La contribution sociale généralisée (CSG) s’applique à la plupart des revenus. Son taux dépend du type de ressources et, pour les retraités, du revenu fiscal de référence.
- La CSG est retenue à la source sur de nombreux revenus (activité, retraite, chômage, capital, jeux).
- Le taux dépend du type de revenu : 9,2% sur les revenus d’activité, 8,3% (max) sur les pensions, 6,2% (max) sur le chômage.
- Des exonérations et des règles de déductibilité existent, notamment pour certains revenus du capital.
- Pour les retraités, le taux est lié au RFR et peut aller de 0% à 8,3% de CSG.
- Sur la pension, le total CSG/CRDS/CASA peut atteindre 9,1%.
La CSG, pour contribution sociale généralisée, est un prélèvement qui concerne une grande partie des Français. Elle peut être retenue sur un salaire, une pension de retraite, des allocations chômage, certains revenus du patrimoine (y compris une plus-value immobilière) ou encore des gains liés à des placements.
Comment la CSG est prélevée : retenue à la source
Dans la plupart des cas, la CSG est prélevée directement lors du versement du revenu, selon un taux fixé à l’avance. Le mécanisme est donc très différent de l’impôt sur le revenu (payé par moins de 50% des foyers), et se rapproche d’un prélèvement « automatique » appliqué au fil de l’eau.
Des taux qui varient selon la nature du revenu
On retient souvent l’idée d’un taux de référence de 9,2%, mais la réalité dépend déjà du revenu concerné.
- Revenus d’activité (salaires, etc.) : 9,2%
- Pensions de retraite : 8,3% (taux maximal)
- Allocations chômage : 6,2% (taux maximal)
- Revenus du capital : 9,2% ou 10,6% selon les placements
- Revenus des jeux (FDJ, etc.) : 8,6%
Exonérations et déductions : ce qui peut changer la note
Au-delà des taux, il existe des situations particulières. Pour les salaires, sauf cas spécifiques (apprentis et stagiaires), les salariés sont en pratique soumis au taux de 9,2%. Pour certains revenus de placement, une fraction de la CSG peut être déductible de l’impôt sur le revenu.
Retraités et « revenus de remplacement » : des taux par niveau de ressources
Pour les revenus dits de « remplacement » (chômage, indemnités journalières, retraite…), la CSG n’est pas unique : elle peut être modulée. S’agissant de l’ARE, « un taux réduit de CSG à 3,8% peut s'appliquer pour les personnes aux revenus modestes », indique France Travail, alors que le taux « classique » est de 6,2% sur les allocations chômage. Il est aussi possible d’être exonéré de CSG et de CRDS « si vous ne payez pas d'impôt, ou très peu ».
Pour les retraités, le taux dépend du revenu fiscal de référence (RFR) du foyer. Sur l’avis 2025 (portant sur les revenus 2024), quatre niveaux sont utilisés : exonération (taux zéro), taux réduit (3,8%), taux médian (6,6%) et taux normal (8,3% de CSG).
Pension de base : jusqu’à 9,1% de prélèvements sociaux
- CSG pour les retraités : 8,3% (taux normal, dont 5,9% déductibles du revenu imposable), 6,6% (taux médian, dont 4,2% déductibles) ou 3,8% (taux réduit, entièrement déductible)
- CRDS : 0,5%
- CASA : 0,3%
Selon le niveau de RFR, quatre cas peuvent s’appliquer sur la pension :
- 0% : exonération de CSG, CRDS et CASA
- 4,3% : CSG au taux réduit + CRDS
- 7,4% : CSG au taux médian (6,6%) + CRDS + CASA
- 9,1% au total : CSG au taux normal (8,3%) + CRDS + CASA