Sur fond d’incertitudes géopolitiques au Moyen-Orient et de volatilité croissante des marchés, les conseillers en gestion de patrimoine (CGP) ajustent leurs stratégies d’investissement. Depuis le début de cette année, ils intensifient la diversification des portefeuilles de leurs clients et privilégient désormais des solutions hybrides qui combinent sécurité et performance. La tendance observée confirme une nette progression des supports plus dynamiques au sein des contrats d’assurance vie.
Chez Meilleurtaux Placement, les CGP accompagnent également les épargnants dans la construction d’allocations sur mesure, adaptées à leur profil de risque, à leurs objectifs patrimoniaux et à l’évolution des marchés.
- Face aux incertitudes géopolitiques actuelles, les professionnels de la gestion de patrimoine privilégient une stratégie hybride, qui combine sécurité et performance.
- Les produits structurés attirent 30 % des souscriptions en unités de compte, soit le plus haut niveau jamais enregistré depuis plusieurs trimestres.
- La gestion alternative monte en puissance avec 12,6 % de la poche dynamique, en progression de trois points.
Les CGP accélèrent la diversification des portefeuilles de leurs clients
Alors que les incertitudes persistent autour des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, les conseillers en gestion de patrimoine adaptent leur stratégie : ils orientent de plus en plus leurs clients vers des unités de compte liées aux marchés financiers au détriment des fonds en euro traditionnels, qui sont pourtant réputés sécurisés.
Mais attention, les placements à capital garanti n’ont pas dit leur dernier mot. Ils continuent d’être plébiscités pour assurer la cohérence des allocations. En effet, ils permettent de prendre quelques risques sans exposer l’intégralité du portefeuille aux aléas conjoncturels.
Pour les CGP, le véritable défi consiste à placer au plus juste le curseur entre la quête de rendement et la recherche de sécurité. Un exercice d’équilibriste qui doit tenir compte du degré d’aversion au risque de leurs clients, mais également de l’évolution du contexte socio-économique mondial.
Un essor remarquable des produits structurés
Les produits structurés connaissent un essor remarquable. Ils représentent désormais 30 % des flux en unités de compte, soit une progression de 2 points en un trimestre. Leur succès tient à leur capacité à garantir un cadre prédéfini, avec des objectifs de rendement définis à l’avance et des mécanismes de protection du capital, partiels ou totaux.
Parmi ceux-ci, les supports indexés sur les taux d’intérêt ou adossés à des indices sectoriels, notamment dans le domaine de la santé, concentrent une part importante de la demande.
Cependant, ces placements financiers ne sont pas exempts de critiques. Leur fonctionnement peut être difficile à comprendre, et les frais cachés risquent de rogner la rentabilité nette. D’ailleurs, l’Autorité des marchés financiers reste particulièrement vigilante à leur égard.
La gestion alternative, performer sans suivre le troupeau
ImportantAutre dynamique notable : la gestion alternative représente désormais 12,6 % des unités de compte, en hausse de trois points. Elle se distingue par sa capacité à générer des résultats en dehors des trajectoires habituelles des marchés, là où les fonds en actions sont généralement indexés aux indices.
Derrière ces chiffres, d’autres classes d’actifs tirent également leur épingle du jeu. Les obligations pèsent 11,8 %, même si elles ont reculé de près de 5 points. Elles sont talonnées par les actions thématiques (11,5 %), qui devancent les fonds flexibles (9,5 %) et monétaires (8,9 %). En revanche, l’immobilier est largement boudé, avec une part limitée à 1,7 %.
Enfin, côté compte-titres, les produits structurés confirment leur domination. Ils ont attiré 58 % des 240 millions d’euros collectés, loin devant les supports monétaires (15 %) et obligataires (14 %), tandis que l’ensemble des autres catégories (actions, gestion alternative et fonds diversifiés) se partagent les 12 % restants.