Roland Lescure dit étudier deux leviers pour demander un effort aux retraités les plus favorisés : la désindexation des pensions de base ou l’abattement fiscal de 10%.
- Roland Lescure dit examiner deux options visant les retraités.
- Les pistes citées : désindexation des pensions de base ou évolution de l’abattement fiscal de 10%.
- Le ministre met en avant un effort demandé aussi aux retraités aux revenus « relativement favorables ».
- En 2026, un forfait de 2 000 euros avait été envisagé à la place de l’abattement.
- La mesure avait ensuite été retirée dans le texte final adopté via le 49.3.
Le gouvernement examine deux options susceptibles de toucher les retraités, dans le cadre des discussions à venir sur les finances publiques. Interrogé sur RTL le lundi 7 septembre, le ministre de l’Économie Roland Lescure a indiqué : « L'un ou l'autre, on regarde les deux ». Il a ajouté : « On voit bien que l'un et l'autre ont du sens ».
Deux leviers cités : pensions de base ou abattement fiscal
Les pistes évoquées portent, d’un côté, sur la désindexation des pensions de base (présentée selon les cas comme un gel ou une sous-indexation). De l’autre, sur une suppression ou une adaptation de l’abattement fiscal de 10% dont bénéficient les retraités.
« Tout le monde » doit-il contribuer ?
Sur RTL, Roland Lescure a aussi défendu l’idée d’un effort partagé. « J'ai envie de retourner la question », a-t-il expliqué, avant de poursuivre : « Est-ce qu'il y a des raisons pour que tout le monde fasse des efforts, sauf les retraités, qui pour certains d'entre eux, en tout cas, sont dans une situation, je dirais, de revenus relativement favorables ? La réponse est évidemment non », a estimé Roland Lescure cité par MoneyVox.
Une réforme déjà discutée lors du budget 2026
Dans l’argumentaire du locataire de Bercy, la question des pensions est ainsi mise au même niveau que celle de l’avantage fiscal. Or, l’idée de revoir l’abattement de 10% — notamment en le remplaçant par un montant fixe — revient régulièrement dans le débat public ces dernières années.
Lors des débats sur le budget 2026, un scénario avait même été adopté : transformer l’abattement en un forfait de 2 000 euros. Mais cette orientation n’a finalement pas été retenue : elle a disparu dans la dernière mouture passée via le 49.3, au terme d’un processus marqué par plusieurs rejets et ajustements successifs. La mesure pourrait donc être remise sur la table à l’occasion du budget 2027.