Livret d'épargne

Livret d'épargne

Il existe deux grandes catégories de livrets d’épargne en France :

  • Les livrets réglementés où le taux d’intérêt est fixé par les pouvoirs publics comme le livret A ou le LDD. Soumis à des plafonds, ils sont le plus souvent défiscalisés et constituent une bonne option pour une épargne de précaution disponible à tout moment.
  • Les livrets déréglementés ou « supers livrets » ont le même type de fonctionnement à la nuance près que le taux de rémunération et le plafond sont fixés librement par l’établissement financier. On parle de taux brut car les intérêts sont assujettis aux prélèvements sociaux et l’imposition des intérêts au barème progressif de l'impôt sur le revenu (IR). Ils peuvent être accompagnés d’offres promotionnelles présentant un taux boosté pour une durée et un montant limité.

Comment choisir son livret d’épargne

Il convient donc de pouvoir apprécier les différences de performances entre les livrets disponibles sur le marché. Le choix va se faire principalement sur le montant du taux de base servi par l’établissement et le potentiel de gain sur une période donnée.

Pour recruter de nouveaux clients, des offres promotionnelles avec des taux boostés peuvent être proposées avec des modalités spécifiques. En effet, le taux boosté est défini pour une période et un montant limité. Par exemple, on peut bénéficier d’un taux boosté de 3% sur 3 mois dans la limite de 100 000 euros.

Passé cette date (ou le montant du plafond du taux boosté), c’est le taux de base qui sera appliqué. Attention, il faut dans la plupart des cas détenir pendant au moins un an son épargne dans l’établissement pour bénéficier du taux promotionnel. Outre les taux promotionnels, des primes à l’ouverture peuvent être proposées si un minimum de dépôt est effectué.

Il est important de calculer la rentabilité d’un livret d’épargne après prélèvements sociaux et impôts pour pouvoir les comparer avec d’autres produits d’épargne comme les livrets défiscalisés (LivretA/LDD), des comptes à terme ou des assurance-vie (orientées sur des fonds en euros).

Plafond du Livret A atteint, que faire de mon épargne ?

Les épargnants continuent de remplir leur Livret A en 2021. Pourtant, il existe des placements plus pertinents pour rémunérer votre argent, vers lesquels vous pouvez vous tourner lorsque votre épargne de précaution est constituée.

5 conseils pour vous constituer une épargne de précaution

Disposer d’une épargne de précaution mobilisable en cas de coup dur est indispensable. Vient ensuite l’épargne destinée à vos projets d’avenir.

Le taux d’épargne des Français est un des plus élevés d’Europe. Pour une majorité d’épargnants, il s’agit avant tout de disposer d’un matelas de sécurité récupérable en cas d’imprévus. Toutefois, les placements sécurisés et liquides adaptés à cet objectif offrent des rendements très maigres. Votre épargne de précaution constituée, vous avez intérêt à vous diversifier sur des placements plus rémunérateurs dans la durée.

Épargne de précaution : qu’est-ce que c’est ?

Une épargne bien ordonnée s’organise autour de trois axes : vos besoins à court terme, à moyen terme et à long terme.

  • L’épargne de précaution est l’argent à mettre de côté pour faire face aux imprévus, aux coups durs pouvant arriver n’importe quand.
  • Viennent ensuite les réserves destinées à vos projets d’avenir. De l’argent non consommé devant servir à acheter votre premier logement, à partir en voyage ou à financer les études de vos enfants.
  • Votre épargne à long terme, enfin, est celle vous permettant de vous constituer un joli pécule au fil des ans, à utiliser à l’heure de la retraite ou à transmettre à vos descendants.

Disposer d’une épargne de précaution vous permet de ne pas avoir à puiser dans celle destinée à vos autres projets en cas de problème. Cela vous évite d’avoir à piocher dans votre épargne à moyen ou long terme au pire moment, c’est-à-dire lorsque les supports dans lesquels elle est investie sont en baisse.

Épargne de précaution : combien faut-il mettre de côté ?

Tout dépend de votre situation financière et des difficultés auxquelles vous souhaitez pouvoir faire face avec votre épargne de précaution. En général, les banques recommandent d’économiser entre 3 mois et 6 mois de revenus pour faire face aux imprévus. D’autres conseillent plutôt d’économiser un dixième de ses ressources par mois, soit 200 € si vous gagnez 2 000 € par exemple.

