Mettre de l'argent de côté est devenu un réflexe pour une grande partie des ménages français. Entre la hausse du coût de la vie, les projets immobiliers, la préparation de la retraite ou la constitution d'une épargne de précaution, les habitudes d'épargne évoluent constamment. Mais combien les Français épargnent-ils réellement ? Existe-t-il un montant de référence selon l'âge ou le niveau de revenus ?

    Les statistiques montrent qu'il n'existe pas une seule réponse. Entre patrimoine, épargne disponible, taux d'épargne ou encore montant épargné chaque mois, plusieurs indicateurs coexistent et répondent à des réalités différentes. Comprendre ces différences permet de mieux situer sa propre situation sans tomber dans le piège des comparaisons simplistes. Voici les principaux chiffres à connaître en 2026.

    L'essentiel à retenir
    • Les ménages français consacrent en moyenne 18,3% de leur revenu disponible brut à l'épargne, un niveau qui reste supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.
    • Le patrimoine net médian atteint 148 100 €, mais ce chiffre ne doit pas être confondu avec le patrimoine moyen, fortement influencé par les ménages les plus aisés.
    • L'épargne évolue avec l'âge, les revenus et la situation familiale, ce qui rend les comparaisons entre ménages souvent peu pertinentes.
    • Les livrets réglementés, l'assurance-vie et le PER figurent parmi les placements les plus utilisés pour constituer une épargne de précaution ou préparer des projets de long terme.
    • Se situer en dessous de la moyenne nationale n'est pas un indicateur suffisant pour évaluer sa situation financière, l'essentiel étant d'épargner régulièrement en fonction de ses revenus et de ses objectifs.

    Épargne moyenne des Français en 2026 : le chiffre et ce qu'il recouvre

    En 2026, un ménage français épargne en moyenne 18,3% de son revenu disponible brut, selon les derniers comptes nationaux publiés par l'INSEE. Dans le même temps, le patrimoine net médian des ménages atteint 148 100 €, tandis que le patrimoine brut médian s'élève à 205 100 €. Ces indicateurs ne mesurent toutefois pas la même réalité et ne doivent pas être confondus.

    Indicateur (mise à jour 2026)Valeur
    Taux d'épargne des ménages18,3% (moyenne 2025)
    Montant moyen épargné chaque moisEnviron 470 € par ménage*
    Patrimoine net médian des ménages148 100 €
    Patrimoine brut médian des ménages205 100 €

    Sources : INSEE et Banque de France.

    *Le montant mensuel dépend du périmètre retenu (par personne ou par ménage) et ne peut être comparé directement au taux d'épargne des ménages.

    Ces chiffres montrent que l'épargne des Français ne se résume pas au solde d'un Livret A ou d'un compte courant. Les statistiques officielles distinguent notamment les sommes mises de côté chaque mois, le patrimoine financier détenu sur différents placements, le patrimoine immobilier ainsi que le patrimoine net, c'est-à-dire la valeur des biens une fois les dettes déduites.

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    Cette distinction est essentielle. Une personne peut disposer d'une capacité d'épargne limitée tout en possédant un patrimoine important grâce à un bien immobilier acquis depuis plusieurs années. À l'inverse, un jeune actif peut épargner plusieurs centaines d'euros chaque mois sans avoir encore constitué un patrimoine significatif. Comprendre ce que mesure chaque indicateur permet donc d'interpréter correctement les statistiques et d'éviter les comparaisons trompeuses.

    Épargne disponible, patrimoine financier, patrimoine net : ne pas confondre les chiffres

    Lorsqu'il est question de l'épargne des Français, plusieurs indicateurs sont souvent utilisés de manière interchangeable. Pourtant, ils ne désignent pas la même chose. Cette confusion explique en partie pourquoi les montants annoncés peuvent varier de quelques milliers à plusieurs centaines de milliers d'euros selon les études.

    L'épargne disponible correspond aux sommes immédiatement mobilisables pour faire face à une dépense imprévue ou financer un projet. Elle regroupe notamment les liquidités présentes sur les comptes courants, les livrets réglementés comme le Livret A ou le LDDS, ainsi que les autres comptes d'épargne accessibles à tout moment.

