FIP, FCPI, Sofica, PER et SCPI fiscales peuvent réduire l’impôt, mais leur liquidité, leurs frais ou leur rendement doivent être examinés avant toute souscription.
- La réduction fiscale dépend du produit et de critères précis.
- FIP, FCPI et Sofica peuvent immobiliser l’épargne pendant 5 ans, voire davantage.
- Le capital investi n’est pas garanti sur ces placements.
- Les frais doivent être comparés avant toute souscription, notamment pour le PER.
Un avantage fiscal ne suffit pas à rendre un placement intéressant. Plusieurs produits destinés à réduire l’impôt présentent un risque de perte, une sortie difficile ou des frais élevés.
FIP et FCPI : une réduction fiscale sans garantie
Le dispositif IR-PME prévoit 18% pour les PME et jusqu’à 25% pour les ESUS. Depuis le 16 février 2025, les FIP classiques n’y donnent plus droit ; les FCPI classiques sont concernés depuis le 21 février 2026. Le dispositif vise désormais les FCPI investis dans des JEI : 30%, 50% pour les JEIR et 40% pour les JEII. Les FIP Corse et outre-mer peuvent atteindre 30%.
Ces taux restent plafonnés et soumis à conditions. Le capital n’est pas garanti. Les parts doivent être conservées au moins 5 ans, tandis que le fonds peut vivre jusqu’à 8 ans, voire davantage. Une cession avant liquidation est presque impossible. L’AMF rappelle : « Pour racheter vos parts, vous devez attendre que le fonds soit dissous. Pour cela, la société doit avant revendre les actions ce qui, du fait de l’illiquidité du placement, peut prendre plusieurs années et ainsi bloquer les fonds. Ce n'est qu'une fois cette phase de désinvestissement accomplie que la liquidation du fonds peut avoir voir lieu, avec partage des éventuelles plus-values entre les porteurs de parts ».
Les frais comprennent notamment souscription, gestion et constitution. Ils sont plafonnés à 3% par an après 4 ans et à 30% du versement initial au total. Comparer les offres reste indispensable.
Sofica : un avantage fiscal, mais une sortie incertaine
Les Sofica procurent 30%, 36% ou 48% de réduction, hors plafond de 10 000 euros des niches fiscales, avec un plafond global de 18 000 euros. Il faut attendre au minimum 5 ans ; la récupération intervient en moyenne après 6 ans, parfois 10 ans. Pour les millésimes 2002 à 2009, le remboursement a représenté 40% à 90% de la mise. Les frais peuvent atteindre 5% à l’entrée, 1 à 3% par an et environ 3% exceptionnellement.
En 2026, 10 Sofica ont été agréées, pour 3,6 à 12,4 millions d’euros chacune, et pourront collecter 73 millions d’euros en 2027 : BNP Paribas cinéma, Cineaxe 9, Cinemage 22, Cofimage 39, Cofinova 24, Entourage Sofia 6, Indefilms 16, La Banque Postale Image 21, Palatine Étoile 25 et Sofitvcine 15.
PER et SCPI fiscales : deux points à vérifier
Sur un PER, les versements déductibles réduisent l’impôt, mais la fiscalité réapparaît à la sortie. Les frais d’entrée peuvent atteindre 5% et se négocient. Depuis cette année, les versements volontaires après 70 ans ne sont plus déductibles.
Les SCPI Pinel ou Malraux ont une revente délicate : le nouvel acquéreur ne récupère pas l’avantage initial. Leur rendement n’est pas celui des SCPI de rendement, annoncé à 4% à 6%, et le capital n’est pas garanti.