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dimanche02décembre

À peine 1 ménage français sur 10 détient aujourd'hui des actions. Un handicap pour le financement des entreprises françaises... mais aussi pour le patrimoine des Français. En effet, sur 20 ans, la plupart des indices de Bourses mondiales ont été multipliés par 2. Avec l'immobilier, la Bourse constitue historiquement le placement le plus rentable. Mais les marchés boursiers sont devenus tellement volatils et irrationnels que les épargnants en oublient ce qu'ils achètent quand ils achètent une action. Et pour retrouver de l'intérêt pour ce placement, et le plaisir d'investir dans des sociétés qu'on a sélectionnées, il faut reprendre les bases à zéro

1 - Définition : les bonnes bases pour bien débuter

1.1 Action et cotation

Une action est un titre de propriété représentant une fraction du capital d'une entreprise. En devenant actionnaire d'une entreprise, vous devenez en fait propriétaire d'une petite partie de cette société. Et cela vous donne des droits :

  • Droit sur la gestion : Lorsque vous possédez des actions d'une société, vous pouvez participer à la gestion de la société en qualité d'associé, grâce au droit de vote attaché à chaque action (certaines actions ont même un droit de vote double). Ce droit de vote vous permet de participer aux assemblées générales de la société et d'exprimer un choix.
  • Droit  sur les bénéfices : Les bénéfices d'une société peuvent être distribués aux actionnaires, proportionnellement au nombre d'actions qu'ils détiennent. C'est un choix qui est soumis aux actionnaires lors de l'assemblée générale annuelle. Si la société ne distribue pas ses résultats ou partie de ses résultats, ceux-ci vont être mis en réserve. Il faut noter que la mise en réserve ne pénalise pas l'actionnaire, car cet acte renforce l'actif net de l'entreprise.
  • Droit sur l'actif net : S'il advenait que la liquidation de la société soit prononcée, les biens disponibles après le règlement des dettes (l'actif net) seraient distribués aux actionnaires proportionnellement à la part du capital qu'ils détiennent.

 

En conclusion : En devenant actionnaire d'une entreprise, vous devenez propriétaire de cette entreprise, à hauteur de votre nombre d'actions. Les actions permettent de prendre part directement à la vie d'une entreprise : vous profitez de sa bonne santé et... souffrez de ses difficultés.

Les bénéfices réalisés par une entreprise, après impôt, peuvent être soit mis en réserve, soit distribués aux actionnaires sous la forme de dividendes.

En plus du dividende, l'autre moyen de gagner de l'argent avec les actions est de réaliser une plus-value : C'est-à-dire vendre vos actions à un prix supérieur à votre prix d'achat. La plus-value est la différence entre ces deux prix : le gain (brut) de votre investissement.

Peu importe la raison (augmentation des résultats, rumeurs de rachat, secteur de plus en plus recherché, hausse des actions en général) et même s'il n'y ait aucune explication, l'investisseur qui achète des actions souhaite forcement réaliser une plus-value.

Bien sûr, comme on peut réaliser une plus-value sur les actions, on peut aussi réaliser une moins-value si l'entreprise (ou son secteur, ou son marché, etc...) déçoit. Le prix des actions peut même descendre à zéro si l'entreprise fait faillite. Alors attention aux risques !


On désigne par bourse un marché organisé d'instruments financiers. Il s'oppose au marché de gré à gré (ou Over The Counter (OTC)) sur lequel la transaction est conclue directement entre le vendeur et l'acheteur. Un marché organisé va, à l'opposé, permettre de réunir l'ensemble des offres et des demandes. Dans ce cas, les contreparties ne négocient pas bilatéralement, mais placent des ordres d'achat et de vente dont la confrontation va permettre de dégager un prix pour le titre négocié.

Le fonctionnement de ce marché est assuré par une entreprise de marché qui en définit les règles, habilite les participants, organise et supervise les négociations, et veille au bon fonctionnement des infrastructures techniques.


C'est la société NYSE Euronext qui gère le principal marché réglementé français. La société est issue de la fusion en 2000 des Bourses de Paris, Amsterdam, et Bruxelles, et plus tard de la Bourse portugaise. En 2006 Euronext a fusionné avec le NYSE Group pour ainsi créer la société holding NYSE Euronext. Le NYSE (New York Stock Exchange) est la Bourse de New-York. Grâce à ces fusions, NYSE Euronext est aujourd'hui la plus importante société de marchés d'actions du monde.

