Impôts : le chèque reste possible jusqu’à 300 euros

    Les ministères économiques et financiers ont lancé « Bercy décode » pour répondre aux intox qui circulent en ligne. Première mise au point : le chèque n’est pas supprimé pour les particuliers, mais il est encadré.

    À retenir
    • « Bercy décode » vise à répondre aux fausses informations en ligne.
    • Depuis mars 2026, les entreprises et professionnels ne peuvent plus payer leurs impôts par chèque.
    • Les particuliers peuvent encore régler par chèque, dans la limite de 300 euros.
    • Au-delà de 300 euros, le paiement dématérialisé est obligatoire pour les impôts des particuliers.
    • Juin 2026 : virement simplifié PayFiP ; septembre 2026 : virement instantané ; 2027–2028 : objectif Wero.

    Les ministères économiques et financiers mettent en place « Bercy décode », une nouvelle rubrique sur un site public, afin de proposer « des vérifications factuelles et des analyses pédagogiques pour permettre à toutes et tous d'accéder à une information fiable, sourcée et compréhensible ».

    Au moment de la campagne 2026 de déclaration des revenus, l’un des premiers thèmes abordés concerne le règlement de l’impôt. En cause : « des publications sur les réseaux sociaux affirment que le paiement par chèque des impôts sera prochainement interdit ».

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    Chèque et impôts : ce qui change selon votre statut

    L’administration rappelle un point de calendrier : depuis le mois de mars 2026, les entreprises et professionnels ne peuvent plus payer aucun de leurs impôts par chèque. En revanche, cette interdiction ne s’applique pas aux particuliers.

    Un plafond à respecter : 300 euros

    Pour les usagers, le chèque reste possible, mais sous condition. « Le paiement par chèque reste en effet possible pour les usagers, dans la limite de 300 euros. À partir de ce montant, le paiement dématérialisé est obligatoire pour tous les impôts des particuliers. »

    Bercy confirme par ailleurs une orientation générale : la volonté de « réduire progressivement les paiements par chèque en accompagnant les usagers vers de nouveaux modes de règlement ».

    Pourquoi l’administration veut réduire le chèque

    Parmi les explications avancées, le coût de gestion. « En 2024, le chèque ne représentait que 5% des paiements reçus par la direction générale des Finances publiques. Mais ces paiements constituaient à eux seuls 30% du coût total de traitement des paiements. Le chèque présente d'autres désavantages », notamment un risque plus élevé de fraude ou de perte.

    Pour autant, Bercy indique qu’« aucune date n'est fixée pour la fin du paiement par chèque, et ce qu'il s'agisse du règlement des factures locales, des impôts ou des amendes ».

    Quelles alternatives pour payer vos impôts ?

    La direction générale des finances publiques met en avant plusieurs solutions :

    • prélèvement récurrent pour les échéances fiscales ;
    • paiement en ligne par PayFiP (prélèvement, virement ou carte bancaire) ;
    • paiement de proximité, « qui permet de payer en espèces (jusqu'à 300 euros) ou par carte bancaire ».

    Les prochains déploiements annoncés

    • À la fin du mois de juin 2026 : arrivée du virement simplifié via PayFiP.
    • En septembre 2026 : possibilité d’utiliser le virement instantané.
    • En 2027–2028 : objectif de permettre l’usage de Wero, la solution européenne de paiement instantané.
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    Rédaction meilleurtaux Placement

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