Les Etats doivent régulièrement emprunter pour financer les déficits et rembourser les emprunts passés arrivant à échéance. Pour ce faire, ils ont à leur disposition deux solutions. La première est la syndicalisation bancaire, qui consiste à emprunter auprès d'un groupement de banques. La deuxième est l'adjudication.

    L'adjudication: Définition

    L'adjudication est le fait d'émettre des titres sur les marchés financiers. Les adjudications ont, depuis une trentaine d'années, largement remplacé la syndication bancaire comme technique privilégiée d'émission pour les titres de dette des Etats. Cette pratique est donc très courante et les Etats tiennent un calendrier prévisionnel d'adjudication.

    Quelques jours avant la date prévue d'une adjudication, l'Etat fait une annonce, confirmant, décalant ou annulant l'opération. Il va également donner les caractéristiques des titres à émettre, c'est-à-dire le type de titres, l'échéance et le montant qu'il souhaite lever.

    Les acheteurs peuvent alors soumettre plusieurs offres stipulant à chaque fois la quantité et le prix souhaités. Les lignes d'émission sont alors adjugées aux plus offrants. Plus la demande est élevée, plus le taux de l'émission pourra être faible. Il existe alors deux procédures différentes pour fixer les taux et servir les demandeurs.

    Adjudication au prix demandé/à la Hollandaise

    La première est l'adjudication dite au prix demandé, ou adjudication " à la hollandaise ". C'est la procédure le plus souvent utilisé en France. Son principe consiste à servir toutes les soumissions au prix demandé. Les offres aux prix les plus élevés sont servies en premier. Celles de niveau inférieur le sont ensuite, jusqu'à ce que la quantité de titres à émettre soit atteinte. Chaque investisseur bénéficiera dans ce cas d'un taux différent. Le taux de l'adjudication annoncé à l'issue de l'opération sera alors un taux moyen pondéré.

    Par exemple, admettons que l'Etat veut lever 2 milliards d'euros, et qu'il y a un investisseur qui demande un milliard à un rendement de 3%, et un autre un milliards à un rendement de 4%. Avec une adjudication à prix demandé, chaque investisseur aura le rendement qu'il souhaite, et l'adjudication se fera à un taux moyen de 3.5%

    Adjudication au prix marginal

    La deuxième adjudication possible est dite à prix marginal. Dans ce cas de figure, l'Etat fixe un taux, et toutes les demandes à un taux inférieur seront servi au taux fixé.

    Dans notre exemple, si c'était une adjudication à prix marginal, le taux de l'adjudication aurait était de 4%, et les deux investisseurs auraient obtenu le même rendement de 4%

    L'opération est un succès lorsque l'Etat arrive à emprunter le montant succès, quelque soit le taux. Mais pour éviter que le taux soit trop élevé, l'Etat peut aussi décidé d'emprunter moins. Dans notre exemple, l'Etat peut décider de n'emprunter qu'1 milliard pour obtenir un taux de 3%.

    Les taux des adjudications, notamment dans la zone euro, sont en constante augmentation depuis plusieurs mois, notamment en Espagne et en Italie. Plus le taux est élevé, plus le cout de la dette augmente, donc le déficit et donc le besoin d'emprunter à l'échéance suivante. Ainsi plus le taux monte, plus l'Etat doit emprunter. C'est un cercle vicieux que des pays comme l'Espagne et l'Italie doivent absolument freiner s'ils ne veulent pas suivre le chemin de la Grece.

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