 

Euronext reçoit chaque jour des milliards d'ordres d'achat et de vente sur les actions, transmis par des particuliers mais surtout des investisseurs professionnels. En temps réel (sauf pour certaines actions dont la cotation n'est pas continue), Euronext confronte les ordres d'achat et de vente et conclut les transactions si les prix correspondent. Dès qu'il y une transaction, il y a donc une cotation au prix de l'échange. Le cours de bourse d'une action est ainsi le prix auquel la dernière transaction s'est faite.

 

1.2 Comprendre le dividende

Lorsqu'un particulier investit dans une action d'une entreprise, il espère, entre autres, que l'entreprise va réaliser des résultats élevés et donc verser à ses actionnaires un dividende élevé.

Pourtant, même si l'entreprise réalise des résultats, la distribution d'un dividende n'est pas automatique. Ce sont les actionnaires eux-mêmes (donc vous !) qui décident ou non de se distribuer une part des bénéfices réalisés par l'entreprise. Ils ont en fait deux options : Soit ils touchent un dividende, soit ils conservent les liquidités dans l'entreprise afin d'investir dans son développement.

Il arrive donc que les actionnaires décident, à la majorité, de ne pas se verser des dividendes pour investir ces liquidités sur des projets de croissance, dans le but que cela augmente à l'avenir les résultats et donc la valeur de l'entreprise.

Inversement, distribuer un dividende est certes très attractif pour les investisseurs qui recherchent un retour sur investissement, mais cela va diminuer la valeur des actions (puisque c'est du cash qui sort de l'actif de l'entreprise).

La décision est donc prise par les actionnaires lors de l'assemblée générale. L'assemblée décide d'un montant à verser à tous les actionnaires en fonction du nombre d'actions qu'ils détiennent, ainsi qu'une date de versement. Pour pouvoir toucher le dividende, il faut donc détenir l'action à cette période.

Mais contrairement aux idées reçues, le fait d'acheter une action juste avant le versement du dividende n'augmente pas la richesse de l'actionnaire sur le moment. En effet, avant le versement, le dividende est pris en compte dans la valeur de l'action. Un investisseur achètera donc l'action à un prix qui inclut le dividende. Une fois que l'investisseur reçoit le dividende, le prix de son action va naturellement baisser. En effet, ce sont des liquidités qui sortent de l'actif de l'entreprise. De plus, le prix d'une action est le résultat de la confrontation de l'offre et de la demande, et il est logique que les investisseurs soient prêts à payer plus avant le détachement du dividende (qu'ils vont recevoir). Et moins ensuite une fois le dividende détaché.

Le calendrier du détachement du dividende est déterminé par l'assemblée générale.  La date de détachement est la date à laquelle le dividende d'une action se détache de l'action. Tous les actionnaires qui détiennent l'action à la clôture la veille du détachement vont recevoir le dividende.

La date du paiement intervient 3 jours ouvrés après la date du détachement. Même si un actionnaire vend son action entre le jour du détachement et le jour du versement, il touchera quand même le dividende.

Certaines sociétés choisissent de verser un acompte sur dividende. Cette méthode permet de distribuer aux actionnaires une partie des bénéfices sans avoir à attendre l'approbation des comptes après la clôture de l'exercice. Pour obtenir le dividende global, il est donc nécessaire de détenir les titres la veille de ces 2 détachements.


Le dividende correspond généralement à un versement en cash, en fonction du nombre d'actions détenues.  Mais il est possible que l'entreprise donne le choix, à l'actionnaire, de recevoir le dividende en actions.

Concrètement, l'actionnaire qui choisit l'option du dividende en actions réinvestit son dividende sur les actions de la société. Ainsi, au lieu de recevoir X ? en espèces, l'actionnaire va recevoir des actions nouvelles (+ éventuellement du cash) dont la valeur totale sera égale au dividende.


Verser un dividende en actions a un intérêt stratégique pour l'entreprise : Cela permet de conserver le cash tout en rémunérant les actionnaires. C'est pourquoi beaucoup d'entreprises appliquent une décote sur la valeur des actions qu'elles donnent en échange du dividende. Les actionnaires reçoivent alors plus d'actions, et la valeur globale est supérieure au dividende en cash. Une incitation qui a un inconvénient : Si le nombre d'actions en circulation augmente, le BNPA (Bénéfice Net Par Action) diminue, et donc le cours de l'action diminue également.

