Dans sa dernière note de conjoncture, l’Insee livre une première projection d’inflation pour 2026. Cette estimation pourrait peser sur la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu pour 2027.
- L’Insee vise une inflation moyenne de 2% en 2026, selon sa note publiée mercredi 17 juin.
- Les prix seraient en hausse de 2,3% en août et de 2,7% en décembre 2026.
- Cette estimation peut servir de base aux discussions sur la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu.
- L’indexation n’est pas automatique, même si elle est une pratique « constante et systématique depuis 1969 ».
- Le barème avait été gelé en 2012 et 2013, entraînant une hausse d’impôt de fait en cas de revenus suivant l’inflation.
Publication de la note Insee
L'institut livre sa note de conjoncture trimestrielle détaillant la trajectoire des prix attendue pour l'année.
Inflation moyenne 2026
Cette projection de l’Insee sert de point d’appui aux mécanismes de revalorisation fiscale.
La trajectoire des prix attendue en 2026 commence à se préciser. Dans sa note de conjoncture trimestrielle publiée mercredi 17 juin, l’Insee avance une inflation moyenne de 2% sur l’ensemble de l’année 2026. L’institut anticipe en particulier une hausse des prix de 2,3% en août, puis de 2,7% en décembre 2026.
Cette projection ne se limite pas à un exercice statistique. Elle sert aussi de point d’appui à plusieurs mécanismes de revalorisation, dont celui du barème progressif de l’impôt sur le revenu.
Pourquoi l’inflation compte pour le barème de l’impôt
Chaque année, le barème est généralement ajusté lors de la loi de finances. Pour autant, cette revalorisation n’est pas un automatisme inscrit dans le droit. Comme le rappelle le rapport du Sénat sur le budget 2025, il s’agit d’une « pratique constante et systématique depuis 1969, à laquelle seules les lois de finances initiales pour 2012 et 2013 ont dérogé ».
À cette période, le barème avait été gelé pendant deux ans. Résultat : une hausse d’impôt de fait pour les contribuables dont les revenus avaient simplement augmenté au rythme de l’inflation.
Quelle référence l’Insee fournit au gouvernement ?
En principe, la revalorisation s’appuie sur l’inflation annuelle hors tabac estimée par l’Insee. À ce stade, l’institut retient une référence de 2% dans sa dernière note.
Cette estimation pourra être révisée avant le dépôt du projet de loi de finances pour 2027. Toutefois, selon les informations disponibles, la hausse des prix devrait désormais rester proche de 2% dans tous les cas.
Barème 2027 : la décision reste politique
Il reviendra au gouvernement de trancher : revaloriser ou non le barème progressif en fonction de l’inflation. Si l’exécutif s’en tient à la règle tacite d’une actualisation au rythme de l’inflation annuelle, une première estimation peut être établie sur la base d’une revalorisation à 2%.
À ce stade, ce que l’on peut déjà retenir
L’indicateur fourni par l’Insee constitue donc un premier repère pour anticiper l’orientation du barème 2027, même si l’arbitrage final dépendra du contenu du prochain budget.