Il est possible de vous constituer cette épargne sans trop entamer votre pouvoir d’achat en mettant en place un versement programmé sur le placement que vous avez choisi, de 50 €, 100 € ou 200 € par mois selon vos moyens. Vous atteignez ainsi votre objectif en deux à trois ans en épargnant régulièrement. Rien ne vous interdit de suspendre provisoirement vos versements en cas de difficultés financières.

Si votre budget est serré, ou si vous ne souhaitez pas vous contraindre à épargner de manière périodique, optez plutôt pour des versements libres. N’oubliez pas d’alimenter votre placement dès que vous le pouvez, si vous recevez une prime ou une petite donation par exemple. A défaut, vous risquez de ne pas avoir les fonds nécessaires lorsque vous en aurez besoin.

Épargne de précaution : quels placements privilégier ?

Votre épargne de précaution doit être récupérable à tout moment. Vous devez donc la placer sur un placement liquide et sécurisé, c’est-à-dire un placement à capital garanti ne vous faisant courir aucun risque de perte, et disponible afin que vous puissiez récupérer votre mise quand vous le voulez. Mieux vaut également choisir un placement peu gourmand en frais et en impôts, car les placements sécurisés rapportent aujourd’hui moins que l’inflation.

Ouvrez des livrets d’épargne type livret A et livret de développement durable et solidaire (LDDS), ou livret d’épargne populaire (LEP). Défiscalisés et sans frais, ils peuvent être alimentés à votre rythme et l’Etat garantit l’argent placé. Ils sont assortis de plafonds de versements. Toutefois, en les cumulant, vous pouvez largement y loger votre épargne de précaution. Peu importe le niveau de vos revenus.

Epargne de précaution : quand et comment épargner ?

Vous avez intérêt à épargner le plus tôt possible. Cela vous permet d’allonger votre horizon de placement, et donc de lisser votre effort d’épargne sur une durée plus longue. De plus, vous pouvez diversifier vos avoirs sur des placements potentiellement plus rémunérateurs, et ainsi mieux les valoriser dans la durée.

Vous avez également intérêt à épargner de manière régulière plutôt qu’au coup par coup. Là encore, cela rendra votre effort d’épargne plus indolore. Vous aurez aussi plus de chances d’atteindre l’objectif d’épargne que vous êtes fixé. Autre avantage, non négligeable : mettre régulièrement de l’argent de côté témoigne de votre capacité à gérer votre budget. Le jour où vous irez voir votre banquier pour négocier un emprunt, il sera plus enclin à vous l’accorder car il estimera que vous serez en mesure de faire face à vos échéances de remboursement sans difficultés.

Épargne de précaution : Et après ?

L’épargne de précaution n’est que la première étape de votre stratégie patrimoniale. Ce socle constitué, il est temps de regarder un peu plus loin, si votre capacité d’épargne vous le permet. Le placement à privilégier pour loger l’épargne destinée à vos projets de vie dépend de deux facteurs : votre horizon de placement (projets à moyen ou long terme) et votre profit d’épargnant (prudent, stratège, audacieux).

Si vous êtes allergique au risque, privilégiez les livrets bancaires, les comptes à terme et les Sicav monétaires pour vos projets à moyen terme (3 à 5 ans), et l’assurance-vie ou l’épargne retraite en euros pour vos projets plus lointains. Si vous êtes client d’une banque mutualiste (Crédit Agricole ou Crédit Mutuel, par exemple), vous pouvez aussi souscrire leurs parts sociales dans une optique de moyen ou long terme. Renseignez-vous tout de même sur leurs conditions de revente avant d’investir.

Si vous êtes plus stratège ou audacieux, intéressez-vous aux obligations, aux Sicav ou FCP diversifiés et aux organismes de placement collectif en immobilier (OPCI) pour le moyen terme. Pariez aussi sur les produits d’actions (sicav actions, fonds offensifs, trackers, ; etc.) et l’immobilier de rendement (investissement locatif, parts de sociétés civiles de placement immobilier) pour le long terme.

L’essentiel à retenir

Se constituer une épargne de précaution permet de pouvoir faire face à vos dépenses imprévues.