 

2 - Comptes titres et PEA

Le compte titres est redevenu une alternative avec la Flat Tax. Il présente de nombreux avantages : on peut y loger toutes les valeurs mobilières alors que le PEA est réservé aux actions Européennes.

Autres avantages, il n'y a aucune limite sur les versements qu'on peut faire sur un ou plusieurs compte titres et on peut retirer de l'argent de son compte titres à tout moment alors que si on le fait avant 8 ans, on doit clôturer son PEA. En théorie donc, avantage au compte titres. Mais c'est sans tenir compte de l'avantage fiscal massif du PEA, avantage qui fait que tant que votre PEA n'atteint pas son plafond, le PEA est incontournable et écrase le compte titres.

 

2.1 Le compte-titres pour le plus

Le compte-titres ordinaires (CTO) est une enveloppe permettant l'investissement sur des valeurs mobilières (ex actions) françaises, européennes ou internationales. Le compte est composé d'une partie titres et d'une partie espèces.

Vous pouvez ouvrir un (ou plusieurs) compte-titres auprès de banques spécialisées dans le courtage en ligne ou auprès des établissements traditionnels. Le titulaire n'est soumis à aucun plafond d'investissement. Selon l'intermédiaire, les ordres de bourse peuvent se passer en ligne, au téléphone ou en agence avec son chargé de clientèle.

Comme tout compte, vous pouvez bénéficier auprès de votre intermédiaire de relevé de situation, en temps réel en ligne ou régulièrement par courrier. Le compte peut être approvisionné par versement (virement ou chèque) ou transfert de titre.

 

Le compte-titres ordinaire permet de réaliser des opérations d'achats et de ventes sur tout type de valeurs mobilières :

  • actions de sociétés françaises ou étrangères
  • obligations de sociétés françaises ou étrangères
  • Sicav et Fonds Communs de Placement (OPCVM) et Trackers (ETF)
  • turbos, warrants, certificats
  • contrats options et futures
  • autres instruments financiers plus complexes

Avec un CTO, il est possible d'acheter et de vendre autant de titres souhaités :

  • au comptant : la limite d'investissement est celle du montant en espèces,
  • au Service de Règlement Différé (SRD) : Le client pourra reporter le règlement ou la livraison de certains titres à la fin du mois boursier. Il est ainsi possible d'acheter ou de vendre à découvert un titre en différant son règlement et de profiter d'un effet de levier à la hausse et à la baisse.   le client pourra par exemple investir jusqu'à 5 fois le montant des espèces détenues en portefeuille et jusqu'à 2.5 fois la valeur des titres détenus. Le CTO est le seul type de compte sur lequel il est possible d'utiliser l'effet de levier sur achats d'actions via le SRD.

 

Depuis cette année, une flat tax de 30% est prélevée à la source sur les dividendes versés sur un compte titres, au titre de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Elle est libératoire de l'impôt, mais les particuliers ont toujours la possibilité de déclarer leurs revenus de capitaux mobiliers (tous leurs revenus) s'ils estiment que c'est plus avantageux. Sur les dividendes, déclarer permet d'obtenir un abattement de 40%. Dès lors, ce choix est intéressant quand on est dans la tranche à 14% (mais il faut raisonner sur l'ensemble des revenus à déclarer).

Les détenteurs de compte-titres doivent déclarer tous les ans leurs bénéfices ou pertes (appelés plus ou moins-values). Les plus values sont soumises au taux de flat tax de 30%, sauf si le contribuable décide de déclarer l'ensemble des ses revenus de capitaux mobiliers. Dans ce cas, il peut bénéficier, encore, d'abattement, mais uniquement sur les titres achetés avant 2018 :

Le particulier peut bénéficier d'abattements s'il a conservé les titres sur une certaine période :

  • 50 % lorsque les titres sont détenus depuis au moins 2 ans et moins de 8 ans
  • 65 % lorsque les titres sont détenus depuis au moins 8 ans

 

Les moins values sont imputables sur les gains de même nature les dix années suivantes de la déclaration.

Il y a deux types de frais sur un compte-titres :

  • Frais de courtage: Les frais liés à l'achat ou à la vente d'actions (frais de courtage, commission de règlement différé) sont déterminés en fonction de différents facteurs. En fonction des intermédiaires, ils peuvent être fixes, ou variables selon la taille de l'ordre et le type de titre acheté (action française, étrangère, OPCVM,...)
  • Droit de garde : La gestion d'un compte titres entraîne des frais de tenue de compte prélevés par votre intermédiaire boursier. Ces droits de garde varient d'un établissement à l'autre et dépendent de la taille et de la composition de votre portefeuille. En fonction des intermédiaires, ils peuvent être fixes, ou variables selon la taille du portefeuille et/ou le nombre de lignes.

