Calculatrice et euros à côté de livrets d’épargne

    Taux au 1er août, plafonds, conditions d’accès et sécurité : tour d’horizon des principaux livrets réglementés pour décider lequel privilégier selon votre profil.

    À retenir
    • Depuis le 1er août, le Livret A est à 1,70% net et le LEP à 2,50% net.
    • Plafonds : Livret A 22 950 €, LDDS 12 000 €, LEP 10 000 €, Livret Jeune 1 600 €.
    • Le LEP est réservé aux ménages dont le RFR est inférieur à 23 028 € (pour une part).
    • Livret A, LDDS et LEP : capital garanti par l’État ; Livret Jeune : garantie FGDR jusqu’à 100 000 € par banque.
    • Une partie des encours est centralisée à la CDC : 60% (Livret A/LDDS) et 50% (LEP), soit plus de 406 Md€ fin 2025.

    Jusqu’à 44 950 euros peuvent être placés, pour un adulte contribuable peu ou pas imposé, en cumulant Livret A, LDDS et LEP. Ce trio combine exonération fiscale, capital préservé et retraits possibles à tout moment.

    Cette épargne réglementée, très spécifique au modèle français, a ses atouts : elle sert souvent de réserve de sécurité, avec un fonctionnement simple et des risques limités. Certains y voient aussi une limite : en restant sur des supports liquides, l’épargnant peut être tenté de ne pas chercher de solutions plus adaptées à un horizon long.

    Depuis la mise à jour des taux au 1er août, voici ce qui distingue Livret A, LDDS, LEP et Livret Jeune, selon six critères : rendement, plafond, conditions d’ouverture, disponibilité, garantie et emploi des fonds.

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    Rémunération : le LEP reste en tête

    Pour les livrets réglementés, le repère central demeure le taux du Livret A, décidé par l’État et servant de base aux autres. Depuis le 1er août, il est fixé à 1,70%, net d’impôt et de prélèvements sociaux.

    Sur le seul rendement, le Livret d’épargne populaire (LEP) se distingue : il est présenté comme le seul conçu pour garantir une protection contre l'érosion monétaire. Depuis le 1er août, son taux est de 2,50%, soit 0,30 point au-dessus de ce que la formule aurait donné. À noter : ce coup de pouce est moins avantageux qu'avant, l’écart avec le Livret A étant passé d’un point en juillet à 0,80 point désormais.

    Ce différentiel s’explique par la cible du LEP : il est réservé aux ménages modestes. L’éligibilité dépend du revenu fiscal de référence (RFR), qui doit être inférieur à 23 028 euros pour une part.

    Plafonds de versement : le Livret A garde l’avantage

    L’exonération sociale et fiscale a un coût public : en 2025, elle a représenté plus de 4,8 milliards d'euros à l'Etat. En contrepartie, chaque produit est encadré par un plafond de versements (seuls les intérêts peuvent le faire dépasser au fil du temps).

    Ces limites ont été relevées par étapes : le plafond du LDDS a doublé en 2012 (de 6 000 à 12 000 euros). Le plafond du LEP a été rehaussé au 1er octobre 2023, de 7 700 à 10 000 euros. Le Livret Jeune, lui, reste plafonné à 1 600 euros.

    Le Livret A permet la capacité la plus élevée : jusqu’à 22 950 euros au taux de 1,70% net.

    Qui peut ouvrir quoi ? Le Livret A, le plus universel

    Le Livret A est accessible à toute personne présente en France, quel que soit l’âge, à condition de n’en détenir qu’un (la détention multiple est interdite). À La Banque Postale, il peut aussi être ouvert par une personne sans domicile fixe. Il existe également pour des personnes morales (associations, syndicats de copropriété, organismes HLM…).

    Les autres livrets sont plus encadrés :

    • le LDDS est réservé aux particuliers contribuables (les mineurs rattachés au foyer fiscal ne peuvent donc pas en ouvrir),
    • le Livret Jeune concerne les 25 ans et moins,
    • le LEP dépend des plafonds de RFR.

    Retraits : une liquidité similaire pour tous

    Si le Livret A est souvent utilisé pour l’épargne de précaution, c’est notamment parce que les sommes ne sont pas bloquées : elles sont disponibles à tout moment et pouvant même être retirées à partir de 10 euros (et 1,50€ à La Banque Postale).

    Mais cette souplesse ne lui est pas propre : LDDS, LEP et Livret Jeune offrent la même logique de disponibilité. Sur ce point, difficile de départager.

    Garantie : État ou FGDR, selon le livret

    Sur le Livret A, le LDDS et le LEP, le capital est garanti à 100% par l’État. L’épargnant n’a pas à craindre une perte en capital.

    Le Livret Jeune relève, lui, du Fonds de garantie des dépôts et de résolution (FGDR), comme d’autres comptes bancaires : la protection est alors limitée à 100 000 euros par client et par banque, tous comptes confondus.

    À quoi sert l’argent déposé ? Un « pot » commun

    L’épargne réglementée a aussi une finalité de politique publique : collecter des dépôts utilisables par la puissance publique pour financer notamment le logement social, la politique de la ville, la transition énergétique, ainsi que des projets portés par les collectivités (éducation, mobilités, eau potable…). Dans les grandes lignes, Livret A, LDDS et LEP alimentent le même ensemble, le Fonds d’épargne, géré par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC).

    Une partie des encours est centralisée : 60% pour le Livret A et le LDDS, 50% pour le LEP, soit plus de 406 milliards d'euros fin 2025. Le reste demeure dans les banques collectrices, avec une affectation encadrée (PME, transition énergétique, économie sociale et solidaire).

    Choisir selon votre situation : quelques repères

    Si vous n’avez pas de quoi remplir tous les livrets à leur maximum, l’ordre de priorité peut varier. Beaucoup de Français ont déjà un Livret A, parfois ouvert très tôt, mais il peut être pertinent d’arbitrer entre supports.

    Si votre revenu fiscal de référence ne dépasse pas les seuils autorisés, le LEP est à privilégier en premier, compte tenu de sa rémunération. L’éligibilité se vérifie sur l’avis d’impôt ; la banque peut aussi contrôler la situation en interrogeant directement l’administration fiscale.

    Si vous avez moins de 25 ans, pensez au Livret Jeune : le taux est fixé par les banques et se situe généralement au-dessus de celui du Livret A, tout en ne pouvant pas lui être inférieur légalement.

    Si vous avez la fibre solidaire, optez en priorité pour le LDDS, qui permet de donner tout ou partie des intérêts et du capital à des associations des champs social et environnemental.

    Enfin, pour des projets de long terme (par exemple la préparation de la retraite), d’autres placements comme l’assurance vie ou le PER peuvent être envisagés, avec des perspectives de rendement différentes et des contraintes propres.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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