jeudi26août

L'Etat encourage depuis de nombreuses années l'accession à la propriété. Crédit à taux zéro, Pass Foncier ou encore réduction d'impôt, tout est fait pour acquérir une résidence principale. A coté de cela, la résidence secondaire ne bénéficie que de très peu d'avantages, et la note peut parfois s'avérer salée pour ce deuxième logement ...

    Résidence secondaire: Droit de mutation, ISF et impôt sur la plus value



    La fiscalité est plutôt accommodante pour la résidence principale. En revanche, elle l'est beaucoup moins concernant la résidence secondaire. Tout d'abord à l'achat, comme pour tout achat dans de l'immobilier, il faudra s'acquitter des droit de mutation d'environ 5%. Mais si les intérêts d'emprunt sont encore déductibles lors de l'acquisition de la résidence principale, il n'en est rien pour la résidence secondaire. Aucun coup de pouce fiscal n'est prévu, que ce soit pour le financement de l'achat, mais également pour toutes les dépenses destinées à économiser l'énergie (chaudière, isolation ...). En effet, toutes ces réductions d'impôts sont strictement réservées à la résidence principale.

    Concernant l'ISF maintenant, la valeur vénale du bien au 1er janvier de l'année doit être déclarée et aucune décote ne peut être pratiquée, en effet, l'abattement de 30% étant uniquement réservé à la résidence principale. Bien sur, dans le cas d'un crédit pour l'acquisition de cette résidence secondaire, le montant du capital restant dû au 1er janvier et des intérets courus à cette date viendront s'ajouter au passif déductible. Il en est de même pour les factures d'entrepreneurs non réglées au 1er janvier.

    Ensuite, lors de la revente, la plus value éventuelle n'est totalement exonérée qu'après un délai de conservation du bien d'au moins 15 ans. Il est en effet prévu un abattement de 10% par an au delà de la 5ème année de détention. Après abattement, la plus value immobilière est imposée à 16% majorée des 12,1% de prélèvements sociaux. Pour le calcul de la plus value imposable, il est tout de même possible de majorer le prix d'acquisition d'un forfait de 15% au titre de travaux si le bien a été détenu depuis plus de cinq ans, ceci sans avoir à produire de justificatif. Cette majoration viendra alors automatiquement baisser le montant de la plus value.


    Sans oublier les impôts locaux pour la résidence secondaire



    Une fois l'achat abouti, les impôts locaux viennent s'ajouter aux différents frais. En effet, même si le propriétaire n'occupe sa maison qu'a titre occasionnel, il reste redevable de la taxe d'habitation pour l'année entière dès lors qu'il en a la libre disposition au 1er janvier de l'année d'imposition. Il en est de même en cas de mise en location pour de courtes périodes. En pratique, on ne peut y échapper qu'en donnant mandat à une agence immobilière au 1er janvier de remettre le bien en location dès l'achèvement d'un bail en cours. Par ailleurs, aucune exonération ni aucun abattement ou allègement pour charge de famille n'est prévue, ceux-ci étant cantonnés à la résidence principale.

    De plus, on est assujetti à la taxe foncière dès lors que l'on est propriétaire d'un logement au 1er janvier de l'année de l'imposition. L'année de l'acquisition, il est de coutume de s'entendre avec l'acquéreur sur la répartition de cette taxe prorata temporis. En matière de taxe foncière sur la résidence secondaire, il existe 3 principaux cas d'exonération :
    -En cas de construction nouvelle, reconstruction ou addition de construction (pièce supplémentaire, garage, véranda, piscine...), une exonération de la part communale de taxe foncière de 2 ans est prévue à partir du 1er janvier de l'année suivant celle de fin des travaux. Il faut pour cela effectuer une déclaration spéciale (formulaire disponible sur Internet) dans les 90 jours de l'achèvement des travaux, sous peine de perdre le droit à l'exonération. Celle-ci peut en outre être supprimée par la collectivité locale.

