Avec 545 milliards d’euros laissés sur les comptes courants fin mars 2026, une partie de l’épargne pourrait viser les comptes à terme. Les taux moyens progressent, mais l’argent est immobilisé et les retraits anticipés peuvent coûter cher.
- Fin mars 2026, 545 milliards d’euros étaient laissés sur les comptes courants, généralement sans rémunération.
- Les comptes à terme proposent un taux garanti sur une durée souvent comprise entre 3 mois à 5 ans.
- En mars, le taux moyen sur les nouveaux comptes à terme jusqu’à 24 mois est de 2,06% brut (contre 1,99% brut en janvier).
- La fiscalité s’applique via la flat tax de 31,4% sur les intérêts.
- En cas de sortie avant terme : clôture du compte, pénalités possibles (jusqu’à -25% d’intérêts) et délai légal maximal de 32 jours.
Après une vente immobilière ou le règlement d’une succession, il n’est pas rare de laisser temporairement des fonds sur un compte courant, en attendant de choisir un placement. D’après la Banque de France, les ménages détenaient 545 milliards d’euros sur ces comptes à la fin mars 2026, une somme majoritairement non rémunérée.
Pour les épargnants qui peuvent se passer de liquidités pendant un temps, les comptes à terme constituent une option sans risque proposée par les banques. Le principe : prêter une somme pour une durée souvent comprise entre 3 mois à 5 ans, avec un taux fixé à l’avance et garanti sur toute la période, puis des intérêts versés à l’échéance.
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Ce que montrent les derniers taux moyens de la Banque de France
Selon la Banque de France, la rémunération des nouveaux comptes à terme continue de progresser. En mars, les 12 milliards d’euros placés sur une durée de 24 mois maximum affichaient un taux moyen de 2,06% brut, contre 1,99% brut pour les 13 milliards d’euros investis en janvier.
La logique reste la même : plus la durée est longue, plus le taux moyen monte. En janvier, la rémunération atteignait 2,62% brut pour les 3 milliards d’euros investis sur des comptes à terme de plus de 2 ans. En mars, elle s’établit à 2,67% pour 2 milliards d’euros versés.
Offres bancaires : exemples de hausses et fiscalité
Ces chiffres restent des moyennes : certaines banques affichent ponctuellement des conditions plus favorables. Distingo Bank (groupe Stellantis) a, par exemple, annoncé une revalorisation de plusieurs durées :
- CAT Green sur 10 mois : de 2,10% à 2,30% brut ;
- CAT 1 an : de 2,15% à 2,35% brut ;
- CAT 2 ans : de 2,20% à 2,40% brut ;
- CAT 3 ans : de 2,30% à 2,50%.
« Dans un contexte où les Français sont de plus en plus attentifs à la sécurisation de leur épargne et à la recherche de rendement, les comptes à terme retrouvent une place centrale dans leurs stratégies de placement », citée par MoneyVox.
D’autres acteurs mettent aussi en avant des rendements plus élevés en contrepartie d’une immobilisation plus longue. À la différence du Livret A, un compte à terme est en effet soumis à la flat tax de 31,4% sur les intérêts.
À noter : ces rémunérations pourraient encore évoluer dans les prochaines semaines si la Banque centrale européenne (BCE) décidait d’une hausse de ses taux en juin.
Avant de souscrire, les clauses à contrôler
Comme pour tout placement, les conditions contractuelles méritent d’être lues attentivement. Contrairement au Livret A, aux livrets bancaires ou aux fonds en euros de l’assurance vie, les sommes placées sur un compte à terme ne sont pas disponibles pendant la durée prévue, sauf déblocage avant terme.
Un retrait anticipé entraîne la fermeture du compte et s’accompagne le plus souvent de pénalités, susceptibles de réduire les intérêts de 25%. Enfin, l’argent n’est pas forcément récupéré immédiatement : le délai légal maximal est de 32 jours.