    Le patrimoine financier va plus loin. Il comprend l'ensemble des actifs financiers détenus par un ménage : livrets d'épargne, comptes à terme, assurance-vie, plans d'épargne retraite (PER), plans d'épargne en actions (PEA), comptes-titres ou encore actions et obligations. Une partie de ces placements peut être récupérée rapidement, tandis que d'autres sont conçus pour être conservés sur plusieurs années.

    Le patrimoine net correspond, lui, à la richesse globale d'un ménage. Il additionne le patrimoine financier et le patrimoine immobilier, puis retranche les dettes en cours, notamment les crédits immobiliers. C'est cet indicateur que l'INSEE utilise pour mesurer le niveau de patrimoine des ménages français.

    Une personne peut disposer de peu d'épargne immédiatement disponible tout en possédant un patrimoine net élevé grâce à un bien immobilier largement remboursé. À l'inverse, un jeune actif peut détenir une épargne liquide importante sans avoir encore constitué un patrimoine conséquent.

    Moyenne ou médiane : pourquoi le montant « moyen » est trompeur

    Le chiffre de l'épargne « moyenne » attire naturellement l'attention, mais il ne reflète pas la situation de la majorité des Français. En statistique, la moyenne est fortement influencée par les patrimoines les plus élevés. Quelques ménages très fortunés suffisent à faire grimper le résultat, même si la plupart des foyers disposent d'un patrimoine bien inférieur.

    C'est pourquoi l'INSEE privilégie souvent la médiane. Cet indicateur partage la population en deux groupes égaux : 50% des ménages possèdent un patrimoine inférieur au montant médian et 50% un patrimoine supérieur. Contrairement à la moyenne, il n'est pas déformé par les valeurs extrêmes et offre une vision beaucoup plus fidèle de la situation réelle des ménages.

    Prenons l'exemple des comptes courants. La moyenne des dépôts à vue s'élève à 6 617 € par compte fin 2025 (Banque de France). Mais dans le détail, près d'un tiers des comptes (32%) affichent un solde de 150 € ou moins, et seuls 18% dépassent 5 000 €. Ce sont en réalité les 11% de comptes avec plus de 10 000 € qui tirent la moyenne vers le haut, puisqu'ils concentrent à eux seuls 80% de l'encours total des dépôts à vue. Une poignée de gros comptes suffit donc à faire grimper la moyenne très au-dessus de ce que possède la majorité des Français.

    Cette différence est particulièrement visible lorsqu'on s'intéresse au patrimoine. Le patrimoine moyen est nettement supérieur au patrimoine médian, preuve que les patrimoines les plus élevés tirent la moyenne vers le haut. Se comparer uniquement à cette valeur peut donc conduire à des conclusions erronées sur sa propre situation financière.

    L'écart entre le patrimoine brut médian (205 100 €) et le patrimoine net médian (148 100 €) montre déjà le poids de l'endettement, mais la moyenne nationale du patrimoine brut, elle, se situe nettement au-dessus de la médiane. Selon l'INSEE, les 5% de ménages les mieux dotés possèdent à eux seuls un patrimoine net supérieur à 1 268 200 €, ce qui suffit à distordre n'importe quelle moyenne nationale.

    Pour évaluer son niveau d'épargne, la médiane constitue généralement un meilleur point de repère. Elle permet de savoir où l'on se situe par rapport à l'ensemble des ménages sans subir l'effet des très hauts patrimoines. Elle rappelle également qu'il n'existe pas de montant idéal valable pour tous : l'âge, les revenus, la composition du foyer ou encore les projets de vie influencent fortement la capacité à épargner.

    Taux d'épargne des ménages : quelle part de revenu les Français mettent de côté

    Le taux d'épargne mesure la part du revenu disponible brut qui n'est pas consommée et qui est mise de côté. Cet indicateur macroéconomique est la référence utilisée par l'INSEE pour suivre les habitudes d'épargne des ménages français.

    En moyenne, le taux d'épargne des ménages s'établit à 18,3% en 2025. Autrement dit, pour 100 € de revenu disponible, près de 18 € sont consacrés à l'épargne. Ce niveau reste supérieur à celui observé avant la crise sanitaire, même si le taux a progressivement diminué après les records atteints pendant la période de Covid-19.

