Le 16 octobre, l’Assemblée nationale a rejeté les amendements visant à alourdir la taxation des intérêts, conservant ainsi la flat tax à 31,4 %. Cette décision maintient le cadre fiscal de 2026 pour les 233 milliards d’euros placés sur les livrets bancaires ordinaires, dont le rendement moyen s’établissait à 0,79 % brut en août. Les élus de la Chambre haute pourraient toutefois revenir sur cette mesure lors de leur examen du texte.
Après plusieurs mois de stagnation, la rémunération de base des livrets bancaires suralimentés affiche une légère orientation à la hausse en ce début d’automne. Parallèlement, l’ensemble du paysage de l’épargne réglementée et des placements sécurisés s’ajuste dans un contexte d’inflation stabilisée à 2,1 % pour l’année 2026.
Inflation plus élevée, €STR orienté à la hausse : la formule réglementaire suggère un relèvement du taux du Livret A au 1er février 2027, sous réserve d’une décision finale du gouvernement.
Depuis le 1er août 2026, le Livret A affiche 1,70% net. Plusieurs banques mettent en avant des taux promotionnels, sur une durée limitée, qui permettent de le dépasser malgré la fiscalité.
Un amendement au projet de loi de finances pour 2027, déjà validé en commission, propose d’augmenter le plafond du livret A de 22 950 euros à 30 000 euros afin de soutenir la rénovation des logements sociaux.
La banque en ligne Monabanq ne commercialise plus son Livret Jeune, rémunéré 2,5%. Les détenteurs actuels ne voient pas leurs conditions évoluer, selon l’enseigne.
Dans le cadre du Plan national d’adaptation au changement climatique, l’exécutif étudie la possibilité de relever le plafond du Livret A de 22 950 à 30 000 euros. La Fédération bancaire française met en garde contre un coût fiscal et un effet limité sur l’investissement.
À partir du 1er octobre, Distingo Bank, la banque de Stellantis, rehausse les taux de son Livret Distingo et de ses comptes à terme, avec une offre de bienvenue sur le livret.