- La taxe foncière est perçue par l’État puis reversée aux collectivités locales.
- En 2026, la revalorisation des bases entraîne une hausse mécanique de 0,8%.
- Parmi les communes de plus de 40 000 habitants, 11 sur 198 augmentent leur taux.
- Les municipales de mars 2026 contribuent à la stabilité des taux, selon FSL.
- Nice se distingue avec une baisse de 13,2%.
Chaque année, l’État encaisse la taxe foncière avant de la reverser aux collectivités (communes, intercommunalités, départements). Cet impôt local sert notamment à financer des dépenses de proximité, comme l’entretien des routes, des équipements sportifs ou certaines aides liées à la cantine scolaire.
Année de revalorisation
Pour cette année, un élément fait évoluer la facture : la base de calcul est revalorisée avec l’inflation.
Pour 2026, un élément fait évoluer la facture, même sans décision locale : la base de calcul est revalorisée avec l’inflation. Dans le même temps, les taux communaux restent inchangés dans l’immense majorité des communes, selon une étude du cabinet FSL, spécialisé dans l’information financière territoriale, reprise par Le Parisien.
Comment se calcule votre taxe foncière en 2026 ?
Hausse mécanique
La base imposable étant actualisée selon l'inflation, la taxe foncière augmente de ce pourcentage à taux constant en 2026.
Le site des impôts rappelle que « le montant de votre taxe foncière est calculé en multipliant la base imposable du bien (valeur locative cadastrale) par les taux d’imposition applicables ». Ces taux dépendent de la commune et de l’intercommunalité, mais aussi du type de logement (maison, appartement…) et de ses caractéristiques.
La base imposable, elle, est actualisée chaque année selon l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH). Conséquence : la taxe foncière augmente donc de 0,8% en 2026 à taux constant. Dans une large partie des communes, l’évolution devrait s’arrêter là.
Les 11 villes de plus de 40 000 habitants qui relèvent leur taux
Parmi 198 communes de plus de 40 000 habitants, 11 ont voté une hausse de leur taux :
- Mamoudzou (Mayotte, +95%)
- Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis, +29,9%)
- Montrouge (Hauts-de-Seine, +25%)
- Fréjus (Var, +22,4%)
- Ajaccio (Corse-du-Sud, +19%)
- Clamart (Hauts-de-Seine, +16,9%)
- Drancy (Seine-Saint-Denis, +14,1%)
- Bastia (Haute-Corse, +13,7%)
- Baie-Mahault (Guadeloupe, +13,7%)
- Les Abymes (Guadeloupe, +9,3%)
- Courbevoie (Hauts-de-Seine, +2,5%)
Municipales 2026 : pourquoi les hausses restent limitées
La stabilité des taux s’explique aussi par le calendrier politique : 2026 est une année d’élections municipales (scrutin en mars 2026).
Jérôme Barberet (cabinet FSL), cité par MoneyVox :
Beaucoup d’élus ont fait des promesses de campagne autour d’une taxe foncière qui ne bougera pas. Mais évidemment, cette position peut changer l’année prochaine lors du vote du budget.
Le cas Nice : une baisse annoncée
À rebours de la tendance, Nice fait figure d’exception parmi les grandes villes, avec un taux en recul de 13,2%. Cette baisse correspond à un engagement du nouveau maire, Eric Ciotti. « L’ancienne équipe municipale de Christian Estrosi l’avait augmentée de 19% en 2024 », rappelle toutefois Jérôme Barberet.