  • L’épargne de précaution doit représenter 3 à 6 mois de revenus.
  • L’épargne de précaution doit être placée sur des placements disponibles et sans risques.
  • Il est préférable d’épargner de manière régulière plutôt qu’au coup par coup.
  • Une épargne supplémentaire est nécessaire pour vos projets à moyen ou long terme

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Transfert Livret A

Aujourd'hui disponible dans divers établissements bancaires, y compris en ligne, il est possible de transférer son Livret A dans n'importe quel autre de ces établissements. S'agissant d'une épargne réglementée, le titulaire d'un Livret A bénéficie dès lors des mêmes conditions de fonctionnement et de services. Vous souhaitez transférer votre Livret A vers un autre type de Livret bancaire ou tout simplement une autre banque ? Vous devez alors passer par certaines étapes précises ainsi qu'un délai avant que le transfert soit effectif. Rien de compliqué toutefois, ce même si cette démarche était nettement plus simple avant 2012.

La clôture du compte, préalable obligatoire depuis 2012

Depuis 2008, un arrêté permettait le transfert gratuit du Livret A vers un autre établissement bancaire.
Grâce à cette disposition, la nouvelle banque du client prenait en charge le transfert des fonds de l'ancien compte ainsi que sa fermeture, sans aucun frais supplémentaire.
Les effets de cet arrêté ont pris fin 2012, sans pour autant qu'une autre disposition n'intervienne. Un seul compte étant autorisé par personne, le titulaire d'un Livret A doit donc clôturer son compte avant de pouvoir en ouvrir un nouveau.
Lors de la fermeture définitive d'un Livret A, la banque verse au titulaire le solde de son compte ainsi que les intérêts perçus à compter du 1er janvier de l'année en cours. Le client va donc devoir attendre d'avoir en main l'ensemble des éléments relatifs à l'ancien compte ainsi que le versement de son capital. Le délai nécessaire à la clôture de compte et ainsi généralement de 30 jours.
Si la clôture d'un Livret A ne pose pas de difficultés insurmontables, elle peut se révéler toutefois relativement " douloureuse " du fait du fonctionnement même de ce type d'épargne.
Le calcul des intérêts sur ces Livrets d'épargne effectue en effet par quinzaine. Le délai nécessaire entre la demande de clôture son effet réel étant de 30 jours, le titulaire perd ainsi un minimum de deux quinzaines d'intérêts.

Comment et quand sont révisés les taux d'intérêt du Livret A ?

Les dates de modification de rémunération du Livret A ne sont pas définies par la banque auprès de laquelle il est ouvert, mais par la Banque de France. Le Livret A est en effet une épargne réglementée par l'État suivant des critères très précis.
C'est ainsi que la Banque de France révise le taux du Livret au 15 janvier le 15 juillet de chaque année.
Toutefois, en cas de forte inflation une mise à jour exceptionnelle peut intervenir le 15 avril et le 15 octobre l'année. Il faut également savoir que les dispositions du 27 janvier 2009 fixent la variation maximale du taux à 1,50 %, ce autant à la hausse qu'à la baisse.

Sur quelle base est calculée le taux du Livret A ?

Le futur taux du Livret A peut-être fixé de deux manières. La première, très logiquement nommée méthode A, s'appuie sur les taux Euribor et Eonia ainsi que sur le taux d'inflation communiquée par l'indice INSEE des prix à la consommation (hors tabac).

La première phase du calcul consiste à établir la moyenne des moyennes des taux Euribor et Eonia sur une période de 3 mois. C'est cette moyenne qui associés au taux d'inflation donne approximativement le taux de rémunération du Livret A.

La 2ème méthode, tout aussi logiquement nommée méthode B, revient à prendre en compte le taux d'inflation sur une période de 12 mois, associé à 1 quart de point.

Ce sont ces 2 méthodes de calcul sont utilisées pour déterminer le futur taux du Livret. Ces valeurs sont ensuite arrondies au quart : le plus proche, en prenant le chiffre le plus élevé. Certaines circonstances exceptionnelles permettent au gouvernement de ne pas utiliser cette formule pour déterminer le taux, et de le fixer suivant des critères différents.
En 2020, le taux du Livret A restera dépendant de l'inflation et de l'évolution des taux monétaires. Pour le déterminer, la Banque de France calculera d'abord la moyenne semestrielle entre l'indice des prix à la consommation hors tabac sur 12 mois glissants et le taux interbancaire à court terme (Eo-nia). Elle retiendra ensuite le taux le plus élevé entre la moyenne obtenue et un taux plancher de 0,50 %. Enfin, le tout sera arrondi au dixième de point le plus proche, contre le quart de point le plus proche jusqu'à présent.

Pourquoi une majorité de Français conserve-t-elle le Livret A ?

