Le gouvernement a finalement renoncé à exclure les ETF synthétiques des PEA. Les particuliers qui utilisent leur plan d’épargne en actions pour héberger ces actifs conservent ainsi cette possibilité. La décision soulage les investisseurs qui continueront à bénéficier d’une grande marge de manœuvre pour diversifier leur portefeuille. Une sélection minutieuse des fonds s’impose toutefois.
- Les ETF synthétiques internationaux demeurent éligibles au PEA et permettent toujours de diversifier un portefeuille vers les marchés mondiaux.
- Leur fonctionnement via un swap apporte toutefois un risque de contrepartie qui doit être pris en compte lors de la sélection du fonds.
- L’investisseur devra prendre le temps d’analyser l’indice suivi, la structure du véhicule et les risques associés.
Un véhicule pour accéder aux marchés financiers mondiaux
Un ETF, ou tracker, cherche à reproduire les variations d’un indice boursier. Via une réplication physique, le fonds achète directement les actions qui composent tout ou partie de cet indice. La méthode synthétique repose sur un autre mécanisme. En effet, il possède un portefeuille de titres et conclut parallèlement un contrat avec une banque, appelé swap.
En contrepartie, il reçoit la performance de l’indicateur de marché qu’il cherche à répliquer. Il peut ainsi offrir une exposition économique à des entreprises américaines ou asiatiques sans nécessairement détenir leurs actions.
Cette architecture explique la compatibilité de certains ETF internationaux avec les règles du PEA, dont les fonds doivent respecter des critères d’investissement largement orientés vers les titres européens.
Note trustpilot :
- Large choix de fonds (actions, ETF, OPCVM, etc.)
- Frais de courtage compétitifs
- Aucun droits de garde
- Ouverture du compte dès 1€
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Les ETF synthétiques restent accessibles au plan d’épargne en actions
ImportantAprès quelques mois d’incertitude, les détenteurs d’un PEA peuvent continuer à investir, par l’intermédiaire de certains ETF, sur de grands indices internationaux. Le gouvernement a confirmé le 26 août 2026 qu’il ne proposerait finalement pas de changement aux règles d’éligibilité des trackers synthétiques, également appelés ETF « swappés ».
Cette décision préserve l’accès indirect à des indicateurs, tels que le S&P 500, le Nasdaq ou le MSCI World, depuis une enveloppe fiscalement avantageuse. L’enjeu est loin d’être minime, puisque 7,29 millions de PEA étaient ouverts fin 2025, pour 126,5 milliards d’euros de titres, selon la Banque de France. Par ailleurs, les versements ont progressé de +32 % sur un an.
Un outil de diversification avec des risques spécifiques
Pour l’investisseur, le principal intérêt est de pouvoir élargir son portefeuille à des marchés qui seraient difficilement accessibles depuis un PEA. La possibilité de conserver ces actifs constitue ainsi une solution simple pour diversifier une épargne placée dans des actions.
Le risque associé à la banque qui intervient dans le swap représente une particularité de la réplication synthétique. De plus, les fluctuations propres aux marchés suivis, avec la possibilité de subir des pertes lorsque les indices reculent, doivent être considérées par l’épargnant.