    Cette épargne ne se retrouve pas uniquement sur les livrets réglementés. Elle alimente également les comptes courants, l'assurance-vie, les plans d'épargne retraite, les placements financiers ou encore les remboursements anticipés de crédits. Les choix d'épargne varient selon l'âge, le niveau de revenus, les objectifs patrimoniaux et le contexte économique.

    Le maintien d'un taux d'épargne élevé traduit aussi un comportement de précaution. Dans un environnement marqué par les incertitudes économiques, de nombreux ménages préfèrent conserver une réserve financière avant d'engager des dépenses importantes. Les enquêtes de conjoncture de l'INSEE montrent ainsi que l'épargne reste perçue comme un moyen de sécuriser l'avenir, mais aussi de préparer un projet immobilier, la retraite ou la transmission de patrimoine.

    Évolution de l'épargne des Français : ce qui a changé depuis 2019

    Le taux d'épargne français n'a jamais retrouvé son niveau d'avant-Covid, et c'est précisément ce qui frappe quand on regarde la série longue de l'INSEE :

    AnnéeTaux d'épargneTaux d'épargne financière
    201914,6%4,1%
    202020,4%10,4%
    202119,1%7,7%
    202216,9%5,5%
    202317,0%6,6%
    202418,2%9,0%
    202518,3%9,1%

    Source : INSEE, comptes nationaux trimestriels et annuels, publication de février 2026.

    Le pic de 2020 (20,4%) s'explique par les confinements, qui ont mécaniquement bloqué une partie de la consommation. Le repli de 2022 (16,9%) correspond au retour des dépenses contraintes et au pic inflationniste. Depuis, le taux d'épargne remonte progressivement et reste, en 2025, près de quatre points au-dessus de son niveau de 2019, signe d'une épargne de précaution devenue structurelle plutôt que conjoncturelle, entretenue par les incertitudes économiques et géopolitiques successives.

    Épargne moyenne par âge : de 25 à 60 ans et plus

    La capacité d'épargne suit une courbe assez nette : elle progresse avec l'âge jusqu'à l'approche de la retraite, portée par la hausse des revenus et la baisse relative des dépenses d'installation, puis évolue différemment selon que l'on regarde le taux d'épargne ou le patrimoine accumulé.

    Tranche d'âgeTaux d'épargne netteÉpargne mensuelle (ordre de grandeur)Patrimoine net médian
    18 à 29 ans4%≈ 80 à 140 €15 800 € (moins de 30 ans)
    30 à 39 ans11%≈ 195 à 245 €49 400 €
    40 à 49 ans10%≈ 220 à 270 €178 500 €
    50 à 64 ans15%≈ 350 à 490 €-
    60 à 69 ans18%≈ 495 €214 300 €
    70 ans et plus25%≈ 720 €209 900 €

    Sources : INSEE, Comptes nationaux par catégories de ménages, « Les montants de patrimoine détenus par les ménages en 2024 ».

    Quelques repères à retenir pour se situer :

    • Les 18-29 ans peinent à mettre de côté plus de 80 à 140 € par mois, avec un taux d'épargne de seulement 4%. C'est logique : c'est l'âge des premiers salaires, souvent modestes, et des dépenses d'installation (logement, mobilier, véhicule).
    • Les 30-39 ans voient leur taux d'épargne grimper à 11%, en parallèle de la constitution d'une épargne projet (achat immobilier, enfants). Le patrimoine net médian passe alors sous la barre des 50 000 €.
    • Les 40-49 ans affichent un taux légèrement inférieur (10%) mais un patrimoine déjà multiplié par 3,6 par rapport à la décennie précédente (178 500 € de patrimoine net médian), porté par le remboursement du crédit immobilier.
    • Les 50-64 ans sont la tranche d'âge qui épargne le plus en proportion de ses revenus (15%), avec des revenus plus stables et des enfants souvent moins à charge.
    • Après 60-65 ans, le patrimoine atteint son maximum (autour de 214 300 € net à 60-69 ans) avant de refluer légèrement après 70 ans, sous l'effet des donations et transmissions.

    À noter : les montants en euros diffèrent sensiblement selon la méthode de calcul. Ces chiffres sont des ordres de grandeur, pas des relevés bancaires individuels, les écarts réels au sein d'une même tranche d'âge restent très marqués selon le métier, le niveau de diplôme ou la situation familiale.

