Premier article de notre série Le projet de l'été, dans laquelle nous suivons différents épargnants dans la réalisation de leur objectif patrimonial. Sam, lui, a un projet clair : faire fructifier son épargne plutôt que de la laisser s'éroder doucement face à l'inflation. Mais avant de se lancer, son conseiller lui pose une question simple : a-t-il vraiment réfléchi à ce qu'il veut faire de son argent ?
Étape 1 : se poser les bonnes questions avant d'investir
Faire fructifier son épargne, c'est un objectif louable. Mais investir sans s'être posé quelques questions de fond, c'est prendre le risque de se retrouver dans une situation inconfortable : mobiliser des fonds dont on a besoin au mauvais moment, prendre plus de risque que ce qu'on supporte vraiment, ou encore négliger des priorités plus urgentes.
Est-ce que je dispose d'une épargne de précaution suffisante ?
C'est le point de départ. Avant tout investissement, il faut disposer d'une réserve de liquidités disponibles à tout moment pour faire face aux imprévus (panne, perte d'emploi, dépense médicale imprévue…). En règle générale, cette épargne de précaution doit représenter l'équivalent de trois à six mois de dépenses courantes. Elle doit rester sur un support liquide et sécurisé : livret A, LDDS, livret bancaire. Une fois ce socle posé, le reste peut travailler à un meilleur rendement.
Est-ce que j'envisage d'acheter ma résidence principale ?
C'est une question qui change radicalement la stratégie à adopter. Avoir un projet d'achat immobilier dans les deux à cinq ans signifie qu'une partie de l'épargne devra être mobilisable à court terme. La bloquer dans des placements peu liquides ou exposés à la volatilité pourrait contraindre à vendre au mauvais moment, voire à renoncer à l'achat. À l'inverse, sans projet immobilier à court terme, l'horizon d'investissement s'allonge considérablement et les options s'élargissent d'autant.
Quel niveau de risque suis-je prêt à assumer ?
Investir, c'est accepter une part d'incertitude. Plus le potentiel de rendement est élevé, plus le risque l'est aussi. Certains épargnants supportent mal de voir la valeur de leur épargne fluctuer, même temporairement. D'autres sont à l'aise avec la volatilité dès lors que l'horizon est long. Il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse : il est essentiel de se connaître pour choisir des placements que l'on sera capable de conserver sans paniquer au premier soubresaut de marché. Vendre dans la panique, c'est souvent cristalliser une perte qui n'aurait pas eu lieu si l'on avait attendu.
Est-ce que je dispose d'un capital à investir, ou est-ce que je pars de zéro ?
Sam, lui, se reconnaît davantage dans une de ces deux situations et c'est justement ce qui va déterminer la suite de son parcours. Disposer d'un capital de départ ou non ouvre des chemins différents, mais dans les deux cas, des solutions existent et permettent de commencer à construire son patrimoine.
Sam dispose d'un capital de départ
Sam a constitué une épargne au fil du temps. Une fois son épargne de précaution constituée, il dispose d'un capital qu'il souhaite faire travailler. Son conseiller lui propose d'aller plus loin que le simple placement financier : utiliser ce capital et sa capacité d'emprunt pour investir dans l'immobilier via des parts de SCPI à crédit.
L'effet de levier de la SCPI à crédit
La SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) permet d'investir dans l'immobilier locatif sans en assumer la gestion. C’est la société de gestion qui s’occupe de la gestion du parc immobilier de la SCPI. Les associés (les porteurs de parts) perçoivent des revenus potentiels issus des loyers, distribués en général trimestriellement. Contrairement à un bien immobilier en direct, les parts sont accessibles dès quelques milliers d'euros, entièrement gérées par une société de gestion spécialisée, et peuvent être diversifiées sur plusieurs typologies d'actifs (bureaux, commerces, résidentiel, santé, logistique...) et plusieurs zones géographiques.
L'investissement à crédit repose sur le principe de l'effet de levier : plutôt que de mobiliser l'intégralité de son épargne disponible, Sam emprunte pour acquérir des parts, et une partie des revenus potentiels distribués par la SCPI contribue au remboursement des mensualités. Il peut ainsi viser un patrimoine immobilier plus important que ce que son seul capital lui permettrait d'atteindre.
Deux modalités de financement s'offrent alors à Sam, selon le montant visé et sa situation personnelle.
Le crédit amortissable classique est adapté aux investisseurs souhaitant constituer un patrimoine immobilier important de manière progressive. Sur une durée longue, il offre des mensualités maîtrisées et un effet de levier significatif. Il passe par un établissement bancaire classique et nécessite en général un dossier de financement complet.
Le financement Younited Credit, en partenariat avec Meilleurtaux Placement pour la SCPI Corum Origin, est une alternative entièrement digitale, sans apport ni garantie, de 6 000 à 50 000 euros sur une durée maximale de 7 ans, avec des taux à partir de 1,90 %. Tout se passe en ligne, sans passer par le circuit bancaire traditionnel.
Lancée en 2012, CORUM Origin est l'une des premières SCPI à stratégie 100 % européenne. Elle détient aujourd'hui 167 immeubles dans 13 pays de la zone euro, pour plus de 400 entreprises locataires. La SCPI affiche un taux de distribution de 6,50 %* en 2025 et ambitionne de distribuer plus de 6 % chaque année, un objectif atteint ces 13 dernières années, sans que cela ne constitue une garantie pour l'avenir.
| Durée | 1 an | 2 ans | 3 ans | 4 ans | 5 ans | 6 ans | 7 ans |
| Taux | 1,90 % | 1,90 % | 1,90 % | 2,90 % | 2,90 % | 3,90 % | 3,90 % |
Concrètement, le mécanisme fonctionne ainsi : Sam acquiert plus de parts que son épargne seule ne le permettrait, les loyers potentiellement perçus contribuent au remboursement du crédit, et il conserve ses liquidités disponibles pour d'autres projets ou imprévus.
