À partir d’un cas fictif mais réaliste, MoneyVox a simulé le rendement d’un PEL ouvert en mars 2011, alimenté pendant 10 ans puis laissé fructifier jusqu’à sa clôture automatique en 2026.
- Scénario simulé : PEL ouvert début mars 2011, 225 euros à l’ouverture.
- Versements : 45 euros par mois pendant 10 ans (jusqu’à fin février 2021).
- Le plan continue ensuite à produire des intérêts pendant 5 ans, jusqu’à mars 2026.
- Taux du PEL : 2,50% brut, conservé sur toute la durée.
- Gain total estimé : 1 255 euros d’intérêts nets pour 5 600 euros versés.
Un exemple théorique, mais facile à transposer à de nombreux épargnants : un plan épargne logement (PEL) ouvert en 2011 avec le minimum requis, puis alimenté de manière régulière. L’idée est simple : mesurer ce que peut rapporter un PEL conservé sur la durée, avec son taux figé à l’ouverture.
Le scénario retenu pour la simulation
Hypothèse : ouverture au début du mois de mars 2011, juste après la réforme de l’épargne logement ayant instauré une durée de péremption. Le plan démarre avec 225 euros à l’ouverture.
Ensuite, des versements mensuels de 45 euros sont effectués en fin de mois, de fin mars 2011 à fin février 2021, soit 10 ans d’alimentation. Le PEL est ensuite conservé sans nouveau versement, afin d'amasser des intérêts pendant 5 années supplémentaires, jusqu’à une clôture automatique en mars 2026.
Le taux appliqué est celui de l’époque : 2,50%, brut. Le principe du PEL permet en effet de conserver le même taux tout au long de la vie du plan, dans la limite de la durée réglementaire.
Résultat : 1 255 euros d’intérêts nets pour 5 600 euros versés
Après 15 ans, les versements cumulés représentent 5 600 euros. Pourtant, le gain ne se résume pas à une simple application de 2,5% sur ce montant.
Selon cette simulation, le PEL aboutit à un gain total de 1 255 euros, après prélèvements sociaux et fiscaux !
Ce qui explique l’écart avec un calcul “simple”
La différence vient de la capitalisation : chaque année, les intérêts sont ajoutés au capital au 31 décembre. Dès janvier, ils produisent à leur tour des intérêts. Ce mécanisme se répète sur 15 ans, ce qui augmente fortement le total d’intérêts par rapport aux seuls versements.
D’après l’exemple retenu, pour obtenir un résultat comparable en une seule année, il faudrait un rendement supérieur à 22%.
Prélèvements sociaux et fiscalité : plusieurs étapes sur 15 ans
La simulation tient compte des évolutions sur la période. Les PEL de cette génération démarrent avec un taux de cotisations sociales de moins de 13%, puis passent à 13,5%, ensuite 15,5%, et enfin 17,2% après 2018.
Autre point : ces PEL étaient exonérés d’impôt sur le revenu pendant 12 ans. Dans ce cadre, seuls les intérêts des 3 dernières années sont soumis à l’impôt.
Simulation réalisée avec la feuille de calcul JXLivret de MoneyVox.