    Disparités d'épargne : revenus, situation familiale, statut et région

    L'épargne moyenne masque des écarts considérables, bien plus importants que ceux liés au seul âge.

    • Selon le niveau de revenu, l'écart est massif : les 20% de ménages les plus modestes affichent un taux d'épargne de 3%, contre 28% pour les 20% les plus aisés, selon les données INSEE. En euros, cela va de 30 € épargnés par mois pour les plus modestes à 1 328 € pour les plus aisés.
    • Selon la situation familiale, les couples sans enfant épargnent le plus (16% de taux d'épargne nette), suivis des couples avec un ou deux enfants (14%). À l'inverse, les familles monoparentales affichent un taux d'épargne nette négatif (-1%), tout comme les ménages classés « modestes » dans leur ensemble (-2%), signe qu'une partie de la population puise dans son épargne ou s'endette pour boucler ses fins de mois plutôt que d'épargner.
    • Selon le statut professionnel, les indépendants et professions libérales, ainsi que les retraités agriculteurs, affichent le taux d'épargne le plus élevé (35%), suivis des cadres (16% en flux global, ou 22% selon la lecture INSEE par catégorie socioprofessionnelle). Les ouvriers et employés se situent nettement en dessous, autour de 2 à 12%.
    • Selon la région, les écarts restent significatifs mais les classements diffèrent selon les études. L'Île-de-France arrive systématiquement en tête (montant d'épargne annuelle le plus élevé), suivie selon les sources par la Nouvelle-Aquitaine, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur ou l'Auvergne-Rhône-Alpes. Les régions Hauts-de-France, Centre-Val de Loire et Normandie figurent régulièrement parmi les moins bien dotées.

    Pourquoi les Français épargnent : précaution, retraite, immobilier, projets

    Contrairement à une idée reçue, les Français n'épargnent pas d'abord pour financer des projets, mais par crainte de l'avenir. Selon le Baromètre 2026 « Les Français, l'épargne et la retraite » (Ipsos/Cercle des épargnants), la première motivation reste, de loin, la constitution d'une épargne de précaution (60% des répondants), loin devant la préparation de la retraite (26%), la couverture du risque de dépendance (22%), le soutien aux enfants ou petits-enfants (21%), le financement d'un achat important (15%) et l'achat immobilier (10%).

    Cette logique de précaution se retrouve dans une autre enquête, OpinionWay pour Advenis : 67% des sondés déclarent épargner pour faire face à une dépense imprévue, et 78% préfèrent des placements offrant un couple rendement/risque faible plutôt que performant. L'enquête de conjoncture de l'INSEE de janvier 2026 confirme cette tendance côté immobilier, avec une remontée notable du motif d'achat immobilier parmi les raisons déclarées d'épargner.

    Cette prudence explique en creux pourquoi une part significative des Français continue de laisser son argent sur des supports peu ou pas rémunérés : selon le baromètre Altaprofits/IFOP de juin 2026, 13% des Français choisissent de conserver la totalité de leur épargne sur leur compte courant, un comportement particulièrement marqué chez les plus âgés, qui traduit une préférence pour la disponibilité immédiate plutôt qu'un objectif de rendement.

    Produits d'épargne les plus utilisés par les Français

    Les livrets réglementés restent, de très loin, le support d'épargne le plus répandu. Selon l'INSEE, 86,9% des Français détiennent au moins un livret d'épargne (Livret A, LDDS, LEP...), 41,7% ont souscrit une assurance-vie, 27% possèdent un produit d'épargne logement (PEL, CEL), 19,1% un produit d'épargne retraite (PER) et 17,4% détiennent des valeurs mobilières (actions, obligations).

    Côté encours, l'épargne réglementée pesait 947,5 milliards d'euros fin 2025 selon la Banque de France, soit 14,4% du patrimoine financier total des ménages, répartis entre le Livret A (46,4% de l'encours, 439,6 milliards d'euros), le PEL (21,2%, 201,1 milliards), le LDDS (17,4%, 164,9 milliards) et le LEP (8,8%, 83,7 milliards).

