Les dernières statistiques de la DGFiP donnent une photographie de la taxe foncière payée par les propriétaires. En moyenne, un particulier redevable s’acquitte de 1 117 euros, avec de fortes différences selon les départements et des évolutions annuelles contrastées.
- 31 millions de particuliers propriétaires sont redevables de la taxe foncière (33 millions de propriétaires taxés au total).
- L’impôt moyen par propriétaire particulier est de 1 117 euros.
- La Seine-Saint-Denis arrive en tête du classement par redevable, en lien avec la présence de multi-propriétaires.
- La hausse est quasi 4% en Vendée et dans les Deux-Sèvres (ainsi que dans la Manche, voire dans les Vosges et le Doubs).
- La taxe foncière moyenne baisse, plus marginalement, en Dordogne ou à Mayotte.
En France, la taxe foncière concerne 31 millions de particuliers propriétaires, sur un total de 33 millions de propriétaires imposés (particuliers, SCI, entreprises, copropriétés, etc.).
Pour les seuls particuliers, l’impôt moyen atteint 1 117 euros par propriétaire. Cette moyenne regroupe à la fois les ménages qui ne détiennent que leur résidence principale et ceux qui possèdent plusieurs biens (résidence secondaire, logement mis en location, etc.).
Si l’on élargit à l’ensemble des propriétaires, la moyenne augmente nettement : la présence d’entreprises, d’administrations et d’offices HLM tire mécaniquement le chiffre vers le haut.
Quels départements affichent les montants moyens les plus élevés ?
Les écarts géographiques restent marqués. En tête du classement figure la Seine-Saint-Denis. Cette position s’explique par une part importante de multi-propriétaires : la moyenne serait beaucoup plus faible si l’on raisonnait en taxe foncière moyenne par habitation.
À noter : ce palmarès « par habitation » placerait cette fois l’Essonne en première position, mais il n’est pas disponible dans la publication statistique de la DGFiP mentionnée (mardi 5 mai).
Derrière la Seine-Saint-Denis, viennent ensuite les départements où la moyenne par redevable est la plus élevée : le Val-de-Marne, l’Essonne, le Val-d’Oise, les Hauts-de-Seine, la Seine-et-Marne, Paris, les Yvelines. Au-delà de l’Île-de-France, on retrouve notamment la Seine-Maritime, les Bouches-du-Rhône, la Haute-Garonne et l’Isère.
Hausse proche de 4% : où la progression est la plus forte ?
Les chiffres publiés indiquent, pour chaque département, le montant moyen de taxe foncière par foyer redevable ainsi que son évolution sur un an par rapport à l’impôt 2024. Cette moyenne doit être distinguée de celle calculée par logement, puisqu’un même foyer peut détenir plusieurs biens.
La progression de l’impôt moyen atteint quasi 4% en Vendée et dans les Deux-Sèvres, ainsi que dans la Manche, voire dans les Vosges et dans le Doubs. À l’inverse, plus rarement, la taxe foncière moyenne recule en Dordogne ou à Mayotte.