 

2.2 Le PEA pour le mieux

Le Plan d'Epargne en Actions (PEA) est un type de compte-titres permettant de gérer un portefeuille d'actions et d'OPCVM d'actions européennes tout en bénéficiant d'avantages fiscaux (optimisation de la fiscalité sur les plus-values et les revenus des capitaux mobiliers).

Il est accessible à toute personne majeure, mais uniquement pour les personnes physiques fiscalement domiciliées en France.  Vous ne pouvez ouvrir qu'un seul PEA, auprès de banques spécialisées dans le courtage en ligne ou auprès des établissements traditionnels. Le montant maximum des versements est de 150.000?

Selon l'intermédiaire, les ordres de bourse peuvent se passer en ligne, au téléphone ou en agence avec son chargé de clientèle. Comme tout compte, vous pouvez bénéficier auprès de votre intermédiaire de relevé de situation, en temps réel en ligne ou régulièrement par courrier. Le compte peut être approvisionné par versement (virement ou chèque) ou transfert de titre.

Le PEA est un compte titres financier qui est disponible uniquement pour les personnes physiques fiscalement domiciliées en France. Il permet d'acheter ou de vendre des actions et des fonds :

  • actions de sociétés françaises ou européennes, cotées ou non cotées, dont le siège social est établi au sein de l'Union Européenne, ainsi que l'Islande et la Norvège (hors société immobilière, type SIIC ou équivalent),
  • fonds détenant au moins 75% d'actions européennes,
  • certains certificats d'investissements,
  • certains trackers.

Les produits dérivés et titres étrangers (Hors UE) ne sont pas admis sur ce compte.

Le PEA offre un cadre fiscal avantageux. Les revenus (dividendes notamment) et les plus-values de valeurs mobilières ne sont imposés qu'à la sortie du plan et, sous certaines conditions, peuvent être exonérés d'impôts (excepté des prélèvements sociaux). Sa durée de vie est illimitée, cependant certains cas entraînent la clôture du PEA.

Pour bénéficier pleinement de ces avantages fiscaux, aucun retrait ne doit être effectué avant la cinquième année (à compter du premier versement).

Pour un retrait avant 2 ans, l'impôt sur les gains est de 22.5% (+prélèvements sociaux). Pour un retrait entre 2 et 5 ans, le taux baisse à 19%. Le PEA n'est pas concerné par la flat tax.

Un retrait avant 8 ans entraîne la clôture du plan. Un retrait après 8 ans n'entraîne pas la clôture du plan, mais interdit tout nouveau versement sur le plan.

Le gain net imposable sera la différence entre la valeur liquidative du PEA à la date du retrait ou de la clôture et le montant des versements effectués sur le plan depuis son ouverture.

Par ailleurs, le PEA donne droit à une rente viagère. Après 8 ans, il est possible d'opter pour un versement d'une rente viagère au lieu de faire une sortie de capital. Les versements de la rente sont exonérés d'impôt sur le revenu (seuls les prélèvements sociaux sont dus sur une partie de la rente).

Sur un PEA, les frais sont généralement les mêmes que pour un compte titres (frais de courtage et droit de garde).

Certains intermédiaires appliquent un surcoût sur les frais du PEA par rapport à un compte titres.  Ces intermédiaires sont à éviter.

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3 - Préambule de Marc Fiorentino, spécialiste des marchés financiers et auteur du livre " Votre argent : gérez mieux, gagnez plus !

La Bourse redevient un sujet majeur de placement.
Redevient car elle ne l'était plus.
Les Français ont abandonné la Bourse depuis longtemps.
Le nombre d'actionnaires individuels s'est effondré au fil des années.
Ils étaient à peine 3 millions en mars 2016. Ils étaient encore près de 7 millions en 2007...

Si on retire l'épargne salariale, le nombre de Français qui investit sur la Bourse était devenu ridiculement bas. Les salons d'actionnaires individuels ressemblent d'ailleurs plus souvent à des salons de seniors...
Il faut dire qu'entre l'explosion de la bulle internet, la crise des subprimes en 2008 et la crise de la dette Européenne, les raisons de se détourner de la bourse étaient nombreuses.

