712 000 personnes majeures bénéficiaient d'une mesure de tutelle ou de curatelle en France en 2023, soit 16 % de plus en quinze ans. Derrière ce chiffre, une réalité souvent silencieuse : majeurs handicapés, personnes âgées dépendantes… La vulnérabilité transforme profondément les enjeux patrimoniaux. Les décisions patrimoniales prennent alors une tout autre dimension : celle de la protection avant tout.
Un risque encore trop peu anticipé
Les chiffres sont préoccupants. Près de 800 000 personnes âgées de plus de 75 ans seraient victimes chaque année d'abus de faiblesse en France, selon la Fondation de France, et seulement 10 % des cas seraient signalés. Le parquet de Paris a enregistré une hausse de 30 % des dossiers ouverts à ce titre entre 2022 et 2023.
Et la tendance ne va pas s'inverser. Une étude du ministère de la Justice publiée en septembre 2025 projette une augmentation de 64 % des mesures de protection juridique d'ici 2070, portée notamment par le vieillissement démographique, soit environ 200 000 personnes supplémentaires sous tutelle ou curatelle. Un signal fort : la vulnérabilité patrimoniale n'est pas un sujet marginal, c'est un enjeu de société qui concerne, directement ou indirectement, la quasi-totalité des familles françaises.
Face à cette réalité, l'AMF et l'ACPR appellent depuis 2021 les professionnels à exercer une vigilance renforcée à l'égard des clients vulnérables, et ont publié début 2025 un rapport académique soulignant la nécessité d'adapter les pratiques : davantage de temps dans la relation client, des outils d'information simplifiés, une continuité renforcée dans le suivi.
La vulnérabilité ne se résume pas à l'âge. Elle concerne toute personne rencontrant des difficultés, temporaires ou durables, à gérer seule ses intérêts patrimoniaux : veuvage, isolement, déclin cognitif progressif, handicap, ou simplement une période de grande fragilité personnelle. Sans dispositifs adaptés, un patrimoine peut rapidement devenir une source de conflits ou d'abus plutôt qu'un levier de protection.
Vous souhaitez faire le point sur votre situation patrimoniale ? Prenez rendez-vous avec un conseiller en gestion de patrimoine.
Connaître le cadre juridique sans s'y substituer
La protection d'une personne vulnérable s'inscrit dans un cadre juridique dont la mise en œuvre relève principalement du notaire, mais que tout conseiller patrimonial se doit de maîtriser pour adapter ses recommandations.
Le mandat de protection future est à ce titre l'outil d'anticipation par excellence : rédigé avant toute altération des facultés, il désigne un mandataire de confiance chargé de gérer les affaires patrimoniales de la personne si elle venait à ne plus pouvoir le faire seule. Pour le conseiller en gestion de patrimoine : les interlocuteurs sont clairement identifiés, les décisions peuvent être prises sereinement et dans un cadre légal solide.
D'autres dispositifs existent, habilitation familiale, curatelle, tutelle, dont la mise en place relève du notaire ou du juge des tutelles. Notre rôle chez Meilleurtaux Placement n'est pas de les construire, mais de travailler en pleine cohérence avec eux, en adaptant nos recommandations au cadre de protection en vigueur et en orientant nos clients vers les bons interlocuteurs au bon moment.
Les placements : sécuriser, diversifier, adapter
C'est ici que le conseiller en gestion de patrimoine joue pleinement son rôle. Face à un client vulnérable ou à ses représentants légaux, l'enjeu est de construire une allocation cohérente avec un objectif premier : protéger le capital sans sacrifier la performance et éviter toute exposition inadaptée au risque.
L'assurance-vie reste l'enveloppe centrale. Sa liquidité, sa fiscalité avantageuse et sa souplesse en font un outil particulièrement adapté. La poche en fonds euros garantit la sécurité du capital pour les profils les plus fragiles, tandis que des unités de compte sélectionnées avec soin peuvent compléter l'allocation sur des horizons plus longs, à condition que l'exposition au risque soit clairement définie.
Le Plan d'Épargne Retraite (PER) peut également répondre efficacement aux besoins liés à la dépendance. Au moment de la retraite, la sortie en capital est généralement privilégiée : des rachats partiels annuels permettent de profiter de l'abattement fiscal tout en préservant la flexibilité nécessaire à une gestion adaptée dans le temps. La sortie en rente viagère reste une option à envisager pour les profils recherchant un revenu régulier et prévisible à vie. Elle suppose cependant une décision mûrement réfléchie : en optant pour la rente, le capital est définitivement converti et ne peut plus être récupéré ni transmis aux héritiers. En cas de besoin exceptionnel (frais médicaux lourds, entrée en établissement spécialisé…), aucun rachat ne sera possible. C'est précisément pourquoi cette option, si elle peut sembler rassurante par sa régularité, doit être pesée avec soin dans le contexte de la vulnérabilité, en lien avec le mandataire ou le représentant légal.
Sur l'assurance-vie comme sur le PER, le mandat d'arbitrage ou la gestion pilotée constituent des réponses particulièrement adaptées au contexte de la vulnérabilité : ils permettent de déléguer les choix d'investissement à des professionnels, tout en respectant le profil de risque de l'investisseur. La gestion pilotée Pilot s'inscrit pleinement dans cette logique : Marc Fiorentino et son comité d'investissement se réunissent chaque mois pour évaluer les éventuels ajustements nécessaires au regard du contexte macroéconomique, garantissant ainsi une gestion active, cohérente et continue, sans solliciter en permanence la personne protégée ou son représentant légal.
Les clauses : des garde-fous trop souvent négligés
Au-delà du choix des supports, c'est la rédaction des clauses qui distingue un accompagnement patrimonial ordinaire d'un accompagnement véritablement protecteur.
Sur l'assurance-vie, la clause bénéficiaire démembrée, qui désigne le conjoint en usufruit et les enfants en nue-propriété, protège le conjoint survivant vulnérable en lui garantissant des revenus immédiats, tout en préservant les droits des héritiers. La clause bénéficiaire avec charges impose au bénéficiaire des obligations concrètes : prise en charge financière d'un proche dépendant, versement d'une rente, obligation d'hébergement.
Dans le contrat de mariage, la clause de préciput mérite d'être systématiquement évoquée avec les clients en couple. Elle autorise le conjoint survivant à prélever, avant tout partage de la succession, un bien déterminé de la communauté, typiquement le logement familial, sans indemnité envers les héritiers. Pour un conjoint vieillissant ou dépendant, cette clause est décisive : elle évite l'indivision, prémunit contre d'éventuelles pressions familiales et garantit le maintien à domicile dans la sérénité.
À chaque étape, une protection qui évolue avec vous
La protection d'un client vulnérable n'est pas un acte ponctuel. Elle suppose un suivi régulier : mise à jour du profil de risque, vérification de l'adéquation des placements, adaptation des clauses aux évolutions familiales. Elle suppose aussi une dimension humaine : détecter les signaux de fragilité, prendre le temps d'un échange, s'appuyer sur les proches quand la situation le demande, et travailler main dans la main avec le notaire ou l'avocat impliqués.
Protéger le patrimoine d'une personne vulnérable, c'est avant tout permettre à une famille de traverser les épreuves sans que l'argent devienne un problème supplémentaire.
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