Un vieux livret ouvert à votre nom. Une assurance-vie dont vous êtes bénéficiaire sans le savoir. Un plan d'épargne salariale oublié chez un ancien employeur. Ces situations, banales en apparence, représentent en réalité plusieurs milliards d'euros qui ne trouvent pas leur propriétaire. La Caisse des Dépôts vient de publier son bilan annuel et les chiffres donnent le vertige.
Un pactole méconnu qui grossit chaque année
Depuis la loi Eckert de 2014, les établissements financiers ont l'obligation de transférer à la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) tous les avoirs issus de comptes et contrats inactifs. Le mécanisme est simple : sans signe de vie du titulaire pendant dix ans (ou trois ans après un décès), la banque ou la compagnie d'assurance transfère les fonds à la CDC, qui les conserve et les restitue sur demande.
Résultat de cette mécanique qui fonctionne depuis 2017 : près de 7,9 milliards d'euros dorment aujourd'hui à la Caisse des Dépôts, en attente de leurs propriétaires légitimes.
La bonne nouvelle, c'est que les demandes de restitution ont plus que doublé en un an, signe d'une prise de conscience grandissante. Mais le stock, lui, ne diminue pas : chaque année, les établissements financiers continuent d'alimenter la CDC avec de nouveaux comptes devenus inactifs. En 2025 encore, plus de 758 000 comptes et contrats y ont été versés pour un total de 671 millions d'euros. Toutefois, 164,4 millions d'euros ont été restitués aux bénéficiaires en 2025, en hausse de 8 % par rapport à 2024. En moyenne, le montant restitué par dossier s'élevait à 943 euros en 2025. Une somme loin d'être anecdotique qui confirme l'intérêt de réaliser la démarche, même en cas de doute.
Et le temps joue contre les bénéficiaires. Passé un délai de 30 ans sans réclamation, les fonds sont définitivement reversés à l'État, sans aucun recours possible. En 2025, 89 millions d'euros ont ainsi été perdus pour leurs propriétaires légitimes. Depuis 2017, ce sont 640 millions d'euros qui ont été "offerts" à l'État au titre de cette déchéance trentenaire.
Comment vérifier ?
Il existe un outil officiel, gratuit, accessible à tous. Il s'appelle
Les comptes concernés :
- Les comptes bancaires : comptes courants, livrets d'épargne (Livret A, LDDS, LEP, PEL, CEL...), comptes-titres.
Un compte bancaire est clôturé par la banque et son solde est transféré à la Caisse des Dépôts si pendant 10 ans le titulaire ne s'est pas manifesté. Le compte bancaire d'une personne décédée est clôturé et son solde est transféré à la Caisse des Dépôts si pendant 3 ans les ayants droit ne se sont pas manifestés.
Un scénario fréquent : un changement de banque réalisé à la hâte, sans clôturer l'ancien compte. Quelques dizaines ou centaines d'euros y restent, oubliées. La banque envoie des courriers à une adresse qui n'est plus la vôtre. Au bout d'une décennie, les fonds partent à la CDC. Ce cas est d'autant plus fréquent que la mobilité bancaire s'est accélérée depuis la loi Macron de 2015 et l'essor des banques en ligne.
- Les contrats d'assurance-vie et bons de capitalisation.
Notre conseil : si vous venez de perdre un proche, ne vous limitez pas à la recherche des comptes bancaires. Interrogez systématiquement Agira (l'association pour la gestion des informations sur le risque en assurance), qui permet de rechercher si un défunt était assuré, en parallèle de Ciclade.
À noter pour le contrat dont le souscripteur est décédé : celui-ci est clôturé et son solde est transféré à la Caisse des Dépôts si les bénéficiaires n'ont pas été retrouvés par la compagnie d'assurance après 10 ans de recherche.
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Notre contrat le plus complet
- Les produits d'épargne salariale : les plans épargne entreprise (PEE) et les dispositifs de retraite supplémentaire (PERCO, PER).
