dimanche10novembre

Vous souhaitez sécuriser vos liquidités ? Vous avez un projet à horizon quelques mois et vous ne savez pas où placer le capital en attendant ? Vous craignez une chute des indices boursiers et recherchez un placement garanti et disponible ? Ne faites pas comme la majorité des Français qui privilégient... le compte courant.  500 milliards d'euros dorment en effet sur les comptes courants. Un incroyable manque à gagner alors que de manière simple, très simple, on peut déplacer cet argent sur un compte qui rapporte. Ça ne coute rien de gagner un peu d'argent...
 

1 - Livrets bancaires : Un choix finalement assez pauvre...

Depuis le début de l'année, le Livret A a déjà collecté 15 milliards d'euros. En ajoutant le LDDS, les Français disposent de plus de 400 milliards d'euros sur ces deux livrets. Pourtant, alors que le taux net de 0,75 % ne protège plus de l'inflation, le seul intérêt du Livret A est sa très grande liquidité.
Et les mauvaises nouvelles s'accumulent sur son rendement. En février, le rendement pourrait ainsi être à nouveau baissé à 0.5%.

1.1 Le Livret A et le Livret Développement Durable et Solidaire (LDDS):

 

 

Fin décembre 2017, le gouvernement a décidé de bloquer le rendement à 0,75 % jusqu'en 2020. Pourtant, selon la formule de calcul, qui prend en compte les taux et l'inflation, le taux théorique aurait dû sortir à 1,25 %. 

Le gouvernement n'a donc pas suivi la formule de calcul. À 0,75 %, la rémunération " réelle " (corrigée de l'inflation) du Livret A est de ? 0,35 %. L'État a même fait pire en bloquant la rémunération pendant 2 ans.

Peu de temps après cette décision, le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire avait indiqué  vouloir simplifier la méthode de calcul du taux du Livret A. Alors que dans l'ancienne formule, il était prévu que l'inflation soit le seul critère retenu si cela se révèle plus favorable aux épargnants, cette notion a disparu avec la réforme, remplacée par un plancher de 0,5 % " pour garantir aux millions d'épargnants qui ont un Livret A que [...] la rémunération ne baissera jamais en dessous de 0,5%. "

On notera quand même que jamais durant ses 200 ans d'existence, le Livret n'est descendu aussi bas. Il faudrait pour cela que l'inflation et les taux de marché chutent nettement et durablement.
 

1.2 Le PEL : Une bonne alternative ?

 

Le PEL (plan épargne logement) est un plan qui vous permet d'obtenir des intérêts et, sous conditions, un prêt immobilier. Mais ce plan ne se révèle pas du tout adapté pour votre épargne de précaution et même votre épargne en général : 

  • Le taux de rémunération, fixé à l'ouverture du plan, est de 1% pour les plans ouverts depuis le 1er août 2016. Soit 0,828 % net de prélèvements sociaux
  • Avant 2018, les intérêts du PEL étaient exonérés d'IR sur le revenu pendant 12 ans. Depuis 2018, les intérêts des nouveaux PEL sont entièrement fiscalisés
  • Aucun retrait partiel n'est possible. Pour une clôture avant deux ans, la rémunération est corrigée (à 0,5%).
  • Le plan exige un minimum de versement de 270 ? par trimestre.
  • Pour ceux qui envisageraient une acquisition immobilière dans quelques années, le PEL peut sembler attractif de premier abord, mais le taux d'emprunt offert par le plan est de 2,2 %. Sur 15 ans les taux du marché se situent entre 0.55 % et 1,12 % (Source Meilleurtaux.com, novembre 2019). 

Par contre, la particularité d'un PEL est que son taux est fixé au moment de l'ouverture, et n'évolue plus ensuite. Ainsi, des plans ouverts il y a quelques années peuvent se révéler très avantageux, d'autant que les PEL ouverts avant 2018 ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu jusqu'à la douzième année. 
 

