Avec le taux du Livret A fixé à 1,7% à compter du 1er août 2026, la capitalisation des intérêts devient un exercice de patience. Voici, placement par placement, le temps théorique nécessaire pour multiplier par deux votre mise, en gardant les chiffres et hypothèses de comparaison.
- Livret A à 1,7% (au 1er août 2026) : 42 ans pour doubler l’épargne (calcul théorique).
- LEP à 2,5% net d’impôt : 29 ans pour doubler.
- PEL 2026 : 2% brut, soit 1,40% net après flat tax, environ 50 ans pour doubler.
- CEL : 1,25% brut, soit 0,875% après flat tax ou 1,09% si non imposable ; 64 ans à 1,09%.
- Livret bancaire : 0,75% brut (moyenne BdF), ~0,51% net avec flat tax à 31,4% ; 137 ans pour doubler.
Avec un Livret A rémunéré à 1,7% (nouveau taux au 1er août 2026), il faut en théorie 42 ans pour doubler son épargne.
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Des précautions avant de comparer les placements
Première limite, côté finance : le calcul est purement théorique. Jamais le Livret A ne rapportera très exactement 1,7% pendant 42 ans d'affilée ! L’objectif est de visualiser l’effet d’un taux plus élevé sur la vitesse à laquelle le capital se multiplie.
Pourquoi le LEP distance le Livret A : l’effet des intérêts composés
Le classement tient surtout à la capitalisation des intérêts. Un écart de taux peut paraître modeste sur un an, mais il devient massif sur plusieurs décennies.
Illustration avec un scénario figé sur le Livret A : vous placez 10 000 euros et vous n’y touchez pas, en supposant que le taux reste identique. Après 1 an, vous obtenez 170 euros. Le capital passe à 10 170 euros. L’année suivante, les intérêts (toujours à 1,7%) montent à 173 euros, ce qui mène à 10 343 euros. Le mécanisme se répète : 10 879 euros au bout de 5 ans, puis 14 009 euros au bout de 20 ans, et enfin 20 299 euros au bout de 42 ans.
À l’inverse, un Livret d’épargne populaire (LEP) à 2,5% (taux net de tout impôt) permet théoriquement de doubler la mise en 29 ans.
Des horizons très différents selon le produit (et la fiscalité)
Sur la même base de calcul, d’autres placements aboutissent à des durées encore plus longues. Exemple : un Plan épargne logement ouvert en 2026 affiche 2% brut, mais la rémunération est soumise à la flat tax, soit 1,40% net d'impôt. Résultat : 50 ans pour doubler l’épargne dans ce scénario.
Pour le Compte épargne logement, le taux est de 1,25% brut à compter du 1er août, soit 0,875% après flat tax ou 1,09% si vous êtes non imposable. À 1,09%, il faut 64 ans pour doubler un capital.
Les taux utilisés pour la comparaison : la méthode retenue
Pour le PEL, la comparaison part d’une ouverture en 2026 : 2% brut, puis déduction de la flat tax (17,2% de cotisations sociales + 12,8% d’impôt sur le revenu, soit 30%). Un foyer non imposable peut demander l’imposition au barème et éviter les 12,8% d’impôt sur le revenu.
Pour l’assurance vie, l’hypothèse retenue est celle des fonds en euros, avec un rendement moyen attendu à 2,9% pour 2026. Il faut ensuite tenir compte des 17,2% de prélèvements sociaux, ce qui revient à un rendement net de 2,4% si vous remplissez les conditions pour échapper à l’impôt sur le revenu.
Pour les livrets bancaires, la base est la moyenne Banque de France (0,75% brut), en appliquant la flat tax. Particularité mentionnée : elle est désormais de 31,4% pour cette catégorie. Le rendement ressort à un peu plus de 0,51% net, ce qui implique environ 137 ans pour doubler son épargne.
Enfin, à titre de comparaison, un compte à terme de plus de 2 ans rapporte en moyenne 2,73% brut selon la Banque de France, soit 1,87% net après flat tax. Dans ce cas, il faudrait 38 ans pour doubler la mise.