Les sociétés d’investissement européennes continuent de séduire les Français. En 2025, ils étaient 2,15 millions à détenir des placements auprès de ces structures, contre 1,5 million un an plus tôt. Mais avant de sauter le pas, deux questions méritent d’être posées : quelles garanties s’appliquent en cas de défaut du courtier et quelles sont les démarches fiscales à respecter pour les comptes ouverts à l’étranger ?
- En 2025, 2,15 millions de Français détiennent des placements auprès de 136 courtiers européens.
- À peine 0,8 % des épargnants ont bénéficié d’un conseil en investissement.
- Un compte ouvert à l’étranger doit être déclaré à l’administration fiscale française.
Les Français devancent tous leurs voisins européens
Selon les données publiées par l’Autorité européenne des marchés financiers (Esma), les Français continuent massivement de placer leur argent auprès de sociétés d’investissement européennes. Sur les 379 entreprises examinées, 136 comptabilisent 2,15 millions de résidents français parmi leur clientèle, contre 1,5 million en 2024. La France devance ainsi l’Espagne (2,1 millions), l’Allemagne (2 millions) et l’Italie (1,8 million). À eux quatre, ces pays représentent plus de la moitié des clients recensés (52 %).
À l’échelle européenne, le nombre total d’investisseurs particuliers avoisine les 15,5 millions, soit environ le double du niveau enregistré deux ans auparavant. L’Esma précise toutefois qu’une même personne peut figurer plusieurs fois dans les statistiques si elle possède des comptes-titres auprès de plusieurs sociétés.
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- Large choix de fonds (actions, ETF, OPCVM, etc.)
- Frais de courtage compétitifs
- Aucun droits de garde
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Un engouement tiré par le passeport européen
Grâce au passeport européen, un courtier étranger basé à Chypre ou en Lituanie peut opérer auprès des clients français sans ouvrir la moindre filiale dans l’Hexagone.
ImportantToute entreprise d’investissement et tout établissement de crédit agréés et supervisés dans un État membre exercent librement leurs activités dans l’Union, ainsi qu’en Norvège, en Islande et au Liechtenstein. L’épargnant français signe donc avec un acteur étranger, contrôlé par l’autorité de son pays d’agrément.
Les actions, placement préféré des investisseurs européens
Les actions arrivent en tête des instruments financiers préférés des investisseurs européens. Ils sont 7,3 millions à en détenir en 2025, contre 4,6 millions en 2024. Plébiscités par 6 millions d’épargnants, les OPCVM, ces fonds d’investissement grand public, se hissent en seconde position.
Par ailleurs, le marché reste dominé par cinq sociétés qui regroupent 70 % de la clientèle. Parmi les prestations proposées, la plupart des acteurs se limitent à exécuter les ordres d’achat et de vente.
Seulement 11 % des clients actifs bénéficient d’une gestion pilotée de leurs portefeuilles et à peine 0,8 % ont droit à des conseils en investissement. Ainsi, presque tous les épargnants prennent seuls leurs décisions de placement sans les recommandations d’un expert.
Les points à vérifier en matière de garantie des titres et de déclaration fiscale
Avant d’ouvrir un compte, l’épargnant doit se renseigner sur la protection de ses titres. En règle générale, cette garantie dépend du pays d’agrément de la société, et non du lieu de résidence du client, et ses conditions varient d’un État à l’autre. En principe, ce point est détaillé dans les documents contractuels de l’établissement, qu’il convient de lire attentivement.
Côté impôts, un compte détenu à l’étranger doit être signalé à l’administration fiscale française, et les revenus générés figurent également dans la déclaration annuelle. L’oubli expose l’épargnant à des sanctions. Un investisseur qui accumule les placements chez plusieurs acteurs européens a donc intérêt à tenir un inventaire précis de chacun d’eux.
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