Dans notre série Le projet de l'été, nous suivons différents épargnants dans la réalisation de leur objectif patrimonial. Après Sam et son envie de faire fructifier son épargne, place à Audrey. L'année dernière, elle a été promue à un poste à responsabilités, avec une belle revalorisation salariale à la clé. Mais en déclarant ses revenus ce printemps, elle découvre que son salaire n'est pas la seule chose qui a grimpé : son taux marginal d'imposition aussi, avec une facture fiscale qu'elle n'avait pas vue venir.

    Étape 1 : comprendre ce qui a changé sur son avis d'imposition

    Audrey a été promue à un poste à responsabilités l'année dernière, avec à la clé une belle revalorisation salariale : sa rémunération annuelle passe d'environ 80 000 € à 95 000 € de revenu net imposable, soit +15 000 €, environ 19 % d'augmentation. Une progression dont elle a toutes les raisons de se réjouir. Mais rien, selon elle, qui laissait présager un bouleversement de sa situation fiscale. Pourtant, en avril, au moment de déclarer ses revenus, la surprise est là : son impôt a augmenté bien plus vite que son salaire.

    Ce que révèle son avis de situation déclarative

    Avec le barème 2026 (revenus 2025), une personne seule est imposée à 0 % jusqu'à 11 600 €, puis à 11 % jusqu'à 29 579 €, à 30 % jusqu'à 84 577 €, à 41 % jusqu'à 181 917 €, et à 45 % au-delà.

    Sur son ancien salaire (80 000 €), Audrey se trouvait dans la tranche à 30 %, sans être loin du seuil suivant. Son impôt s'élevait à environ 17 100 €.

    Sur son nouveau salaire (95 000 €), elle franchit le seuil des 84 577 € et bascule dans la tranche à 41 %. Son impôt grimpe à environ 22 750 €.

    Son revenu a progressé de 19 %. Son impôt, lui, a augmenté de 33 %, soit plus de 5 600 € de charge fiscale supplémentaire. C'est le mécanisme du taux marginal d'imposition (TMI) : ce taux ne s'applique jamais à l'intégralité des revenus, mais uniquement à la tranche la plus haute atteinte. Concrètement, sur les 95 000 € d'Audrey, seule la portion comprise entre 84 577 € et 95 000 € est taxée à 41 %. Le reste continue d'être taxé aux taux inférieurs, exactement comme avant. Mais parce qu'elle était déjà proche du seuil, il a suffi d'une augmentation pour faire basculer une partie de ses revenus dans la tranche supérieure, et avec elle, tous les euros gagnés au-delà de ce seuil à l'avenir.

    C'est à ce niveau de revenu et de TMI que la question de la défiscalisation cesse d'être un sujet théorique. À 11 % de TMI, l'intérêt d'un dispositif de réduction d'impôt reste limité voire inutile. À 41 %, chaque euro placé sur le bon support peut littéralement changer le montant de l'impôt à payer.

    Gagner plus : une bonne nouvelle à deux visages

    Avant de se lancer dans son projet de défiscalisation, Audrey prend le temps de faire le point sur ce que ce changement de situation implique réellement. Une augmentation de revenus de cette ampleur, ce n'est pas seulement une ligne qui change sur la fiche de paie : c'est une situation patrimoniale à reconsidérer dans son ensemble.

    Une capacité d'épargne renforcée

    Gagner davantage, c'est d'abord une capacité d'épargne considérablement renforcée. Les questions à se poser sont alors :

    • Quelle part de ce supplément de revenu puis-je désormais épargner ou investir chaque mois, au-delà de mon épargne de précaution ?
    • Ce nouveau niveau de revenu ouvre-t-il des projets de vie que je repoussais jusqu'ici (achat immobilier, changement de vie professionnelle, préparation de la retraite) ?
    • Dois-je revoir entièrement mon allocation patrimoniale, maintenant que les montants en jeu sont plus significatifs ?

    Une pression fiscale plus lourde

    Mais ce supplément de revenu s'accompagne d'une fiscalité nettement plus lourde, et pas seulement en proportion. Les bonnes questions deviennent alors :

    • Quel est mon nouveau TMI, et à partir de quel montant chaque euro supplémentaire sera-t-il taxé à ce taux ?
    • Ai-je des leviers pour réduire mon revenu imposable avant que l'augmentation ne se traduise intégralement en impôt l'an prochain ?