C'est sans doute le cas le plus sous-estimé. Avec une durée moyenne dans un même emploi qui ne cesse de se réduire, les parcours professionnels génèrent mécaniquement des PEE, PERCO et PER collectifs orphelins. Lors d'un départ (démission, rupture conventionnelle, licenciement), le salarié a en principe trois options : conserver les fonds sur le plan de l'ancien employeur, les transférer vers un nouveau plan, ou les débloquer si les conditions le permettent.
En pratique, beaucoup ne font rien. Et « ne rien faire » sur de l'épargne salariale, c'est laisser des fonds investis en unités de compte parfois pas adaptées et sur un contrat qui peut être chargé en frais. Passé 10 ans d'inactivité totale, les fonds partent à la CDC.
Si vous avez changé d'employeur au cours des dix dernières années, et c'est le cas de la majorité des actifs, c'est une piste à vérifier.
Par ailleurs, le compte sur un Plan d'épargne salariale (PEE) d'une personne décédée est clôturé et son solde est transféré à la Caisse des Dépôts si pendant 3 ans les ayants droit ne se sont pas manifestés.
À noter : le site
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Les unités de compte présentent un risque de perte en capital.
Que faire de cet argent ?
Imaginons que la recherche soit positive. Que faire de cet argent ?
La réponse dépend bien sûr de votre situation. Mais avant même de répondre à cette question, cette démarche peut être l'occasion de quelque chose de plus utile encore : dresser l'inventaire complet de ce que vous possédez vraiment.
Combien avez-vous exactement sur vos livrets ? Avez-vous souscrit une assurance-vie sur laquelle vous ne versez plus ? Quel est le solde de vos anciens contrats d'épargne salariale ? Ces questions, en apparence banales, sont souvent celles qui révèlent les plus grandes marges d'optimisation.
C'est souvent là qu'on réalise qu'on laisse dormir de l'argent sur des supports peu ou pas rémunérés, ou qu'on n'a jamais vraiment réfléchi à la structure globale de son patrimoine.
Au final, que vous ayez trouvé des sommes oubliées sur Ciclade ou non, cette démarche a au moins le mérite de remettre un sujet sur la table : où est placée votre épargne ? Ne serait-ce pas l'occasion de remettre en question vos choix d'investissement ?
Sortir de l'excès de liquidité pas ou mal rémunérée
C'est une erreur très répandue. Des années d'épargne accumulées sur un Livret A peu rémunérateur, voire même sur un compte courant à 0 %, bien au-delà du matelas de sécurité nécessaire. Votre épargne est facilement accessible et placée sans risque mais elle s'érode, année après année, en termes de pouvoir d'achat réel.
Il s'agit alors de faire la distinction entre l'épargne de précaution qui doit rester liquide et disponible, entre 3 et 6 mois de dépenses courantes, et l'épargne de long terme qui n'a aucune raison d'être immobilisée sur des supports peu rémunérateurs.
Pour une partie de votre épargne que vous souhaitez placer sans prise de risque, l'assurance-vie reste l'enveloppe de référence. Souvent réduite à un simple outil de transmission, elle est avant tout une enveloppe fiscale d'une grande souplesse : les rachats sont possibles à tout moment, et la fiscalité sur les plus-values devient particulièrement douce après 8 ans de détention (abattement annuel de 4 600 € pour une personne seule, 9 200 € pour un couple). Les fonds en euros des meilleurs contrats affichaient des rendements supérieurs à 3% en 2025 nets de frais de gestion mais bruts de fiscalité, sans risque de perte en capital. Chez certains assureurs, les rendements des fonds en euros logés dans le contrat d'assurance-vie sont boostés grâce à une bonification supplémentaire applicable sur les versements effectués sous conditions. L'objectif de rendement annuel peut atteindre 5 % net de frais de gestion pour les meilleures offres du marché.