Un PEL ouvert fin 1983, soumis à la flat tax de 30%, rapporte aujourd'hui 4.4% et peut donc être conservé. Un PEL ouvert en 2001 rapporte 2.29% ce qui n'est pas mal non plus, alors qu'un PEL ouvert en 2014 rapporte 2.07% net jusqu'à sa douzième année.

 

1.3 Aucune autre alternative crédible chez votre banquier
 

 

Il existe à la banque une multitude de livrets et comptes un peu fourre-tout et sans grand intérêt. Le rapport du banquier avec cette gamme de placement ne vous aide pas. On a tous eu cette sensation qu'en proposant une multitude de supports d'épargne de court terme, le banquier traditionnel " coche " sa liste d'objectifs, sans répondre au réel besoin de l'épargnant. L'effet catalogue. 

Parmi ces produits, seuls le LEP et le Livret jeune ont un intérêt certain puisqu'ils rapportent plus que le Livret A. Mais ils sont très limités (plafond de 7700 euros et 1600 euros) et ne sont pas ouverts à tout le monde. 

Le CEL lui ne présente vraiment aucun intérêt puisque sa rémunération est de 0.5%, avant flat tax de 30% pour les CEL ouverts depuis le 1er janvier 2018 (et avant prélèvement sociaux de 17.2% pour les CEL ouverts avant cette date).

S'agissant des livrets bancaires et des comptes à terme, qui sont imposés, on trouve très peu d'offres intéressantes, sauf des livrets à très court terme 1-3 mois, ou des comptes à terme de long terme (mais dans ce cas votre argent est totalement bloqué pendant plusieurs mois). 

Il est parfois difficile de dire " non " à son banquier. On l'a tous fait : ouvrir un CEL, prendre une ligne de part sociales de la banque, souscrire un LDD, par peur de dire non. Très concrètement, cette démarche n'a aucun sens, d'autant que généralement, il s'agit de montants peu significatifs. Alors, apprenez à dire non.
 

2 - Assurance vie : une enveloppe de placement complète

L'assurance-vie est un contrat d'assurance qui permet à un souscripteur assuré de se constituer un capital, via des versements libres ou programmés, qu'il touchera en cas de vie.

2.1 Qu'est-ce qu'une assurance vie ? 


L'assurance-vie est un contrat d'assurance qui permet à un souscripteur assuré de se constituer un capital, via des versements libres ou programmés, qu'il touchera en cas de vie. À ne pas confondre avec un contrat d'assurance décès, pour lequel le souscripteur verse une prime fixe mensuelle et qui assure aux bénéficiaires choisis le versement d'un capital fixé en cas de décès.

Dans le cas d'une assurance-vie, l'assuré se constitue lui-même son capital. C'est donc un produit d'épargne. Il peut faire des rachats, partiels ou total, à tout moment, car contrairement à une idée reçue, l'assurance-vie n'est pas bloquée pendant 8 ans. En cas de décès, le capital constitué est transmis aux bénéficiaire(s) désigné(s) par l'assuré dans la clause bénéficiaire.

Si l'assurance-vie permet de protéger ses proches en cas de décès, elle peut remplir d'autres objectifs : Se constituer une épargne, préparer sa retraite, obtenir des revenus défiscalisés. L'épargne placée sur le contrat d'assurance vie va fructifier, suivant les supports choisis par l'assuré.


2.2 Supports disponibles

Pour se constituer son épargne, l'assuré va pouvoir choisir d'investir sur une sélection de différents supports. Le fonds en euros est l'actif géré par la compagnie d'assurance-vie. L'épargne investie dans le fonds en euros est garantie, avec un effet cliquet, c'est à dire que les intérêts sont définitivement acquis.