    Ces questions vont orienter le projet d'Audrey pour cet été : éviter de revivre la même surprise l'an prochain, en mettant en place des solutions avant sa prochaine déclaration.

    Les leviers d'Audrey pour défiscaliser

    Son conseiller lui propose de combiner deux leviers complémentaires : l'un qui réduit son revenu imposable, l'autre qui réduit directement son impôt.

    Le PER, pour déduire ses versements du revenu imposable

    Le Plan Épargne Retraite (PER) permet de déduire les versements volontaires du revenu imposable, dans la limite d'un plafond annuel. Pour un salarié, ce plafond correspond en général à 10 % des revenus professionnels nets de l'année précédente (avec un minimum forfaitaire d'environ 4 600 €, quel que soit le revenu), majoré le cas échéant du plafond non utilisé des trois dernières années.

    Pour Audrey, avec 95 000 € de revenus professionnels, son plafond de déduction avoisine désormais 9 500 €, une capacité bien plus confortable qu'avec son ancien niveau de salaire.

    Sur le fonctionnement, le PER est assez proche dans sa logique de l'assurance-vie : les sommes versées peuvent être réparties entre un fonds en euros, au capital garanti mais au rendement plus limité, et des unités de compte, qui offrent un potentiel de performance supérieur en contrepartie d'un risque de perte en capital. Comme pour l'assurance-vie, cette répartition peut être ajustée dans le temps, en gestion libre ou en gestion pilotée confiée à un professionnel. La vraie différence se joue à l'entrée et à la sortie : le PER offre un avantage fiscal immédiat sur les versements, là où l'assurance-vie n'en offre pas, mais en échange, l'épargne reste bloquée jusqu'à la retraite, sauf cas particuliers.

    Exemple : Audrey verse 8 000 € sur un PER individuel, dans la limite de son plafond. Son revenu imposable passe de 95 000 € à 87 000 €. Cette somme est intégralement déduite au taux marginal de 41 %, puisqu'elle vient uniquement rogner la tranche la plus haute de son revenu : elle économise 3 280 € d'impôt (8 000 € x 41 %).

    C'est précisément à ce niveau de TMI que le PER devient particulièrement efficace. Plus le taux marginal est élevé, plus l'économie d'impôt réalisée sur chaque euro versé est importante. Un même versement de 8 000 € n'aurait généré qu'une économie de 880 € pour un contribuable resté dans la tranche à 11 %.

    Le revers de la médaille à ne pas oublier : les sommes versées sur un PER sont bloquées jusqu'à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi (achat de la résidence principale, invalidité, décès du conjoint, surendettement...). C'est un avantage fiscal immédiat en échange d'une épargne longue.

    En savoir plus sur le PER de Meilleurtaux Placement

    Le FIP Corse, pour une réduction d'impôt directe

    Contrairement au PER, qui réduit le revenu imposable, un FIP (Fonds d'Investissement de Proximité) offre une réduction d'impôt directe, calculée sur le montant investi. Le FIP Corse Kallisté Capital N°18, proposé par Meilleurtaux Placement et géré par Vatel Capital, permet d'investir dans des PME corses (tourisme, énergies renouvelables, santé, services) en contrepartie d'une réduction d'impôt de 30 % du montant investi.

    Cette réduction est plafonnée à 3 600 € pour une personne seule (7 200 € pour un couple), la souscription minimale étant fixée à 1 000 €, sans frais d'entrée chez Meilleurtaux Placement.

    Exemple : Audrey investit 10 000 € dans le FIP Kallisté Capital N°18. Elle bénéficie d'une réduction d'impôt immédiate de 3 000 € (30 % x 10 000 €), sans atteindre le plafond de 3 600 € qu'elle pourrait viser avec un investissement complémentaire de 2 000 €.

    Ce qu'il faut avoir en tête avant de souscrire : un FIP est un placement qui présente un risque de perte en capital, investi dans des PME non cotées pour l'essentiel. Les parts sont bloquées entre 7 et 9 ans, sans possibilité de sortie anticipée, soit jusqu'au 31 décembre 2034 au plus tard pour ce fonds. C'est un placement d'épargnant à n'envisager qu'avec une épargne dont on n'aura pas besoin avant cette échéance.