Seulement voilà, la tendance semble s'inverser, enfin car tout change :

  • L'environnement économique Français, Européen et international s'est largement amélioré
  • Les entreprises présentent des bilans plus solides avec des performances en amélioration, en général

Mais surtout,

  • Le changement de fiscalité a remis sur les rails un placement boursier qui, en dehors du PEA et de l'enveloppe d'assurance vie, à travers des fonds commun de placement, était totalement dissuasif. Avec la flat tax, ce n'est plus le cas. La Bourse revient dans la course des placements.

 

Diagnostic: 

  • Les Français n'ont pas suffisamment le goût du risque et en particulier ne s'intéressent pas suffisamment à la Bourse
  • Vous considérez la Bourse comme un placement hautement spéculatif. Or la Bourse, sur la durée, et c'est important d'insister, sur la durée, produit des rendements largement supérieurs à la plupart des autres classes de placements
  • Vous ne connaissez pas suffisamment les moyens directs ou indirects d'accéder à la Bourse. La Bourse ce n'est pas uniquement acheter des actions en direct, Air Liquide pour les " pères de famille " (ça existe encore ça ?) ou des biotechs pour les " risk takers ". Il y a évidemment les fonds de commun de placement ou les unités de compte dans vos contrats d'assurance vie.
  • Vous n'avez pas le choix, compte tenu de la chute des rendements des placements dits sans risque, vous devez investir en Bourse. Reste à savoir quand et comment.

 

Recommandations : 

  • En fonction de votre âge, la part de " risque ", dont une partie substantielle sera investie directement ou indirectement sur la Bourse varie. C'est évidement : plus vous êtes jeune et plus la part de risque doit être importante car vous avez la durée, élément essentiel de la performance de la Bourse, en votre faveur. Plus vous êtes âgé et plus cette part doit être réduite pour atteindre zéro ou presque à partir de 70 ou 75 ans.
  • Vous ne devez pas vous prendre, sauf cas très particuliers, pour des traders. Vous n'êtes pas des professionnels de la gestion Boursière (voir Coup de gueule ci-dessous).
  • Vous devez faire attention aux frais. Frais de courtage quand vous intervenez en direct, frais d'entrée ou frais de gestion sur les fonds communs de placement. Dans tous les cas de figure, si vous intervenez en direct ou par des fonds, privilégiez les courtiers en ligne dont les conditions tarifaires sont les plus compétitives. Vous n'avez pas de risques particuliers puisque la plupart des courtiers en ligne sont des filiales de grandes banques.
  • Il y a bourse et bourse : des segments de la cote sont particulièrement volatiles et ne sont pas faits pour les néophytes. Ne vous égarez pas.
  • Privilégiez les enveloppes fiscales existantes, même si la flat tax a remis une partie des compteurs à zéro, comme le PEA et comme les contrats d'assurance vie. (voir match ci-dessous PEA-Compte Titres).

 

COUP DE GUEULE

Oui, il faut remettre la Bourse dans le circuit des placements que vous devez considérer.

Dans un contexte de taux d'intérêt nuls ou négatifs, la Bourse est une réelle alternative.

La Bourse, oui, mais pas n'importe comment et pas pour n'importe qui !

Pas pour n'importe qui bien sûr. La Bourse est un placement risqué. Si on pouvait gagner 10 ou 20% par an sans prendre de risque, ça se saurait et ceux qui ont tout perdu en 2000 ou beaucoup perdu en 2008 savent de quoi je parle. Mais la Bourse est un des placements les plus rémunérateurs si on le considère comme un placement dans la durée. DANS LA DUREE ! C'est la clé. Plus vous êtes jeune donc et plus la part " à risque " de vos économies peut être importante, à condition de ne pas avoir besoin de cet argent à court ou moyen terme. Quand vous investissez en Bourse, investissez pour 10 ans. Minimum.

Pas n'importe comment

Franchement, est ce que vous pensez que vous pouvez affronter des George Soros ou des Warren Buffett, des gérants géants qui ont des dizaines, voire des centaines de personnes, qui travaillent pour elles et leur relaient toutes les informations sur les marchés et les entreprises. Vous, tous seuls dans votre coin, avec votre smartphone et vos petits poings ? Non bien sûr.

