La DGFiP fait état de 275,4 milliards d’euros de recettes fiscales au premier semestre 2026, en hausse de 3,7% sur un an. La progression varie fortement selon les catégories d’impôts, tandis que la TVA reste la principale ressource.
- La DGFiP annonce 275,4 Md€ de recettes fiscales au S1 2026, soit +3,7% sur un an.
- Les autres impôts et taxes progressent de 16,6%, devant la production (+5,6%) et le capital (+4,0%).
- 45% des communes éligibles appliquent en 2026 une surtaxe de 20% à 60% sur la taxe d’habitation des résidences secondaires.
- Les impôts représentant 80% des recettes augmentent moins : consommation (+2,4%) et revenu des ménages et des sociétés (+2,2%).
- La TVA nette est en hausse de 3,2% (soit +3,3 Md€) au S1 2026.
Au premier semestre 2026, la Direction générale des finances publiques (DGFiP) indique avoir encaissé 275,4 milliards d'euros de recettes fiscales. Cela représente +3,7% par rapport au premier semestre 2025.
Cette dynamique est décrite comme moins soutenue que celle observée sur l’ensemble de l’année 2025 (comparée à 2024). Pour la DGFiP, elle « recouvre des situations hétérogènes selon les grandes catégories d'imposition ».
Des hausses très différentes selon les familles d’impôts
Sur la période, les évolutions ne sont pas uniformes :
- Autres impôts et taxes (dont taxes sur les assurances et taxe d'habitation sur les résidences secondaires) : +16,6%
- Impôts sur la production : +5,6%
- Impôts sur le capital : +4,0%
Taxe d’habitation sur les résidences secondaires : où la majoration est la plus répandue ?
En 2026, 1 666 communes sur 3 689 éligibles, soit 45%, ont choisi d’appliquer une surtaxe comprise entre 20% et 60% sur la taxe d'habitation des résidences secondaires. La proportion était de 44,1% en 2025 et de 41% en 2024.
La majoration est la plus fréquente en Bretagne, où 84,6% des communes concernées l’appliquent. Viennent ensuite la Nouvelle-Aquitaine (67,9%) et les Pays de la Loire (65,1%).
Les deux principaux blocs de recettes progressent moins
À l’inverse, les catégories qui pèsent le plus lourd dans les recettes (à hauteur de 80%) sont aussi celles dont la hausse est la plus limitée :
- Impôts sur la consommation : +2,4%
- Impôts sur le revenu des ménages et des sociétés : +2,2%
Pour les impôts sur la consommation, la progression est notamment tirée par la TVA nette, en hausse de 3,2% (soit +3,3 milliards d'euros).
TVA et impôt sur le revenu : les montants de référence en 2025
La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) demeure la première source de recettes pour la DGFiP. En 2025, elle a rapporté 211,7 milliards d'euros, soit un milliard de plus qu’en 2024. Derrière, l’impôt sur le revenu arrive en deuxième position, avec 94,9 milliards d'euros collectés en 2025.
Répartition des 610 Md€ annoncés pour l’an dernier
La DGFiP avait également indiqué avoir collecté 610 milliards d'euros l’an dernier, dont 57% au profit de l’État, 26% pour les collectivités territoriales et 17% pour les administrations de la Sécurité sociale.