Au 1er trimestre 2026, les ménages ont maintenu un rythme élevé de placements, malgré le contexte géopolitique. Les données de la Banque de France confirment un net avantage pour l’assurance vie et les supports en actions, tandis que l’épargne réglementée recule.
- Au 1er trimestre, les flux de placements atteignent 32 milliards d’euros (contre 26,1 au 4e trimestre 2025).
- Les produits « de fonds propres » totalisent 18,2 milliards, contre 10,3 milliards pour les produits « de taux ».
- Les fonds en euros restent n°1 avec 13,4 milliards, devant les unités de compte à 11,3 milliards.
- L’épargne réglementée enregistre une décollecte nette de 10,4 milliards d’euros sur 3 mois.
- Au 2e trimestre (provisoire), l’épargne réglementée serait à -3,6 milliards, l’assurance vie resterait élevée.
Les derniers chiffres définitifs de la Banque de France sur l’épargne et le patrimoine financier des ménages montrent une dynamique qui ne faiblit pas en début d’année. Au 1er trimestre, période marquée notamment fin février par le déclenchement de la guerre en Iran, les flux de placements financiers ont atteint 32 milliards d’euros, après 26,1 milliards au 4e trimestre 2025.
Des flux orientés vers les placements en « fonds propres »
Une grande partie des sommes investies s’est dirigée vers des produits dits « de fonds propres » (actions cotées et non cotées, unités de compte…), pour 18,2 milliards d’euros. Les produits dits « de taux » (dépôts à vue, épargne réglementée, livrets bancaires, fonds euros…) totalisent pour leur part 10,3 milliards.
Assurance vie : les fonds euros restent le premier choix
Dans le détail, les fonds en euros de l’assurance vie et de l’épargne retraite conservent la première place, avec 13,4 milliards d’euros de flux. Ils devancent de peu les unités de compte des mêmes contrats, à 11,3 milliards.
Ces montants dépassent nettement les moyennes trimestrielles observées sur 2013-2026 (hors période Covid) : 6,7 milliards pour les fonds euros et 4,9 milliards pour les unités de compte.
Livret A et épargne réglementée : reflux au 1er trimestre
Les difficultés de l’épargne réglementée pèsent en parallèle sur les arbitrages des ménages. La baisse du taux du Livret A intervenue en février (de 1,70% à 1,50%) s’est accompagnée d’une décollecte nette de 10,4 milliards d’euros sur trois mois pour l’ensemble de l’épargne réglementée.
Autres placements : hausse des comptes à terme et des actions
À l’inverse, les livrets ordinaires et les comptes à terme progressent : 4,5 milliards d’euros, contre 3,9 milliards au trimestre précédent, au-dessus de leur moyenne de long terme (2,4 milliards).
Les actions affichent aussi une progression : +2,5 milliards pour les titres cotés et +3,7 milliards pour les non cotés.
Premières tendances du 2e trimestre : une amélioration limitée
D’après des données provisoires communiquées par la Banque de France, l’épargne réglementée pourrait réduire ses pertes au 2e trimestre, tout en restant négative à -3,6 milliards d’euros, très en dessous de sa moyenne de long terme (5 milliards).
L’assurance vie, elle, resterait à des niveaux élevés : +11,1 milliards pour les fonds euros et +13 milliards pour les unités de compte.