L'avantage fiscal à ne pas négliger : pour les contribuables fortement fiscalisés, les intérêts d'emprunt peuvent, sous certaines conditions, venir réduire la base imposable des revenus fonciers générés par la SCPI. Un point à analyser avec son conseiller en fonction de sa tranche marginale d'imposition.
Sam part de zéro
Imaginons maintenant que Sam n'ait pas encore d'épargne significative disponible à investir, ou qu'il préfère conserver ses liquidités pour un autre projet. Peut-il quand même commencer à construire son patrimoine ? Oui, et c'est même une excellente décision de le faire sans attendre. Les versements libres programmés en assurance-vie sont précisément conçus pour ça.
Les versements programmés en assurance-vie
L'assurance-vie est l'enveloppe de référence pour un investissement de long terme. Elle présente plusieurs avantages qui se combinent efficacement pour Sam.
Sur le plan fiscal, après huit ans de détention, les gains retirés bénéficient d'un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule (9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune). Ce qui signifie qu'avec une bonne gestion de ses rachats, Sam pourra percevoir ses gains avec une fiscalité significativement allégée.
Sur le plan de la gestion, le contrat multi-supports permet de répartir librement entre le fonds en euros, capital garanti mais rendement limité, et des unités de compte, qui offrent un potentiel de performance supérieur en contrepartie d'un risque de perte en capital. Cette répartition peut évoluer dans le temps selon les arbitrages, sans clôture du contrat. Sam, qui n'a pas le temps ni forcément l'envie de suivre les marchés au quotidien, pourrait aussi opter pour la gestion pilotée : un professionnel gère alors le portefeuille selon un profil de risque défini au départ (prudent, équilibré ou dynamique).
Mais le levier le plus puissant pour un épargnant qui part de zéro, c'est la programmation de versements automatiques. En investissant régulièrement un montant fixe, qu'il soit de 100, 200 ou 500 euros, Sam lisse ses points d'entrée dans le temps. Il investit quelles que soient les conditions de marché, sans jamais avoir à se poser la question du "bon moment". C'est l'une des stratégies les plus éprouvées pour réduire le risque lié à la volatilité sur le long terme : l'effet de la moyenne des coûts d'achat (dollar-cost averaging) fait qu'en achetant plus de parts quand les marchés baissent, et moins quand ils montent, le prix de revient moyen tend à être inférieur à la moyenne des cours.
Un point important sur les frais : contrairement au livret A ou au LDDS, qui sont entièrement exonérés de frais et de fiscalité sur les intérêts, l'assurance-vie supporte des frais de gestion annuels, auxquels s'ajoutent les frais propres aux supports souscrits notamment les ETF, dont les frais sont souvent inférieurs à 0,3 % par an pour les indices larges. Ces frais impactent directement la performance nette et doivent être comparés attentivement d'un contrat à l'autre avant de souscrire.
Avec le contrat Meilleurtaux Essentiel Vie, Sam profiterait d'une assurance-vie sans frais d'entrée, de versement et d'arbitrage.
Les performances des unités de compte ne sont pas garanties. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'investissement sur les marchés financiers présente un risque de perte en capital.
Ce que Sam retient
Quelle que soit sa situation de départ, avec ou sans capital, quelques principes restent constants.
L'épargne de précaution est non négociable. Elle doit exister avant tout investissement et rester disponible à tout moment, quelles que soient les opportunités qui se présentent.
Le temps est le meilleur allié de l'investisseur. Plus l'horizon est long, plus on peut accepter de la volatilité en échange d'un potentiel de rendement supérieur. Commencer tôt, même modestement, produit des effets bien plus puissants que d'attendre d'avoir un capital confortable.
Diversifier et sécuriser progressivement, c'est se protéger dans la durée. La SCPI, l'assurance-vie, le fonds en euros, le PEA, le PER : chaque enveloppe joue un rôle différent selon les objectifs et l'horizon. L'allocation qui convient aujourd'hui n'est pas celle qui conviendra dans quinze ans. Un patrimoine bien construit se rééquilibre au fil du temps, des projets de vie et des priorités qui évoluent.
Et surtout : commencer, même modestement, vaut toujours mieux qu'attendre le moment parfait.
Un projet d’épargne en tête ? Nos conseillers Meilleurtaux Placement sont disponibles pour faire le point sur votre épargne et vous aider à définir une stratégie adaptée à vos objectifs et à votre profil.
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* Taux de distribution 2025. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. L'objectif de rendement n'est pas garanti.
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La SCPI CORUM Origin, visa SCPI n°12-17 de l'AMF du 24 juillet 2012, est gérée par CORUM Asset Management, société de gestion de portefeuille, SAS au capital social de 600 000 €, RCS PARIS n° 531 636 546. Siège social 1 rue Euler 75008 Paris. Agrément AMFGP-11000012du 14 avril 2011.
Investir à crédit en SCPI n'est pas sans risque. Les revenus distribués par les SCPI ne sont pas garantis et peuvent évoluer à la baisse selon les conditions de marché. En cas de baisse des distributions, l'investisseur reste tenu de rembourser ses mensualités de crédit. Il doit donc s'assurer de pouvoir les assumer sur ses revenus propres en toutes circonstances. La SCPI reste par ailleurs un placement de long terme (horizon recommandé de 8 à 10 ans minimum), dont la liquidité est plus limitée qu'un placement financier classique. La valeur des parts peut également évoluer à la hausse comme à la baisse.