Avec une rémunération de 0,75 %, soit moins que l'inflation, les titulaires de Livret A sont donc perdants. Il n'empêche qu'en 2018, les Français ont placé 880 000 000 euros supplémentaires sur le Livret A, ce qui se révèle même en hausse par rapport à l'année précédente.
Placer son épargne à perte et en toute connaissance de cause, voilà qui peut paraître surprenant. Questionnés sur ce sujet à l'occasion d'enquêtes et sondages, une majorité de Français a répondu que cet attachement Livret A était essentiellement dû à l'absence de risques ainsi qu'à la facilité de déposer et retirer tout ou partie de son épargne. L'aspect défiscalisation n'intervient que de manière secondaire.

Un attrait de plus en plus marqué pour l'assurance-vie et les marchés financiers

Si le Livret A reste pour de nombreux Français une " valeur sûre ", cela ne les empêche pas d'envisager des placements plus rémunérateurs.
C'est ainsi que l'assurance-vie placée sur les fonds euros rapportent en moyenne 1,8 %, soit bien plus que le Livret A.
Toutefois, les gains fiscalisés en cas de retrait total ou partiel, et d'autre part tous les contrats d'assurance-vie ne rapportent pas un tel rendement.
Les épargnants qui se tournent vers l'assurance-vie le font dans une optique de moyen ou long terme, et pour certains d'entre eux en vue de leur succession. Le bénéfice d'un contrat d'assurance-vie est en effet considéré comme hors succession et permet de plus de désigner le bénéficiaire de son choix.

Un autre type de placement de plus en plus privilégié s'appuie sur des produits tels que la SCPI, qui permet d'investir dans l'immobilier indirect, les OPCI (organismes de placement collectif immobilier) ou encore les OPCVM (organismes de placements collectifs en valeurs mobilières).
Ce type de placements permettent un investissement rémunérateur, sans pour autant que la part de risque soit trop élevée.

Taux PEL

Cette année, le plan d'épargne logement (PEL) fête ses 50 ans. À son origine, le PEL se voulait une épargne rémunérée associée à un taux de prêt immobilier attractif, le tout accompagné d'une prime d'État à l'époque de 10 000 francs, soit environ 1700 €. Au fil des années le taux de rémunération a baissé, toutefois dans des proportions assez proches de celles du taux de du prêt. Quant à la prime d'État, elle est supprimée depuis le 1er janvier 2018.

L'évolution du PEL au cours des années

À l'origine, la durée d'épargne obligatoire était de 5 ans. Quelques années plus tard, cette durée est passée à 4 ans et est restée ainsi jusqu'à aujourd'hui. Les 2 taux qui accompagnent le PEL ont par contre nettement changé :

  2000 2003 2011 2015 2016
Taux de Rémunération 4,7 %  2,5 % 2,5 %  2 %  1 % 
 Taux du Prêt 4,97 % 4,20  %  4,20 % 3,20 %  2,20 % 

Il faut également savoir qu'en 2002, la prime d'État est indissociable du taux de rémunération du plan d'épargne logement. Tout épargnant qui souscrivait un PEL bénéficiait donc systématiquement et sans condition particulière de la prime d'État. Au fil des réformes, la prime d'État a été recentrée sur une cible précise en étant dorénavant soumise à diverses conditions d'attribution.

Des contraintes quasiment inchangées

En 2019, la durée obligatoire de conservation du PEL est toujours de 4 ans avec un maximum de 10 ans. Passé les 10 ans, le PEL reste ouvert durant 5 ans. Cette période est génératrice d'intérêt, mais il est par contre impossible d'effectuer de nouveaux versements. Le versement minimum en ouverture de 225 €, et 450 € minimums doivent être versés annuellement.
Concernant le plafond il est de 61 200 €, mais uniquement en ce qui concerne les versements. Capital + intérêts peuvent donc dépasser ces plafonds.

Une fiscalité nettement plus lourde

La loi de finances 2018 a sensiblement alourdi la fiscalité du plan d'épargne logement.

Avant le 1er janvier 2018, seuls les intérêts générés par le PEL étaient soumis aux prélèvements sociaux sans aucune imposition d'un taux d'impôt. Les choses ont changé depuis le 1er janvier 2018 avec l'entrée en vigueur du prélèvement forfaitaire unique de 30 % (12,8 % d'impôt + 17,2 % de prélèvements sociaux). Le contribuable peut toutefois opter pour le barème progressif de l'impôt sur le revenu lorsque celui-ci lui semble plus avantageux. Le choix de cette option irrévocable et s'appliquent des produits d'épargne détenus.