Pour allier sécurité et rendement, la compagnie d'assurance va investir majoritairement en obligations, notamment d'états, mais va gérer aussi une poche un peu plus dynamique (actions, immobilier, etc). Les contrats d'assurance-vie dits " multisupports ", qui se sont fortement développés depuis une dizaine d'années, permettent aux assurés, en plus d'investir dans le fonds en euros, de pouvoir allouer une part de leur capital dans d'autres supports appelés unités de compte : ce sont généralement des OPCVM (organisme de placement collectif en valeurs mobilières) qui investissent sur un panier de titres selon des critères définis : fonds d'actions françaises, fonds d'actions européennes, fonds d'actions américaines, fonds obligataires, fonds diversifiés.

Outre les OPCVM, on peut trouver dans certains contrats des SCPI (sociétés civiles de placement dans l'immobilier) qui permettent d'investir indirectement dans un parc immobilier dans le cadre fiscal de l'assurance-vie

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2.3 Fiscalité en cas de rachats


Contrairement à une idée reçue, les sommes versées dans l'assurance-vie ne sont pas bloquées :  il est toujours possible d'effectuer un retrait (un rachat) sur son contrat d'assurance-vie, à tout moment, même si le contrat n'a même pas un an.Tant que vous ne faites pas de rachat, vous n'êtes pas imposé (sauf prélèvements sociaux sur le fonds en euros). L'impôt sur le revenu n'est pris qu'en cas de rachat. Et seule la part de gains comprise dans le rachat est imposée. 
 

Sur un contrat ouvert depuis quelques années, cette part dépasse rarement 40 ou 50%. C'est même souvent moins notamment quand il y a des versements programmés. Ainsi sur vos  rachats, seule ½ ou ¼ du rachat sera imposée. À quel taux ?

  • Les prélèvements sociaux sont de 17.2%. Mais ils s'appliquent uniquement sur la part de gains qui proviennent des unités de compte. Car ils ont déjà été prélevés sur les fonds en euros
  • S'agissant de l'IR, la loi de finances pour 2018 (instauration de la flat tax) a compliqué la donne. En séparant les gains de 2 sources :

1. Les gains provenant des sommes versées avant le 27 septembre 2017 : L'assuré a le choix entre l'intégration au barème de l'IR (TMI) ou un prélèvement à la source selon l'âge du contrat (35% si le contrat a moins de 4 ans, 15% s'il a entre 4 et 8 ans, et 7.5% si le contrat a plus de 8 ans)

2. Les gains provenant des sommes versées après le 27 septembre 2017 : Un acompte est prélevé : 12.8% si le contrat a moins de 8 ans, 7.5% au-delà. Mais l'assuré a le choix ensuite de déclarer l'ensemble de ses revenus du patrimoine à l'IR (imposition à la TMI) si c'est plus avantageux pour lui. Un calcul selon le montant et le type de revenu est alors nécessaire.Même s'il ne choisit pas de déclarer l'ensemble des gains à l'IR, l'assuré doit quand même déclarer une partie des gains de ses rachats dans un cas de figure: si son contrat a plus de 8 ans, et s'il a versé plus de 150 000 euros (300 000 euros pour un couple) en assurance vie. Il doit alors déclarer la part de gains provenant des sommes versées au-delà de ces seuils, qui seront soumis à la flat tax 12.8% au lieu du prélèvement de 7.5%

À noter qu'au bout de 8 ans, les gains sur les rachats bénéficient d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple. L'abattement s'applique en premier lieu sur les gains soumis au taux de 7.5%, puis ceux soumis au taux de 12.8%.


2.4 Fiscalité en cas de décès

Pour préparer sa succession, il est indispensable de faire le plein d'assurance-vie avant 70 ans, pour profiter pleinement de l'abattement de 152 500 euros par bénéficiaire sur les droits de succession. Au-delà, les sommes sont taxées au taux de 20 % jusqu'à 700 000 ? (soit 852 500? transmis) et 31,25 % au-delà. Et grâce à la clause bénéficiaire, vous pouvez avantager qui vous souhaitez, aux dépens d'autres héritiers (sans toutefois exagérer et déshériter un enfant). 

