Épargne réglementée : 4,868 milliards perdus en 2025

    Malgré la baisse des taux des livrets en 2025, l’épargne réglementée reste très utilisée. La Banque de France chiffre à 4,868 milliards d’euros le coût fiscal et social des exonérations accordées.

    À retenir
    • Les encours de l’épargne réglementée approchent 950 milliards d’euros fin 2025, dont 440 milliards pour le Livret A.
    • Le coût des exonérations fiscales et sociales atteint 4,868 milliards d’euros en 2025 (Banque de France).
    • 2,72 milliards d’euros proviennent d’exonérations de prélèvements sociaux ; près de 2,1 milliards relèvent de l’impôt sur le revenu.
    • Sur le Livret A, 15% des comptes dépassent 22 950 euros et concentrent 50% de l’encours.
    • Les nouvelles baisses de taux attendues en 2026 pourraient réduire la facture pour l’État.

    En 2025, la rémunération des placements réglementés a reculé. Pourtant, ces produits sont restés massivement plébiscités, d’après le dernier rapport sur l’épargne réglementée.

    « Les encours ont ainsi atteint près de 950 milliards d'euros à la fin de l'année 2025, dont 440 milliards pour le seul Livret A. Si, après avoir été particulièrement soutenus entre 2022 et 2024, les flux vers l'épargne réglementée ont ralenti en 2025, en particulier au profit de l'assurance vie, ils demeurent positifs pour le Livret A, le LDDS et le LEP en partie grâce aux intérêts acquis », souligne le dernier rapport sur l'épargne réglementée.

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    Outre la garantie des fonds et une disponibilité rapide, un autre argument explique cette attractivité : la fiscalité. Les intérêts du Livret A, du LDDS, du LEP ou du livret jeune sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux.

    Un coût fiscal en hausse pour l’État en 2025

    Concrètement, les gains générés par ces livrets ne sont pas imposés. La Banque de France évalue chaque année le manque à gagner associé. En 2025, il atteint 4,868 milliards d’euros, après 3,667 milliards en 2024, 2,04 milliards en 2023 et 1,01 milliard en 2022.

    Livret A : la concentration des encours se renforce

    Le rapport met aussi en avant un effet de concentration. Pour le Livret A, 15% des comptes dépassent le plafond réglementaire de 22 950 euros, du fait de la capitalisation des intérêts. Ces « gros livrets » totalisent 50% de l’encours, soit trois points de plus qu’en 2023.

    À l’opposé, 32% des détenteurs ont moins de 150 euros sur leur Livret A, ce qui représente 0,1% des montants déposés sur l’ensemble des Livrets A.

    Prélèvements sociaux et impôt sur le revenu : la facture détaillée

    Selon l’estimation de la Banque de France, les exonérations de prélèvements sociaux associées aux Livrets A, livrets bleus du Crédit Mutuel, LDDS, LEP, livrets jeunes et Livrets d’épargne entreprise (LEE) ont représenté 2,72 milliards d’euros en 2025.

    Le solde (près de 2,1 milliards d’euros) correspond à des exemptions d’impôt sur le revenu. Dans le détail :

    • Livret A et livrets bleus : 1,13 milliard d’euros en 2025
    • LDDS : 427 millions d’euros
    • PEL et CEL : 331 millions d’euros
    • LEP : 149 millions d’euros
    • Livret jeune : 12 millions d’euros

    Et après : l’effet attendu des baisses de taux en 2026

    La poursuite de la baisse des taux du Livret A, et du LEP en 2026, devrait mécaniquement alléger le manque à gagner lié à ces exonérations pour les finances publiques.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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