Pour un PEL ouvert avant le 1er janvier 2018, ils sont toujours exonérés de l'impôt sur le revenu mais soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. Cette exonération d'impôt n'est toutefois applicable que sur les 12 premières années qui suivent l'ouverture du PEL. Dès la 13e année, les gains sont soumis au prélèvement forfaitaire unique de 30 %, ou éventuellement barème progressif de l'impôt.

Faut-il conserver son PEL ?

Cette question, de nombreux épargnants titulaires d'un plan d'épargne logement se la posent. La rémunération est tout juste supérieure à celle d'un livret A et le taux du prêt du PEL avec ses 2,2 % ne propose rien d'attractif face à des taux bancaires en baisse, en moyenne de 1,5 %.
En dehors des plans d'épargne logement qui s'accompagne encore de quelques menus avantages, en ouvrir un aujourd'hui n'a guère d'intérêt. Le problème, c'est que les alternatives sont peu nombreuses, pour ne pas dire inexistantes. Il y a certes le livret A, mais son plafonnement à 22 950 € en limite là aussi l'intérêt, sans même parler du taux de 0,75 % qui ne couvre même pas l'inflation.
En ce qui concerne les livrets bancaires, ils ne sont guère plus attractifs, sauf lors d'une opération promotionnelle où il est possible de bénéficier d'un taux aux environs de 2 %, mais seulement sur une durée de quelques mois.

Et pourquoi pas l'assurance-vie ?

Placer son épargne sans risque avec une rémunération relativement décente semble être devenu " l'oiseau rare ". Si une solution existe, sans être pour autant totalement identique, elle réside dans la souscription d'un contrat d'assurance-vie.
Lorsque ce type de contrat s'appuie exclusivement sur les fonds en euros, la rémunération atteint en moyenne 1,6 %, certains assureurs proposant nettement plus. Le capital étant garanti, il n'y a donc aucun risque de se lancer dans ce type de contrat.
Par nature, le contrat d'assurance-vie est une épargne sur la durée. Par conséquent, un retrait total ou partiel de son épargne avant expose au prélèvement forfaitaire unique de 30 %. Cette fiscalité ne concerne toutefois que la partie des gains, le capital étant pour sa part totalement exonéré.
Dans le cas d'un retrait qui intervient après une détention de plus de 8 ans du contrat d'assurance-vie, le souscripteur bénéficie d'un abattement de 4 600 € pour une personne seule et de 9 200 € pour un couple.
Pour un épargnant qui souhaite placer son épargne à un taux sensiblement supérieur à celui des livrets réglementés et sur une longue durée, l'assurance-vie se révèle particulièrement avantageuse, ce d'autant plus que son capital se transmet hors succession. Un autre atout est de pouvoir désigner le ou les bénéficiaires de son choix.
Pour en revenir au plan d'épargne logement, les dernières dispositions ressemblent fortement à une façon de pousser ce cinquantenaire vers la retraite. Faute de nouveaux souscripteurs, le PEL pourrait ainsi rentrer dans l'histoire pour ne jamais en ressortir.

Plafond livret A 2017

En 2017, le Livret A a enregistré sa plus forte collecte nette depuis 4 ans avec plus de dix milliards d'euros. Malgré tout, on est encore très loin de la collecte record de 2012 qui s'est élevée à plus de 20 milliards d'euros. Il faut dire que cette année-là, le plafond du Livret A avait été passé à 22 950 € hors intérêts collectés, alors qu'il était auparavant de 15 300 €. En ce qui concerne le taux de rémunération, il reste à 0,75 %, le même depuis août 2015. Si la faiblesse de cette rémunération peut décevoir, cette ligne reste toutefois conforme à celle ayant guidé la création du Livret A.

Sommaire :

  • Le Livret A : avant tout une épargne de précaution
  • Le plan d'épargne guère mieux loti
  • Par quoi remplacer le PEL et accessoirement le Livret A ?
  • Souscrire une assurance-vie
  • L'assurance-vie : un véritable couteau suisse

Le Livret A : avant tout une épargne de précaution

Lors de sa création en 1818, l'idée maîtresse du Livret A était de procurer aux Français une épargne de précaution défiscalisée associée à une grande souplesse tant en matière de versements que de retraits. Cette ligne n'a pas bougé depuis, et le Livret A est aujourd'hui un des rares systèmes d'épargne à ne pas être taxés, ni au titre de l'impôt sur le revenu, ni soumis aux prélèvements sociaux.
La contrepartie de ces avantages est une rémunération qui doit en principe se limiter à compenser pour tout ou partie le taux d'inflation. C'est ainsi que si en 1981 le taux de rémunération du Livret A était de 8,50 %, le taux d'inflation atteignait 13,4 %. À cette même époque, le plafond était 7470 € alors qu'il est aujourd'hui de 22 950 €.
Le Livret A n'a donc jamais été un moyen d'enrichir ses titulaires, mais d'offrir la sécurité d'un capital garanti par l'État.