Une fois que vous avez profité au maximum de l'abattement de 152 500 euros par bénéficiaire, il n'y a plus d'intérêt successoral à verser dans une assurance vie...jusqu'à 70 ans. Car une fois passé 70 ans, vous ne bénéficiez plus de l'abattement de 152 500 euros, mais vous bénéficiez d'un nouvel abattement à hauteur de 30 500 euros par assuré tous contrats confondus. Par ailleurs, pour les versements après 70 ans, seules les primes versées sont soumises aux droits de succession. Les gains, quels que soient leurs montants, sont exonérés. 

Que vous ayez plus ou moins de 70 ans, ouvrez un contrat d'assurance vie pour bénéficier des abattements sur les droits de succession

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3 - Avis d'expert : Marc Fiorentino, Associé MonFinancier

Marc Fiorentino est associé chez MonFinancier, éditorialiste sur BFM Business et auteur de "Votre argent : gérez mieux, gagner plus !" (Laffont).

Coup de gueule  : 500 milliards...
Vous avez déposé des montants records sur vos comptes courants. Près de 500 milliards d'euros, dorment sur vos comptes. 500 milliards ! En 2018, le compte courant figure dans le top des placements des Français avec plus de 30 milliards d'euros déposés. Dans le top des placements alors que ce n'est pas un placement !!!!

3.1 Un compte courant n'est pas un placement.

Laisser dormir son argent sur un compte qui ne rapporte rien est une hérésie. Et une illustration supplémentaire des changements que vous traversez. Si le compte courant crève tous les plafonds, c'est que dans un contexte de taux nuls voire négatifs, vous vous dites qu'il ne sert à rien de se casser la tête pour chercher à placer ses liquidités. D'autre part, le contexte politique international et Français, surtout avec les élections, vous ont poussé à stocker votre argent sur vos comptes " en cas de problème ".
C'est une aberration totale.
Vous devez immédiatement retirer l'argent qui est sur vos comptes, laissez seulement le nécessaire pour ne pas payer des découverts aux coûts prohibitifs et transférer votre argent au moins sur des livrets et sur un fonds en euros de contrat d'assurance vie. Vous aurez au moins un rendement, quel qu'il soit. Vous vous rendez compte. 500 milliards d'euros qui ne produisent aucun rendement. Zéro !
Incompréhensible. Et inacceptable.


3.2 Combien faut-il détenir en livret et quel livret ?


Le Livret A ne rapporte plus rien : 0.75% alors que l'inflation est au dessus de 1%. En réel, vous perdez donc de l'argent en investissant dans le Livret A. Son seul intérêt est sa grande liquidité : La disponibilité est quasi-immédiate alors que sur d'autres placements comme l'assurance-vie, il faut attendre généralement quelques jours pour voir les fonds sur votre compte. Un " décalage " de quelques jours qui ne peut expliquer l'engouement des Français pour le Livret A. Toujours justifie-t-il de placer quelques économies dans le livret, des économies que l'on pourrait avoir besoin du jour au lendemain, une " épargne de précaution ".


À combien évaluer cette " épargne de précaution ?"
Cela dépend de chaque profil et notamment si vous êtes particulièrement dépensier, ou si vous êtes tellement risquophobe que vous ne pouvez pas vous permettre de bloquer une épargne plus d'un jour.Faites d'abord votre budget, et regardez ce qu'il vous reste à la fin du mois. Plus ce montant est élevé, moins vous avez besoin d'une épargne de précaution. Si personne n'a jamais livré de règle pour définir le montant à y consacrer, nous conseillons d'y stocker environ 4 ou 5 mois de dépenses du ménage, un peu plus si vous êtes très risquophobe, un peu moins si vous avez de très hauts revenus et un budget largement équilibré

Une chose est certaine, le montant constaté dans chaque livret A est très peu souvent adapté à la réalité du besoin de l'épargnant. Parfois sous-estimé, mais le plus souvent largement surestimé.

