Un sondage YouGov France pour MoneyVox montre des réticences à l’idée d’utiliser le Fonds d’Epargne pour financer les futurs réacteurs EPR2. Pour ceux qui envisagent de déplacer leur argent, voici les principales alternatives rémunérées, de la plus proche du Livret A à la plus éloignée.
- 48% des personnes interrogées sont opposées à l’usage du Fonds d’Epargne pour financer les EPR2.
- 60% de la collecte du Livret A, du LDDS et du LEP est centralisée dans le Fonds d’Epargne.
- Parmi les détenteurs de livrets réglementés, 26% envisagent de retirer leur épargne si le projet se concrétise.
- 30% des détenteurs de livrets réglementés interrogés ne savent pas quoi faire des sommes retirées.
- Les alternatives vont du livret bancaire (liquide, mais fiscalisé) aux placements risqués (actions, crypto, or, matières premières).
D’après un sondage mené par notre partenaire YouGov France, 48% des répondants disent être opposés au recours au Fonds d’Epargne—où est centralisée 60% de la collecte du Livret A, du LDDS et du LEP—pour contribuer au financement des futurs réacteurs nucléaires EPR2.
Note trustpilot :
- Taux boosté à 5 % annuel brut sur les 2 premiers mois, puis 1,60 %/an
- Capital garanti et toujours disponible
- O frais
- Accessible dès 10€,, offre sous conditions visible sur la page produit
Offre du moment
Chez les détenteurs de livrets réglementés, le sujet pourrait même avoir un effet concret : 26% à envisager d'en retirer leur épargne si le projet se concrétisait.
Reste une inconnue : parmi les personnes interrogées disposant d’un livret réglementé, près d’un tiers (30%) ne savent pas ce qu’elles feraient des sommes retirées. Voici un tour d'horizon des supports rémunérés disponibles sur le marché, du plus proche du Livret A au plus éloigné.
Option 1 : les livrets bancaires, proches du Livret A
Les livrets bancaires ordinaires, conçus et commercialisés par les banques, ressemblent le plus aux livrets réglementés sur deux points clés.
La sécurité, d’abord : le capital n’est pas exposé à une perte. En cas de défaillance de l’établissement, les dépôts sont couverts par le Fonds de garantie des dépôts, dans la limite de 100 000€ par client et par banque (1).
La disponibilité, ensuite : les sommes restent mobilisables à tout moment, sans contrainte autre que le solde. De quoi en faire un outil pertinent pour une épargne de précaution, utilisable rapidement si besoin.
Le revers se situe du côté de la rémunération. Contrairement aux livrets réglementés, ces produits n’ouvrent pas droit à l’exonération fiscale : le taux indiqué est brut. Pour estimer le rendement réel, il faut retrancher les prélèvements sociaux (18,6%) et l’impôt (12,8% via le PFU), soit 31,4% au total. Dans ces conditions, pour viser un gain équivalent au Livret A, il faut plutôt cibler des livrets affichant au moins 2,20% brut. Ils ne sont pas nombreux, mais existent.
Alternative fréquemment citée : l’assurance vie en euros
Selon le sondage YouGov France pour MoneyVox, l’assurance vie en euros arrive en tête des solutions envisagées si les Français devaient retirer leur argent du Livret A : plus d’un tiers des épargnants interrogés la choisiraient.
L’explication tient au niveau de risque : les fonds en euros offrent une garantie intégrale du capital. Cette protection vaut aussi en cas de faillite de l’assureur, dans la limite de 70 000 euros. En revanche, ce cadre ne s’applique pas aux unités de compte, qui peuvent entraîner une perte en capital.
Note trustpilot :
- Offre de bienvenue: 200€ offerts sous conditions
- Un fonds en euros boosté pendant 2 ans sous conditions
- 0€ de frais d'entrée / d'arbitrage
- Accessible dès 500 € de versement initial
Offre de bienvenue
Autre point de comparaison : la performance. En 2025, l’assurance vie en euros a servi en moyenne 2,60% (2). Les écarts peuvent toutefois être importants selon les assureurs et les banques. Il s’agit d’un taux net de frais de gestion, auquel restent à soustraire prélèvements sociaux et fiscalité. À noter : en assurance vie, l’imposition varie selon l’ancienneté du contrat et devient plus favorable avec le temps.
Entre cette fiscalité spécifique et les délais de traitement des rachats, l’assurance vie apparaît comme un placement moins liquide que le Livret A, et donc généralement moins adapté à l’épargne de précaution.
Comptes à terme : mieux rémunérés, mais argent immobilisé
Les comptes à terme reposent, comme les livrets, sur une garantie totale du capital placé. Le taux communiqué est lui aussi brut : toute comparaison avec le Livret A suppose donc d’en déduire prélèvements sociaux et fiscalité.
Sur le marché, il est souvent possible de trouver sur le marché des comptes à terme affichant des taux supérieurs à ceux des livrets réglementés. La contrepartie est claire : accepter d’y laisser son épargne pendant plusieurs années.
Car la grande différence tient à la liquidité. Les fonds sont généralement récupérables en une seule fois, parfois après un préavis, mais au prix de pénalités (par exemple, l’application d’un taux d’intérêt réduit). En pratique, ce n’est pas l’outil le plus adapté pour faire face à un imprévu.
Et si l’on accepte davantage de risque ?
Le sondage indique aussi que certains épargnants pourraient orienter tout ou partie des sommes retirées vers des supports plus volatils : investissements boursiers (12%), ou encore cryptomonnaies, l'or et matières premières (12%). Les offres sont nombreuses, avec un point commun : un risque plus ou moins élevé de perte en capital.
(1) Cette limite de 100 000€ concerne l'ensemble des dépôts d'un client dans une banque : comptes courants, livrets (sauf livrets réglementés), comptes à terme, comptes espèces, etc.
(2) Source : France Assureurs.