemment, la sécurité prime à la rentabilité pour la majorité des Français, à en croire les critères pris en compte au moment de choisir sa solution d’épargne. En effet :

  • 61% se penchent pour la garantie du capital ;
  • 37% privilégient les performances antérieures du produit ;
  • 34% évaluent leurs avantages fiscaux ;
  • 26% jaugent le potentiel rendement ;
  • 19% se focalisent sur la capacité du placement à combler la baisse de revenus à la retraite.

C’est la raison pour laquelle l’immobilier physique (22%), l’assurance-vie en euros (21%) et les livrets réglementés (10%) sont placés en tête de liste dans le classement des meilleurs placements tandis que les investissements en actions comme le PEA et le Pierre papier tel que le scpi sont quelque peu mis de côté. À Marc Fiorentino, cofondateur du site d’ajouter :

« Ce qui nous frappe dans cette étude, c'est la totale aversion au risque des épargnants et plus généralement des Français […] en effet, ils privilégient de façon écrasante la sécurité à la rentabilité ce qui explique les 400 milliards d'euros "oubliés" sur les comptes bancaires non rémunérés et la masse de liquidités parquée dans les livrets A ».

Marc Fiorentino

Les priorités diffèrent dans les détails

Si dans l’ensemble, les épargnants français sont plus précautionneux que hardis, les résultats du sondage ont permis de conclure que les hommes le sont plus que les femmes. De fait, le ratio est plus dominant chez les premiers (65%) que chez les deuxièmes (58%) en ce qui concerne la priorisation de la sécurité. Tout comme les prérogatives fiscales qui intéressent plus les hommes (27%) que les femmes (18%).

En revanche, les enquêtées sont plus tournées vers la perception des profits (12%) que les individus de sexe masculin (7%). Par ailleurs, les dames sont plus nombreuses à économiser en vue d’un projet précis (36%) alors que le deuxième objectif d’épargne des messieurs est la constitution d’un patrimoine (35%).

Toujours est-il que les profils d’épargne enregistrés affichent des proportions quelque peu contradictoires :

  • Si 60% des sondés ont déclaré faire partie des « prudents », 48% sont des hommes et 71% des femmes ;
  • Si 32% ont avoué avoir un profil équilibré, 41% sont des hommes et 24% des femmes ;
  • 6% ont un profil dynamique et dans les détails 8% sont des hommes tandis que 3% des femmes.

Force est aussi de constater que l’âge et les revenus sont autant de facteurs motivants ou dissuasifs de la prise de risque. Pour preuve, 64% des ménages précaires ont un profil prudent tandis que 67% des épargnants disposant tout au plus de 3 000 euros de revenus en font également partie. En revanche, si 2% des Français ont un profil offensif, les jeunes (de moins de 25 ans) prédominent à 9% ainsi que les investisseurs détenant plus de 6 000 euros dans leur portefeuille.

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