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L'assurance-vie, meilleur produit d'épargne ?

Selon la Fédération Française des Assureurs (FFA), le rendement moyen des fonds en euros des contrats d'assurance vie est resté stable en 2018 à 1,8% (Source FFSA). Même sans les avantages fiscaux à 8 ans, et si on paye la flat tax de 30 %, on se retrouve avec un rendement net de 1,26%, donc supérieur à ce qu'on obtient sur tous les livrets réglementés.

En pratique, la fiscalité est rarement aussi élevée. Certes, vous ayez toujours les prélèvements sociaux de 17,2 % (sauf non-résidents), mais l'IR n'est prélevé qu'au moment des rachats.
Si vous ne faites pas de rachat, vous ne payez donc pas d'IR. Certes, vous finirez par faire un rachat (quoique...) et donc payer de la fiscalité au moment du rachat mais en attendant, l'épargne accumulée continue de produire des intérêts.
Si vous faites un rachat, seule la part de gains comprise dans le rachat est imposée. Cette part de gains est souvent marginale par rapport à la part de versements. Au bout de 8 ans, les gains pris en compte dans les retraits bénéficient avant impôt d'un abattement de 4600 euros pour un célibataire ou de 9200 euros pour un couple. En pratique, une grande partie des intérêts produits par le fonds en euros sera donc exonérée d'IR

Même si la moyenne des rendements des fonds en euros a été de 1.8% en 2018 selon la FFA, les meilleurs fonds en euros du marché ont fait bien mieux.

Sur MonFinancier Retraite vie, le fonds en euros Suravenir Opportunités a servi en 2018 un rendement de 2,80%* nets de frais de gestion. Le fonds Suravenir Rendement, également disponible sur MonFinancier Retraite vie, a servi quant à lui un rendement de 2*% net en 2018.

A noter qu'afin de préserver cette performance, chaque nouveau versement sur le fonds Suravenir Opportunités doit comporter 40% minimum en unités de compte. Les unités de compte constituent d'ailleurs un potentiel de performance, à condition d'être prêt à ajouter une dose de risque, dans la mesure où elles ne garantissent pas le capital versé. S'agissant du fonds en euros Suravenir Rendement, depuis le 1er janvier 2019 tout versement supérieur ou égal à 500 000 ? doit être investi à 30% minimum en Unités de Compte

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Alors oui, on peut prendre en compte l'imposition. Mais elle s'applique seulement s'il y a un retrait, et seulement sur la part de gains compris dans le retrait. 

Dans le pire des scénarios, si vous avez besoin de tout l'argent placé et que votre contrat n'a pas plus de 8 ans, vous serez imposé au taux de flat tax à 12.8% (sauf si vous n'êtes pas imposable). Si le rendement brut de votre fonds euros est de 1.8%, le rendement net d'IR et de prélèvements sociaux serait donc, dans le pire des scénarios, de 1.30%. On reste très loin au-dessus du livret A.

Enfin, si votre contrat a plus de 8 ans, la fiscalité est encore plus douce : vous bénéficiez notamment d'un abattement de 4600 euros sur les gains (9200 pour un couple). Vous n'avez pas de contrat de plus de 8 ans ? Raison de plus pour prendre date et ouvrir tout de suite un contrat d'assurance vie...

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Quel avenir pour les fonds en euros ?

Dans une interview donnée à l'Argus de l'Assurance, le vice-président de l'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) a jeté un pavé dans la marre : il a estimé que les assureurs devront "renoncer aux produits en euros offrant à la fois la protection du capital et une liquidité permanente". En cause ? La baisse continue du taux de rendement des obligations d'États, qui composent majoritairement les portefeuilles des assureurs sur les fonds en euros.

Ces propos ont naturellement fait réagir les professionnels du secteur.