    Sur les taux de rémunération, 2026 marque un tournant après plusieurs baisses consécutives : le Livret A et le LDDS, restés à 1,50% depuis février 2026, sont repassés à 1,70% à partir du 1er août 2026, une hausse actée par arrêté ministériel sur proposition de la Banque de France, en lien avec la remontée de l'inflation hors tabac sur le premier semestre. Le LEP, réservé aux ménages modestes sous conditions de revenus, reste fixé à 2,50% à la même date, un écart de 0,80 point avec le Livret A qui en fait toujours le placement réglementé le mieux rémunéré.

    Épargne inférieure à la moyenne : comment progresser sans se comparer

    Se situer en dessous des moyennes présentées dans cet article n'a rien d'anormal : elles sont, on l'a vu, tirées vers le haut par une minorité de ménages aisés et par des effets d'âge. La bonne question n'est pas « suis-je dans la moyenne ? » mais « ma trajectoire d'épargne est-elle cohérente avec ma situation et mes projets ? ».

    Quelques leviers concrets, indépendants du niveau de revenu :

    • Objectiver son budget avant d'épargner. La méthode dite du 50/30/20 (50% de dépenses contraintes, 30% de dépenses de confort, 20% d'épargne) donne un cadre simple pour identifier une marge de manœuvre, sans viser un montant absolu déconnecté de ses revenus.
    • Automatiser un virement, même modeste. Programmer un virement dès la réception du salaire, plutôt que d'épargner ce qui reste en fin de mois, change mécaniquement le comportement d'épargne. C'est un réflexe cité par plusieurs baromètres du secteur comme un facteur clé de régularité.
    • Constituer d'abord une épargne de précaution disponible, avant de se projeter vers des placements plus longs. L'ordre de grandeur généralement recommandé est de 3 à 6 mois de dépenses courantes sur un support liquide (livret), avant d'envisager assurance-vie ou PER.
    • Ne pas laisser dormir un capital important sur un compte courant non rémunéré. Avec un solde moyen de 6 617 € sur les comptes courants et 13% des Français qui y conservent la totalité de leur épargne, une partie significative du pouvoir d'achat perdu chaque année tient simplement à de l'argent non placé, même a minima sur un livret réglementé.

    L'essentiel reste la régularité plus que le montant : un effort d'épargne modeste mais constant, maintenu sur plusieurs années, finit par peser bien plus lourd que des versements ponctuels plus importants mais irréguliers.

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    Questions fréquentes sur l'épargne des Français

    Quelle est l'épargne moyenne des Français en 2026 ?

    Il n'existe pas de montant officiel unique de l'épargne moyenne des Français, car plusieurs indicateurs coexistent. L'INSEE mesure notamment le taux d'épargne des ménages, qui atteint 18,3% du revenu disponible brut en moyenne en 2025, tandis que le patrimoine net médian des ménages est estimé à 148 100 €. D'autres études s'intéressent au montant épargné chaque mois ou aux sommes détenues sur les différents produits d'épargne.

    Quelle est la différence entre épargne moyenne et épargne médiane ?

    L'épargne moyenne correspond à la moyenne des montants détenus par l'ensemble des ménages. Elle est fortement influencée par les patrimoines les plus élevés. La médiane, en revanche, partage la population en deux groupes égaux : la moitié des ménages possède moins que ce montant et l'autre moitié davantage. Cet indicateur reflète généralement mieux la situation de la majorité des Français.

    Quel est le patrimoine médian des Français ?

    Selon les dernières données publiées par l'INSEE, le patrimoine net médian des ménages français s'établit à 148 100 €. Il comprend l'ensemble des actifs financiers et immobiliers, après déduction des dettes en cours, notamment les crédits immobiliers.

    Quel est le taux d'épargne moyen des ménages français ?

    Le taux d'épargne des ménages français atteint 18,3% en moyenne en 2025, selon les comptes nationaux de l'INSEE. Il mesure la part du revenu disponible brut qui n'est pas consommée et qui est consacrée à l'épargne. Ce niveau demeure supérieur à celui observé avant la crise sanitaire.

    Quels sont les placements préférés des Français ?

    Les livrets réglementés, en particulier le Livret A et le LDDS, restent les placements les plus répandus pour constituer une épargne de précaution. L'assurance-vie occupe également une place majeure dans le patrimoine financier des ménages, tandis que le PER, le PEA et les autres placements financiers répondent davantage à des objectifs de long terme comme la retraite ou la valorisation du patrimoine.

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