Vous ne devez investir en direct sur les actions que SI vous avez du temps, beaucoup de temps, pour creuser les sujets et étudier les entreprises ET/OU SI la Bourse vous passionne.
Si ce n'est pas le cas, faites confiance à des professionnels. Achetez des fonds communs de placements reconnus et bien notés. A mettre dans votre PEA, ou dans votre contrat d'assurance vie sous forme d'unités de compte. En prenant soin de bien les choisir (Encadré comment choisir le bon fonds commun de placement.

La Bourse oui. Mais pas pour n'importe qui. Et pas n'importe comment.

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4 - Comment choisir une action ?

4.1 Les indices

Une stratégie des plus utilisées pour sélectionner son action est l'approche " Top Down ", qui consiste, avant de choisir l'action sur laquelle on veut investir, à choisir dans un premier temps l'indice sur lequel on veut investir.

En France, les 40 plus grosses sociétés font partie de l'indice CAC 40. Leur capitalisation boursière, c'est-à-dire la valeur de leurs actions en Bourse, est comprise entre 6 et 100 milliards d'?. Derrière les 40 plus grosses capitalisations françaises, les 20 suivantes font partie de l'indice CAC next 20 et les 60 suivantes le CAC mid 60. Ensemble, les 3 indices forment le SBF 120. La plus petite société de l'indice SBF a une capitalisation boursière de 1,3 milliard d'?.

Ensuite, il y a l'indice CAC mid 100, et l'indice CAC small 90. Ensemble, ces 2 indices forment le CAC mid & small 190. La plus petite société de l'indice CAC mid & small 190 a une capitalisation boursière de 10 millions d'?.

Les petites capitalisations françaises peuvent également choisir d'être cotées sur Euronext Growth : Il s'agit d'un marché boursier non réglementé, avec des modalités d'admission et de cotation assouplies qui sied mieux au développement des petites et moyennes entreprises. Il y a plus de 130 sociétés cotées sur ce marché.

En Allemagne, la Deutsche Börse gère la bourse allemande et son indice-phare, le DAX 30. Mais il y aussi les indices MidDax et SmallDAX. Au Royaume-uni Uni c'est le London Stock Exchange qui gère l'indice " Footsie " FTSE 100 ou encore l'indice FTSE 250. Ailleurs en Europe, on retrouve les indices italiens MIB, Suisse SMI ou espagnol IBEX 35

Aux États-Unis, il existe non pas une mais deux grandes Bourses. Le NYSE qui est la Bourse historique de Wall Street et dont l'indice phare est le Dow Jones Industrial Average 30, et le Nasdaq, la bourse des valeurs technologiques, et son indice le Nasdaq 100. Les valeurs des deux marchés sont regroupées dans l'indice S&P 500 alors que l'indice-phare des small caps est le Russell 2000. Ailleurs dans le monde, on citera également les indices canadien TSX, brésilien Bovespa, russe RTS, japonais Nikkei, indien Sensex, ou encore les indices chinois Shanghai Composite et hong-kongais Hang Seng.

À l'intérieur de chaque indice, il existe généralement des sous-indices sectoriels. Sur les valeurs des indices CAC par exemple, il y a les indices CAC chemical, CAC electricity, CAC pharmacy & Bio et beaucoup d'autres indices sectoriels

 

4.2 Les ratios

Pour juger de la valorisation d'une action, les analystes utilisent généralement des ratios.
Le prix d'une entreprise, c'est-à-dire sa capitalisation boursière, correspond au prix qu'un investisseur devrait mettre pour acheter toutes les actions de l'entreprise. Pour évaluer ce prix, s'il est élevé ou non, on le compare au bénéfice réalisé par l'entreprise. Cela donne le price earning ratio (PER). Un PER de 8 signifie que la capitalisation boursière est 8 fois plus élevée que les bénéfices. On dit que " la société se paye 8 fois les bénéfices ". Mais le PER permet surtout d'évaluer le prix des actions d'une entreprise par rapport à ses concurrents. Les sociétés d'un même secteur doivent avoir des PER proches. Si une de ces sociétés a un PER plus faible, elle est sous-valorisée.

Les PER moyens sont différents selon les secteurs. Certains secteurs, notamment les secteurs de croissance, ont des PER très élevés car les investisseurs sont prêts à acheter l'action très chère par rapport à ses bénéfices, car ils pensent que dans les années qui viennent les bénéfices vont grossir. Inversement, les secteurs défensifs vont avoir des PER souvent faibles car les investisseurs ne visent pas de fortes hausses des résultats. Outre le PER, il y a de nombreux ratios que l'on peut utiliser pour évaluer le prix d'une action d'une entreprise par rapport à ses performances économiques. On retiendra :

 

- Le Price to Sales Ratio : Il se calcule en divisant la capitalisation d'une entreprise par son chiffre d'affaires. Il permet d'évaluer le prix d'une entreprise par rapport à ses ventes.