Le plan d'épargne guère mieux loti

En ce qui concerne un produit parallèle au Livret A qu'est le plan d'épargne logement (PEL), celui-ci n'est aujourd'hui guère plus avantageux. L'épargne est toujours bloquée durant un minimum de 4 ans et son plafond demeure à 61 200 €. Un retrait avant 4 ans entraîne toujours la clôture du PEL associé à une durée maximale de versement fixée à 10 ans. Si le plan d'épargne logement génère des intérêts après ces 10 ans, et ce durant 5 ans supplémentaires, aucun versement n'est plus possible.
Pour ce qui est du taux de rémunération, il est de 1 % et le taux de crédit immobilier à 2,2 % alors que la moyenne nationale est de 1,4 % pour un prêt sur 15 ans.
Une fois observés ces différents aspects, on peut aisément déduire que le plan d'épargne logement n'a plus réellement d'intérêt dans le contexte actuel.

Par quoi remplacer le PEL et accessoirement le Livret A ?

Dans un contexte économique complexe comme celui actuel, nombreux sont les Français qui recherchent une épargne qui reste simple, mais procure des gains supérieurs à ceux du Livret A et surtout du PEL. Les Livrets bancaires n'étant guère mieux rémunérés en dehors de quelques opérations commerciales ponctuelles, le choix se révèle assez restreint.

Souscrire une assurance-vie

Une solution aisément envisageable consiste à souscrire une assurance-vie. Contrairement à une fausse idée encore largement répandue, l'assurance-vie n'est pas une assurance-décès. Le capital accumulé sur la première est en effet totalement accessible au souscripteur alors que dans le cas de l'assurance-décès, il n'est libéré qu'après le décès du souscripteur.
Un des piliers historiques de l'assurance-vie s'appuie sur un placement sur des obligations, telles que l'OAT (obligation assimilable du Trésor). C'est ainsi qu'en 2017, le taux moyen de rémunération d'une assurance-vie en fonds euros a été de 1,8 %.
Si les gains de l'assurance-vie sont taxables, mais non la partie du capital, la fiscalité reste toutefois très avantageuse en 2017. Le taux de fiscalité applicable varie en fonction de la durée de détention du contrat d'assurance-vie.
Pour un retrait effectué sur un contrat d'assurance-vie âgée de 0 à 4 ans, le taux de taxation est de 35 %. Il passe à 15 % pour un contrat âgé de 4 à 8 ans et à 7,5 % pour un contrat détenu durant plus de 8 ans. Dans ce dernier cas, s'applique un abattement de 4 600 € pour une personne seule et du double pour un couple marié ou pacsé, soit 9200 €.
Autre atout non négligeable de l'assurance-vie, le capital versé au décès du souscripteur est considéré comme hors succession.

L'assurance-vie : un véritable couteau suisse

Pour les épargnants souhaitant une rémunération plus importante de leur assurance-vie en fonds euros, la souscription d'un contrat multisupport permet de diversifier ses placements, sans pour autant prendre trop de risques.
Associé aux fonds en euros, les unités de compte offrent une réelle diversification en matière de produits financiers. On peut ainsi se diriger vers des enveloppes basées sur des parts de SCPI, d'OPCI, de PEA ou d'OPCVM. Ces divers produits financiers étant gérés par des sociétés de gestion ou des gestionnaires professionnels, l'épargnant bénéficie ainsi de l'expérience de ces professionnels.
Les gains versés par ces divers produits financiers sont automatiquement réinvestis dans le contrat d'assurance-vie. Le rendement de ces unités de compte étend sensiblement supérieur à celui des fonds en euros, le capital est mécaniquement revalorisé de manière régulière. Il est par contre important de bien analyser ce que contiennent ces unités de compte, celles-ci variant en termes de rendement, mais aussi de risques, ce même si ceux-ci sont assez limités.
En matière de fiscalité, un contrat multisupport est taxé de la même manière que celui monosupport, et bénéficie donc des mêmes avantages.

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