Les assureurs Generali et Allianz par exemple, deux des plus gros acteurs du marché de l'assurance-vie, souhaitent mettre en place des mesures pour limiter les nouveaux investissements dans les fonds en euros. En effet, plus ces fonds bénéficient d'un afflux de capitaux, plus les assureurs doivent acquérir des nouvelles obligations pour agrandir la taille leur fonds en euros. Des nouvelles obligations à taux négatifs, qui vont peser sur le rendement global du fonds. L'idée de ces deux assureurs vie est donc d'orienter l'épargne de leurs futurs clients vers des supports plus risqués. Ils vont donc mettre en place des contraintes d'investissement plus fortes sur leurs fonds en euros, avec l'obligation de verser en partie en unités de compte. Pour aller encore plus loin, Generali songerait également à appliquer des frais d'entrée sur ses supports en euros en 2020, selon les Échos.

Mais tous les professionnels du secteur ne partagent pas cet état d'urgence sur les fonds en euros. Les propos du vice-président de l'ACPR sont à nuancer, selon Guillaume Rosenwald, directeur général de la MACSF : "Ce n'est pas la fin du fonds en euros. Du côté de la MACSF, il n'y a pas d'urgence particulière, le rendement du fonds en euros ne va pas chuter brutalement".

Interrogé par l'AFP, Gérard Beckerman, le président de l'Association française d'épargne et de retraite (Afer), abonde également dans ce sens : "L'Afer ne partage en aucune mesure les positions de Jean-Laurent Granier, elle renouvelle sa confiance dans les fonds euros".

Même son de cloche pour Cyrille Chartier-Kastler, fondateur de Good Value for Money, cabinet spécialisé en stratégie et management dans le secteur de l'assurance : "Il y aura une érosion progressive du taux de rendement des fonds en euros, mais il ne faut pas s'attendre à une catastrophe. Les assureurs vie gèrent très bien leurs fonds en euros classiques et disposent de bonnes réserves pour diversifier leurs investissements au sein de ces supports, poursuit-il. Ils ont encore la capacité d'absorber 10 années de taux d'intérêt bas."

Le niveau des réserves : un des facteurs déterminants qui permet à beaucoup d'assureurs d'absorber la baisse des taux et de limiter la baisse des rendements de leurs fonds en euros. Ce fut déjà le cas en 2018, pour certains fonds en euros, quand le rendement moyen des fonds en euros est resté stable alors que tous les experts s'attendaient à une nouvelle baisse. Selon le relevé effectué fin 2018 par Good value for money (GVFM), la provision pour participation aux bénéfices (PPB) moyenne des fonds en euros de l'assurance-vie a plus que triplé en 5 ans.
Autre facteur déterminant : la bonne gestion des assureurs. Les fonds en euros résistent bien à la baisse des taux grâce à leurs stocks d'obligations anciennes. Ils doivent donc acheter des nouvelles obligations, peu rémunératrices, uniquement dans le cas de collecte positive (mais sur 2 ans, la collecte sur les fonds en euros est négative), ou pour remplacer les obligations arrivant à échéance, "mais ce poste représente seulement environ 10 % du portefeuille" explique Arthur Chabrol, directeur général délégué d'Aviva France. Enfin, dernière force des fonds en euros : leur poche de diversification. Les fonds en euros n'achètent pas que des OAT. Ils investissent également en obligations d'entreprises et high yield, en immobilier et même en actions. Avec la performance des marchés immobiliers et boursiers en 2019, l'espoir de voir le fonds en euros conserver sa place de numéro 1 des produits d'épargne pour 2019 est donc très grand.

