Le dernier rapport de la Banque de France sur l’épargne réglementée, publié mi-juillet, confirme la place centrale du livret A en 2025. Il met aussi en lumière de grands écarts d’encours selon les départements et des évolutions contrastées.
- 58 millions de livrets A sont ouverts en 2025, avec un taux de détention de 83%.
- La progression ralentit : +0,7% en 2025, avec moins de 3 millions d’ouvertures pour les personnes physiques.
- L’encours moyen atteint 7 554 € en 2025 (contre 7 482 € en 2024).
- Plus haut niveau observé : Lozère, 9 535 € ; plus bas : Seine-Saint-Denis, 4 448 €.
- Forte hausse en Corse : +10,8% en Haute-Corse et +9,3% en Corse-du-Sud ; forte baisse en Seine-Saint-Denis : -11,2%.
Avec 58 millions de livrets ouverts et un taux de détention de 83%, le livret A demeure en 2025 le produit d’épargne le plus répandu, selon le rapport de la Banque de France sur l’épargne réglementée publié mi-juillet.
Ouvertures : la hausse continue, mais à un rythme moindre
Le document souligne toutefois un essoufflement de la dynamique. « La progression du nombre de livrets A poursuit toutefois son ralentissement (+0,7% en 2025, contre +1,3% en 2024 et +2% en 2023), avec moins de 3 millions d'ouvertures pour les personnes physiques, soit son niveau de 2021 », indique le rapport.
Encours moyen : 7 554 € en 2025, des écarts marqués
Le montant moyen détenu progresse encore : 7 554 euros en 2025, après 7 482 euros en 2024, 7 077 euros en 2023 et 6 351 euros en 2022.
Où l’encours moyen est-il le plus élevé ?
Plusieurs départements du sud et de l’ouest affichent des niveaux supérieurs à la moyenne nationale, notamment : Lozère, 9 535 euros ; Haute-Loire, 9 363 euros ; Aveyron, 9 333 euros ; Cantal, 9 115 euros. En Bretagne, les moyennes ressortent aussi élevées : Finistère, 8 779 euros ; Morbihan, 8 718 euros ; Ille-et-Vilaine, 8 576 euros ; Côtes-d’Armor, 8 447 euros.
À l’inverse, des montants plus faibles en Île-de-France
Les encours moyens sont nettement plus bas en Seine-Saint-Denis (4 448 euros). D’autres départements se situent également en dessous, comme le Val-d’Oise (6 072 euros), l’Aisne (6 333 euros), la Haute-Corse (6 510 euros) ou la Seine-et-Marne (6 691 euros).
Pourquoi de tels écarts entre départements ?
Interrogée par MoneyVox, la Banque de France rappelle les limites des informations disponibles : elle ne possède pas « de données aussi précises pour chaque territoire mentionné », mais précise que « les clients ont pu ouvrir leur compte dans un département, puis déménager sans changer de conseiller clientèle ni de guichet (cas de nombreux Bretons) ».
Évolution des encours : la Corse en forte hausse, quatre baisses
Dans la plupart des départements, les encours augmentent. La hausse est particulièrement forte en Corse, avec +10,8% en Haute-Corse et +9,3% en Corse-du-Sud. D’autres progressions notables apparaissent dans la Vienne (+4,6%), à Paris (+4,3%) et dans la Drôme (+4,1%).
À l’inverse, le rapport fait état d’un recul dans quatre départements : le Territoire de Belfort (-0,6%), l’Ain (-0,6%), la Nièvre (-1,1%) et surtout la Seine-Saint-Denis (-11,2%). Parmi les facteurs avancés : un niveau de vie médian plus bas, une capacité d’épargne plus réduite et des revenus davantage absorbés par les dépenses contraintes (logement, alimentation...).