Boîte aux lettres et habitations, illustration d’un impôt local

    La DGFiP constate en 2025 un recul des montants demandés au titre de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires. Une amélioration de l’identification des contribuables explique l’essentiel du mouvement, avec un effet marqué sur les recettes locales.

    À retenir
    • La DGFiP indique une baisse de 9,7% en 2025 des montants de THRS mis à la charge des contribuables.
    • Le rendement global perçu par les collectivités locales recule de 18%.
    • Les taux communaux ne bougent que marginalement : 0,9% des communes les baissent en 2025.
    • La baisse vient surtout d’un meilleur ciblage, avec moins de locaux effectivement taxés.
    • Le nombre de logements appelés à la taxation diminue : -12% pour les appartements, -8% pour les maisons.

    La taxe d’habitation, désormais concentrée sur les résidences secondaires, recule nettement en 2025. Selon la dernière publication du service statistique de la Direction générale des Finances publiques (DGFiP), « Les montants mis à la charge des contribuables au titre de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires (THRS) diminuent de 9,7% en 2025 ».

    Le même document souligne aussi un repli plus important côté collectivités : « Pour les collectivités locales, le rendement global perçu in fine est en baisse de 18% ».

    Des taux communaux peu en cause en 2025

    Premier point mis en avant par la DGFiP : cette évolution ne s’explique pas d’abord par une baisse généralisée des taux. « Seules 0,9% des communes ont baissé leurs taux en 2025 ».

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    Moins de logements appelés à la taxation

    La DGFiP attribue principalement la baisse à un meilleur ciblage des locaux et des redevables. D’après l’analyse, « cette diminution provient essentiellement de la baisse du nombre de locaux effectivement taxés du fait d'une amélioration des règles d'identification des contribuables ».

    Le document insiste sur le levier principal : le « facteur déterminant » est « l'amélioration du processus de taxation permise par la montée en charge du portail “Gérer mes biens immobiliers” et par différentes mesures réglementaires et applicatives ».

    Dans ce contexte, des avis avaient auparavant été envoyés à tort à certains foyers. La DGFiP observe ainsi « une diminution du nombre de logements pour lesquels une taxation est appelée : -12% pour les appartements, -8% pour les maisons ».

    Pourquoi les recettes locales reculent davantage

    Pour comprendre la baisse de 18% du rendement perçu par les collectivités, la DGFiP renvoie à un effet de base lié à 2024 : « le fait qu'elles avaient bénéficié en 2024 de surplus de recettes liés aux ajustements des nouveaux modes déclaratifs qui avaient conduit l'État à prendre en charge les erreurs de taxation initiale ».

    Autrement dit, 2025 correspond à une phase de correction après ces ajustements, ce qui contribue au repli constaté cette année.

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    La Rédaction Meilleurtaux Placement

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