Revoir l'allocation de son assurance-vie
Beaucoup de Français ont une assurance-vie mais peu la pilotent vraiment. Le scénario classique : un contrat ouvert il y a plus de 20 ans, investi à 100 % sur le fonds en euros, jamais retouché depuis. À l'époque, ce choix était défendable puisque les fonds euros servaient des rendements de 4 à 5 % (hors bonus). Aujourd'hui, rester entièrement positionné sur ce support, c'est accepter un rendement limité alors que vous pourriez aller chercher bien davantage. Certains fonds en euros stars d'hier délivre désormais un rendement proche des 1%, loin des standards des contrats internet.
La réalité, c'est que tous les contrats d'assurance vie ne se valent pas. Certains proposent une gamme d'investissement limitée à quelques supports et peu diversifiée. D'autres offrent un accès à des centaines de supports : actions, obligations, immobilier via des SCPI, private equity, fonds thématiques. La qualité du contrat (sa gamme, ses frais, ses options de gestion) détermine en grande partie ce que vous pouvez en faire.
Vient ensuite la question du mode de gestion. En gestion libre, vous choisissez vous-même vos supports et gérez vos arbitrages. C'est pertinent si vous avez le temps, les compétences et l'envie de suivre vos investissements régulièrement. Pour la très grande majorité des épargnants, ce n'est pas le cas et c'est là que la gestion pilotée prend tout son sens.
En gestion pilotée, un professionnel prend en charge l'allocation et les arbitrages à votre place, en fonction de votre profil de risque. Votre épargne est ainsi investie de façon cohérente sans que vous ayez à vous en préoccuper.
Préparer sa retraite avec le PER
La retraite est le sujet que beaucoup reportent. Pourtant chaque année d'inaction, c'est une année de capitalisation perdue et un avantage fiscal inexploité.
La retraite par répartition assure un revenu de remplacement, mais son taux de remplacement ne permet pas de maintenir son niveau de vie. Selon le dernier rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR), le taux de remplacement net moyen pour un cadre partant à taux plein s'établit à 52,9 %. Cette statistique confirme l'importance de constituer un complément de revenus individuel pour limiter la perte de pouvoir d'achat.
La vraie question n'est pas « faut-il épargner pour la retraite », mais « de combien aurez-vous besoin, et d'où viendra-t-il ».
Le PER (Plan d'Épargne Retraite) reste aujourd'hui le véhicule le plus efficace pour répondre à cette question. Son mécanisme clé : chaque versement est déductible du revenu imposable, dans le respect de certaines limites. Concrètement, pour un contribuable imposable à 41 %, un versement de 10 000 € sur un PER génère une économie d'impôt immédiate de 4 100 €. L'effort réel n'est donc que de 5 900 € pour un capital investi de 10 000 €. C'est un levier que peu d'autres placements offrent.
À noter : À la sortie, les sommes issues des versements déduits sont fiscalisées à l'impôt sur le revenu, dans la tranche applicable au moment de la retraite. C'est précisément là que réside l'intérêt du mécanisme : vous déduisez aujourd'hui à votre tranche active, souvent 30 ou 41 %, et vous serez taxé à la retraite à une tranche généralement inférieure.
Prenez le temps de faire un bilan avec un conseiller de Meilleurtaux Placement
Et si c'était le moment de faire vraiment le point sur votre patrimoine ?
Pas seulement vérifier que rien ne dort quelque part mais aussi s'assurer que ce que vous avez est au bon endroit, que c'est bien structuré, et que votre épargne travaille pour vous comme elle le devrait. Faites un bilan patrimonial avec un conseiller en gestion de patrimoine pour :
- Dresser un inventaire consolidé de tous vos avoirs (bancaires, immobiliers, assurances, épargne salariale, droits à la retraite...).
- Identifier les incohérences : épargne mal placée, clauses bénéficiaires obsolètes, fiscalité non optimisée.
- Définir une stratégie cohérente avec vos projets de vie réels : retraite, transmission, achat immobilier, protection du conjoint...
- Identifier les leviers fiscaux encore disponibles avant qu'il ne soit trop tard.
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