    En savoir plus sur le FIP Kallisté Capital N°18

    Ce que donnent les deux leviers combinés

    En combinant les deux solutions, Audrey réduit son impôt de la façon suivante :

      Sans action Avec PER (8 000 €) Avec PER (8 000 €) + FIP (10 000 €)
    Revenu imposable 95 000 € 87 000 € 87 000 €
    Impôt avant réduction ~22 750 € ~19 470 € ~19 470 €
    Réduction d'impôt FIP 3 000 €
    Impôt final ~22 750 € ~19 470 € ~16 470 €

    Au total, Audrey réduit sa facture fiscale d'environ 6 280 €, soit près de 28 % de son impôt, tout en se constituant une épargne retraite et en participant au développement de PME régionales. De quoi transformer une mauvaise surprise en un projet patrimonial construit.

    Le plafond des niches fiscales, une limite à connaître

    Si Audrey envisageait d'autres produits de défiscalisation en complément (FCPI, Girardin, dons, emploi à domicile...), il faudrait qu'elle garde un œil sur le plafond global des niches fiscales, fixé à 10 000 € ou 18 000 € par an et par foyer fiscal selon les dispositifs, dont fait partie la réduction d'impôt obtenue via un FIP ou un FCPI. Avec 3 000 € de réduction déjà utilisés, il lui reste 7 000 € de marge sous ce plafond pour l'année.

    Ce plafond ne concerne en revanche pas la déduction PER, qui fonctionne sur un mécanisme distinct (réduction du revenu imposable, et non de l'impôt lui-même) et n'entre pas dans ce calcul. C'est un point de vigilance dès lors que l'on cumule plusieurs dispositifs de défiscalisation la même année : mieux vaut faire les comptes avant de souscrire, pour ne pas dépasser le plafond et perdre le bénéfice d'une partie de la réduction.

    Ce qu'Audrey retient

    Une augmentation de salaire n'est jamais seulement une bonne nouvelle sur le plan fiscal. Elle mérite d'être anticipée, pas seulement constatée a posteriori sur l'avis d'imposition.

    Le TMI ne s'applique qu'à la tranche la plus haute, pas à l'ensemble des revenus. Mais plus il grimpe, plus l'écart entre le brut gagné et le net qui reste réellement disponible se creuse, et plus les leviers de défiscalisation deviennent pertinents.

    Le PER et le FIP répondent à deux logiques différentes et complémentaires : l'un déduit du revenu imposable (hors plafond des niches fiscales), l'autre réduit directement l'impôt (dans la limite de ce même plafond). Combinés intelligemment, ils permettent d'amortir une part significative de l'effet d'un changement de tranche.

    Défiscaliser ne veut pas dire investir à l'aveugle. Chaque dispositif a sa contrepartie : blocage des fonds, risque de perte en capital, horizon de placement. Le bon calibrage dépend de la situation personnelle, du besoin de liquidité et du montant réellement à optimiser.

    Un changement de situation professionnelle est le bon moment pour faire un point complet. Au-delà de la fiscalité, cela concerne aussi l'épargne de précaution, les projets de vie à financer, et l'allocation globale du patrimoine.

    En savoir plus sur les produits de défiscalisation de Meilleurtaux Placement

    Un projet de défiscalisation en tête ?

    Nos conseillers Meilleurtaux Placement sont disponibles pour faire le point sur votre situation et vous aider à identifier les solutions de défiscalisation adaptées à votre profil et à vos objectifs.

    Prendre rendez-vous avec un conseiller

    Communication non contractuelle à caractère publicitaire.

    Investir en PER ou en FIP présente un risque de perte en capital. Les sommes versées sur un PER sont bloquées jusqu'au départ à la retraite, sauf cas de déblocage anticipé prévus par la loi.

    Le FIP Kallisté Capital N°18 est un placement bloqué de 7 à 9 ans, sans possibilité de sortie anticipée, soit jusqu'au 31/12/2034 au plus tard. La réduction d'impôt de 30 % est plafonnée à 3 600 € pour une personne seule et 7 200 € pour un couple, et entre dans le plafond global des niches fiscales de 10 000 €. Les FCPI, FIP et mandats de conseil/gestion en PME s'adressent à des investisseurs avertis et ne devraient pas représenter plus de 5 à 10 % des actifs financiers. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.

    Logo redacteur

    Écrit par
    Olivia Boulay

    Ça peut vous intéresser

    Archives