- Le Price to book Ratio : Ici on divise le prix d'une entreprise par ses fonds propres. Les fonds propres représentent la valeur comptable des actifs et passifs d'une entreprise.

- Le Ratio VE/EBITDA : Il se calcule en divisant la valeur de l'entreprise par l'EBITDA. La valeur de l'entreprise se calcule en additionnant la capitalisation boursière à la dette nette de l'entreprise. Elle représente la valeur théorique minimum de rachat de l'entreprise par un investisseur : Il doit acheter toutes les actions et aussi rembourser la dette. L'EBITDA correspond au résultat d'exploitation d'une entreprise, avant les résultats financiers et exceptionnels et avant les impôts.

- Le Gearing : Il se calcule en divisant l'endettement net par les fonds propres. Plus le gearing est élevé, plus la dette sera lourde par rapport aux fonds propres de l'entreprise.

 

4.3 Classification de valeurs


Le stock picking, ou gestion libre, consiste à sélectionner les actions les plus prometteuses d'un indice, dans le but d'obtenir une meilleure performance que cet indice. Pour évaluer le potentiel d'une action, le gérant va regarder deux choses :

  • La décote : Il y a une décote lorsque la valeur est sous-évaluée par le marché, c'est-à-dire qu'elle n'est pas chère par rapport à ses fondamentaux. Cette décote va donc pousser le gérant à acheter le titre dans l'espoir qu'il retrouve un niveau de valorisation plus adapté à ses fondamentaux. On parle de titre " value"
  • Le potentiel de croissance : Un titre peut être correctement valorisé par rapport à ses fondamentaux, mais la société a un beau potentiel de croissance, qui va donc pousser le gérant à l'acheter dans l'espoir qu'elle confirme son potentiel et donc que son cours monte. On parle de valeur " growth "

Il existe d'autres typologies d'actions :

  1. Les valeurs cycliques : Une action est cyclique lorsque son activité est très corrélée à la conjoncture et aux cycles économiques. Une valeur cyclique profitera rapidement et fortement d'une conjoncture économique porteuse. Mais elle subira plus violemment une baisse de la croissance. Son cours de bourse va être très dépendant de la conjoncture, et donc très corrélé à l'indice boursier qui regroupe les plus importantes valeurs de la zone concernée. Parmi les secteurs les plus cycliques, on citera : L'automobile, les banques, les valeurs pétrolières, le BTP.
  2. Les valeurs défensives : une valeur défensive est peu sensible aux effets de variation de la conjoncture économique. L'activité de la société sera peu impactée par une amélioration ou une dégradation de la conjoncture. Son cours de Bourse va être relativement décorrélé de l'indice de la zone concernée. Parmi les secteurs les plus défensifs, on citera : La santé, les télécoms, les services aux collectivités, l'agroalimentaire. Les valeurs défensives sont souvent des valeurs d'une maturité avancée, qui dégagent un résultat récurrent et n'ont plus beaucoup de potentiel de croissance. Elles investissent donc peu et vont plutôt verser des dividendes. Ce sont donc souvent des valeurs de rendement. Mais attention, il y a des valeurs défensives qui ne versent pas de gros dividende et il y a des valeurs de rendement qui ne sont pas défensives.

 

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5 - Quel titre mettre dans votre portefeuille ?

Quelles sont les actions que l'on conseille pour vos PEA? Que faire avec les conseils en cours? Lesquels vendre? Lesquels conserver? L'abonnement MF privé vous donne accès à un service de conseils d'achat pour vos PEA. Depuis le lancement de cette rubrique en 2014, nous avons conseillé une centaine de titres dont une soixantaine ont été vendus en forte plus-value. Et parmi le reste, on vous aide à sélectionner ceux qui devraient le mieux performer au deuxième semestre.

5.1 Le bilan de nos conseils PEA

Notre service de conseil PEA a été lancé en 2014. Le but était de vous proposer, une fois par semaine, une action à mettre dans son portefeuille, avec un horizon moyen long terme, 3-5 ans. C'est donc logiquement qu'il a fallu attendre quelques années pour voir les premières ventes sur ce portefeuille. A partir de mai 2016, nous avons commencé à vendre des titres en gains (et quelques titres en pertes) et le rythme s'est accéléré ensuite.

