- Le patrimoine financier des ménages atteint un montant inédit de 6 590,5 milliards d’euros à la fin de l’année 2025.
- L’augmentation nette de la réserve globale s’élève à 175 milliards d’euros sur une période de douze mois.
- Le rendement souffre d’un manque de diversification vers les placements à forte performance par rapport aux modèles étrangers.
- L’année 2022 représente le seul repli historique majeur à cause des crises géopolitiques et de la pandémie.
Le paradoxe d’un taux d’effort élevé pour un capital final modeste
La courbe de croissance de l’épargne montre une progression constante au cours de la dernière décennie, exception faite de l’année 2022. En effet, les turbulences provoquées par les tensions en Ukraine et la crise sanitaire du Covid-19 avaient entraîné une baisse des encours. Depuis, les réflexes de précaution ont repris le dessus et les Français n’ont jamais autant mis d’argent de côté.
Patrimoine financier global
La réserve globale des Français a progressé de 175 milliards d'euros en douze mois pour atteindre ce niveau historique fin 2025.
Pourtant, cet effort réel ne se traduit pas par une richesse financière équivalente à celle d’autres pays développés. L’étude comparative menée par Rexecode démontre que si la structure patrimoniale nationale s’alignait sur les modèles américain, suédois ou danois, avec le même ratio de revenu disponible, la cagnotte globale serait multipliée par deux.
Cette différence s’explique en premier lieu par la nature des arbitrages, puisque le rendement croît avec le niveau de risque. De plus, avec le ralentissement de la hausse des prix, les livrets d’épargne réglementée subissent un net désamour en raison d’un intérêt réel moindre.
L’assurance vie et les actions en tête des placements privilégiés
L’analyse détaillée de la Banque de France permet de dresser une cartographie des préférences du public pour investir son argent. Le premier constat porte sur les disparités des volumes.
Les contrats d’assurance vie et les droits à pension gérés en euros (des supports plus sécurisés, mais moins rémunérateurs) se hissent en tête du classement 2025 des placements financiers avec 1 570,6 milliards d’euros mobilisés.
Les parts de sociétés et actions non cotées occupent la deuxième marche du podium avec une enveloppe de 1 507,4 milliards d’euros. Malgré la baisse des taux liée au ralentissement de l’inflation, les livrets règlementés (livret A, LDDS, LEP) conservent une base solide de 947,5 milliards d’euros et arrivent en 3e position.
À l’autre extrémité du spectre, les produits plus techniques ou dépendants des marchés financiers restent marginaux.
Titres de créances en direct
- Pierre-papier et SCPI : 30,6 Mds €
- OPC monétaires : 25,7 Mds €
La pierre-papier et les fonds d’investissement immobiliers captent de leur côté 30,6 milliards d’euros. Les organismes de placement collectif (OPC) monétaires ferment la marche de ce bilan avec un encours résiduel de 25,7 milliards d’euros.