>> Découvrez notre palmarès 2019 des fonds en euros

 

4 - Cas pratique: Catherine, la fourmi bientôt cigale

Catherine, véritable fourmi, a épargné depuis quinze ans qu'elle travaille 15000 euros, qu'elle a placés dans son livret A. Selon elle, le rendement n'est certes pas terrible mais elle ne veut pas s'engager à plus long terme : Elle voit en effet des possibles dépenses venir à court terme : En couple depuis 5 ans, elle attend que Stéphane se décide enfin à faire sa demande, et veut prévoir un budget mariage, voire changement de résidence principale. Sans compter que son appartement pourrait avoir besoin d'être retapé (qu'elle y reste ou qu'elle décide de le vendre), et qu'elle rêve aussi d'un tour du monde (avec Stéphane... ou pas)

Très récemment, elle a appris que l'assurance-vie n'était pas bloquée (elle l'ignorait complétement) et se demande donc si elle ne devrait pas placer une partie de son épargne sur un fonds en euros pour gagner un peu plus. Sa tranche marginale est de 30%.
Après l'analyse de son budget et de ses objectifs, son conseiller lui recommande de placer 9000 euros sur un contrat sans frais d'entrée, et lui fait une simulation avec différents scénarios, selon la performance du fonds en euros, et le besoin de retrait de Catherine à 6 mois.

 

Hypothèse 1: Catherine a besoin de tout retirer au bout de 6 mois


Scenario 1a : Son fonds en euros n'a pas très bien performé (1.6% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 1.6%/2 =72 euros

Gain net :  72- 72x30% (flat tax) = 50.40 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A (qui aurait rapporté 33.75 euros sur 6 mois) : 16.65 euros


Scenario 1b : Son fonds en euros est dans la moyenne (1.8% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x1.8%/2 = 81 euros

Gain net :  81- 81x30% (flat tax) = 56.70 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A : 22.95 euros


Scenario 1c : Son fonds en euros a surperformé le marché (2% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 2%/2= 90 euros

Gain net :  90- 90x30% (flat tax) = 63 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A : 29.25 euros


Hypothèse 2: Catherine a besoin de retirer 6000 euros au bout de 6 mois


Scenario 2a : Son fonds en euros n'a pas très bien performé (1.6% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 1.6%/2 =72 euros

Gain net :  72 ? 72x17.2% (prélèvement sociaux) ? 39.48(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 54.56 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A : 20.81 euros

Scenario 2b : Son fonds en euros est dans la moyenne (1.8% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 1.8%/2 = 81 euros

Gain net :  81 ? 81x17.2% (prélèvement sociaux) ? 44.38(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 61.39 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A  : 27.64 euros


Scenario 2c : Son fonds en euros a surperformé le marché (2% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 2%/2= 90 euros

Gain net :  90 ? 90x17.2% (prélèvement sociaux) ? 49.27(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 68.21 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A  : 34.46 euros


Hypothèse 3 : Catherine a besoin de retirer 3000 euros au bout de 6 mois


Scenario 3a : Son fonds en euros n'a pas très bien performé (1.6% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 1.6%/2 =72 euros

Gain net :  72 ? 72x17.2% (prélèvement sociaux) ? 19.74(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 57.09 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A  : 23.34 euros


Scenario 3b : Son fonds en euros est dans la moyenne (1.8% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 1.8%/2 = 81 euros

Gain net :  81 ? 81x17.2% (prélèvement sociaux) ? 22.19(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 64.23 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A  : 30.48 euros


Scenario 3c : Son fonds en euros a surperformé le marché (2% en taux annuel)

Gain brut : 9000 x 2%/2= 90 euros

Gain net :  90 ? 90x17.2% (prélèvement sociaux) ? 24.64(part de gains compris dans le retrait) x 12.8% (IR flat tax) = 71.36 euros

Gain par rapport à un placement dans le Livret A  : 37.61 euros

Dans le pire des scénarios sur l'assurance-vie (mauvais fonds en euros et besoin de tout retirer rapidement), le gain est quand même 1.5x plus élevé que si Catherine avait gardé les fonds dans le livret A. Et dans le meilleur des cas (pas de retrait), le gain est 2.2x plus élevé. Alors, certes, on est sur des petits montants, mais c'est en accumulant les petites choses qu'on arrive à de gros montants, surtout que transférer les fonds du livret A vers l'assurance vie est très simple et rapide

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