 

5.2 Plus/moins values ventes 2016 :

 

Plus/moins values ventes 2017 :

 

5.3 Plus/moins values ventes 2018 (au 30/11):

 

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Quels titres à mettre dans son PEA?

Malgré ces ventes, nous avons encore 52 titres en cours de conseil. Comme indiqué dans la présentation de ce service, nos convictions sont basées sur une analyse fondamentale à horizon 3-5 ans. On sélectionne des titres sur des secteurs et avec des business model auxquels on croit. Cette stratégie vise à obtenir de la performance à long terme, même si à court moyen terme on peut avoir de mauvaises surprises.

Difficile de suivre les 50 titres que l'on conseille dans le PEA. 60 lignes dans un portefeuille, c'est beaucoup trop. Cela complique la gestion (vous ne pouvez plus suivre toutes les lignes) et selon l'intermédiaire financier, cela peut augmenter les frais. Pour un portefeuille bien équilibré, nous conseillons de se limiter à une quinzaine de lignes maximum.

Pour vous aider à choisir parmi nos conseils, nous vous proposons une shorlist de nos valeurs préfé-rées. Une shortlist que nous mettons à jour tous les mois :

>> Voir notre shortlist  du mois


Enfin, on continuera dans les mois qui viennent à chercher de nouveaux conseils à vous envoyer: des pépites, de belles valeurs de croissance, des valeurs de fond de portefeuille, etc... Et, espérons-le, avec toujours la même réussite

Profitez de notre offre de fin d'année sur l'abonnement MonFinancier : 129 euros pour un an au lieu de 159 euros. L'offre se termine le 31 décembre. A saisir au plus vite pour profiter de près de 20% de réduction

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5.4 Le conseil boursier by MF

Fer de lance de notre abonnement MF privé depuis des années, le conseil boursier vous permet d'obtenir régulièrement des conseils d'achat en actions et produits de bourse pour vos comptes-titres et vos PEA. Ces conseils sont séparés en deux profils :

  • Le conseil gestion PEA, qui s'adresse aux investisseurs au profil équilibré ou dynamique, avec un horion de placement long terme (3-5 ans). Nous vous proposons une liste de valeurs, mise à jour et alimentée régulièrement (généralement une fois par semaine) à mettre dans vos compte titres et dans vos PEA. Principalement des valeurs CAC 40, des petites pépites boursières et quelques trackers.
  • Le conseil gestion active, qui comprend les conseils Global Macro de Marc Fiorentino et les conseils de trading sur actions du service bourse de MonFinancier. Il s'agit de conseils réguliers (2 ou 3 par semaine), notamment via des produits dérivés (Turbos, warrants, bonus...), avec un horizon proche (quelques semaines ou mois). Il s'agit de stratégies spéculatives, souvent avec effet de levier, risquées, mais sur lesquelles on peut espérer des gains rapides sur quelques semaines. Ils sont donc destinés aux investisseurs risquophiles et actifs.

Les abonnés peuvent accéder à ces deux services de conseil sur notre site. Ils peuvent aussi s'inscrire sans supplément à nos alertes e-mail pour recevoir les conseils dans leur boite mail de manière réactive. Il est possible de s'inscrire aux alertes gestion active, gestion PEA, ou les deux (ou aucune des deux...).

Chaque position fait l'objet d'un suivi de la part des experts de MonFinancier, et donc de mises à jour régulières lorsque le conseil doit être modifié : Objectif atteint, changement d'objectifs, prise de bénéfices ou de pertes, opérations sur les titres, etc... Des mises à jour qui vous sont également transmises par e-mail.

Le conseil boursier n'est pas le seul service de l'abonnement MF privé puisque nous proposons à tous les abonnés :

  • Un service de question/réponse 24h chrono,
  • Un service d'allocation d'actifs pour vos assurance vie,
  • Une analyse de portefeuille, compte titres et PEA,
  • un service d'audits patrimoniales (placements, fiscalité, succession),
  • Un magazine mensuel.

Vous n'êtes pas convaincu(e)? Testez notre abonnement pendant un mois, et si vous n'êtes pas satisfait(e) de nos guides, de notre analyse, ou de nos conseils, vous pourrez annuler votre abonnement pendant le premier mois sans avoir à payer le moindre centime.

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