    -Les personnes âgées de plus de 75 ans percevant des revenus modestes ont droit à une exonération de taxe foncière. Pour 2010, le revenu fiscal de référence de 2009 ne doit pas dépasser 9.876 euros pour une part. Mais cette exonération n'est pas automatique. Il faut la réclamer.

    -Enfin, si l'occupation de la résidence secondaire est rendue impossible en raison de travaux particulièrement importants et qu'elle est complètement vidée de ses meubles. Il faut alors pour être exonéré sollicité celle-ci preuve à l'appui.

    Ces différents cas d'exonération ne dispensent tout de même pas de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères recouvrée simultanément. Ceci même si le propriétaire n'occupe son logement que quelques semaines par an et même si l'habitation se situe en dehors de la zone de collecte.


    Des solutions sont envisageables pour la résidence secondaire



    Une maison secondaire, comme son nom l'indique n'a pas vocation à être habitée tout au long de l'année. Une bonne solution pour générer des revenus est alors de la mettre en location quelques semaines par an. Tant que les loyers ne dépassent pas 23.000 euros (ce qui est rarement le cas sur quelques semaines), le propriétaire est considéré comme loueur en meublé non professionnel. Les recettes sont alors taxées en tant que BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et il est alors possible de bénéficier du système déclaratif allégé dit " micro BIC " qui permet de n'être imposé que sur 50% des recettes. Il est également possible d'opter pour le régime réel d'imposition, l'avantage dans ce cas là est de pouvoir déduire les différentes dépenses (intérets du prêt ou travaux) du bénéfice imposable. Les charges déductibles sont bien entendu ramenées au prorata du temps du temps effectif de location.

    Les résidences de tourisme peuvent également répondre aux avantages recherchés de la résidence secondaire tout en limitant les couts. Bien que l'on ne puisse profiter du bien que 8 semaines maximum par an, l'achat d'une résidence de tourisme offre tout de même l'avantage de percevoir des revenus complémentaires. Il s'agit en fait d'un bail conclu avec un exploitant commercial d'une durée minimale de 9 ans et qui se charge de l'ensemble de la gestion du bien. De plus, vous bénéficiez également d'une compensation fiscale lorsqu'il s'agit de logement neuf. En effet, ce dispositif dans le neuf est éligible à la réduction d'impôt Bouvard et permet ainsi d'obtenir réduction d'impôt de 25% du prix de revient de l'acquisition étalé sur 9 ans. Cette réduction est toutefois limitée à 8.333 euros par an, soit un investissement de départ de 300.000 euros. Des exonérations de taxe d'habitation et de taxe foncière peuvent également être accordées par les collectivités locales à des résidences de tourisme situées en ZRR (zones de revitalisation rurale).

    Enfin, se regrouper pour acheter une résidence secondaire permet d'augmenter les capacités d'investissement de chacun tout en réduisant la part des charges (entretien, réparations, impôts ...) supportée individuellement. Pour ce faire, la constitution d'une SCI (société civile immobilière) parait le plus sûr. Il faut alors se plier à sa rigueur juridique (statuts, assemblée...) mais elle permet également de préparer sa transmission. En effet, la transmission des parts est simple et les droits de donation étant calculés sur la valeur nette des parts, cela peut venir alléger la note. Sur le plan fiscal, la SCI est totalement transparente et chacun des associés est donc imposé sur sa quote-part de revenus et de plus values. Concernant l'ISF, les parts de la SCI constituent un actif imposable mais il est tout de même possible, en fonction des statuts, de pratiquer une décote d'environ 10% pour compenser le manque de liquidité.
    Etre rappelé
    par un conseiller
    Nous envoyer
    un message
    Parlons Placement
    Les bons choix pour votre épargne
    PER 
    Notre sélection pour votre retraite
    Je découvre 
    Assurance vie 
    Notre sélection des meilleurs contrats
    Je découvre 
    SCPI 
    Notre gamme en direct & en assurance vie
    Je découvre