Le 10 septembre 2026, la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point, portant le taux de dépôt à 2,50 %. C'est la deuxième hausse de l'année, après celle de juin, en réponse à une inflation remontée à 3,3 % en zone euro sous l'effet de la flambée des prix du pétrole. Pour les épargnants, la nouvelle est en théorie bonne : des taux plus élevés riment généralement avec une meilleure rémunération sur certains supports d'épargne. Mais cet effet n'est ni immédiat, ni uniforme selon les supports. Voici comment cette hausse se répercute concrètement, et vers quels placements se tourner pour en tirer parti.
Pourquoi la BCE relève ses taux, et ce que cela change
Les taux directeurs sont les taux auxquels les banques commerciales se refinancent auprès de la banque centrale. Quand la BCE les relève, elle cherche à freiner l'inflation en renchérissant le coût du crédit et en incitant à l'épargne plutôt qu'à la consommation. Depuis le 16 septembre 2026, le taux de refinancement principal s'établit à 2,65 %, le taux de dépôt à 2,50 % et le taux de prêt marginal à 2,90 %.
Pour l'épargnant, l'effet passe notamment par le marché obligataire : les nouvelles obligations émises offrent des coupons plus attractifs. Mais cette hausse n'a rien d'automatique ni d'uniforme sur les différents placements d'épargne : certains en profitent presque immédiatement, d'autres avec un décalage de plusieurs mois, voire plusieurs années.
Livrets réglementés et comptes à terme : des rendements à nuancer
Avant de s'intéresser aux solutions à privilégier, il est utile de rappeler où en est le livret d'épargne le plus répandu chez les Français.
Le Livret A, plafonné à 22 950 €, est rémunéré à 1,7 % net depuis le 1er août 2026. La remontée de l'inflation a conduit la BCE à relever ses taux directeurs mais elle est également prise en compte dans le calcul du taux des principaux livrets d'épargne réglementés, comme le Livret A, dont le taux est révisé deux fois par an. Ainsi, si l'inflation remonte à 3,3 %, un taux de 1,7 % ne permet pas de préserver totalement le pouvoir d'achat de l'épargne. Un livret réglementé joue toutefois un rôle utile pour l'épargne de précaution. L'équivalent de quelques mois de dépenses courantes, disponible immédiatement, reste recommandé avant tout placement de plus long terme.
Les comptes à terme (CAT) sont également sensibles au niveau des taux d'intérêt. Lorsque les taux sont élevés, les banques peuvent proposer des conditions plus rémunératrices pour attirer les dépôts. En contrepartie, l'épargne est immobilisée pendant une durée définie à l'avance. En revanche, le rendement est soumis à la flat tax de 31,4 %, ce qui ramène par exemple un taux affiché de 2 % à environ 1,37 % net.
Le fonds en euros : un effet différé, mais réel
Le fonds en euros reste le socle de l'épargne à capital garanti des Français, notamment via l'assurance-vie. Mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, une hausse des taux directeurs ne se traduit pas instantanément par une hausse du rendement du fonds en euros.
La raison est mécanique : l'assureur gère un portefeuille obligataire constitué progressivement. Quand une obligation ancienne, souscrite à un taux plus faible, arrive à échéance, l'assureur la remplace par une nouvelle obligation émise aux conditions de marché actuelles, donc plus rémunératrices. Ce renouvellement se fait par étapes, au fil des échéances du portefeuille : l'amélioration du rendement du fonds en euros est donc progressive et étalée sur plusieurs exercices, non immédiate.
C'est justement ce qui rend le contexte actuel intéressant : après une période à taux bas, le stock d'obligations à faible rendement se renouvelle peu à peu à des niveaux plus élevés, ce qui soutient la performance des fonds en euros sur la durée.
Meilleurtaux Essentiel Vie, assuré par La France Mutualiste, illustre cette dynamique : son fonds en euros a délivré un rendement net de 3,50 % en 2025, pour un cumul de 11,19 % net sur les trois dernières années (2023-2025). Cette performance s'explique en partie par le renouvellement progressif du portefeuille obligataire évoqué plus haut, mais pas seulement : il s'agit d'un fonds en euros diversifié et responsable, qui intègre, au-delà des obligations classiques, une part de diversification (immobilier, actions...), avec une espérance de rendement supérieure à celle des fonds en euros traditionnels sur le moyen et long terme.
Le contrat propose actuellement une offre de bonification : pour tout versement compris entre 15 000 € et 500 000 € effectué avant le 30 septembre 2026, avec au moins 30 % investis en unités de compte, un bonus de 1,50 % net vient s'ajouter au taux du fonds en euros pour les années 2026 et 2027, portant l'hypothèse de rendement visée à 5 % net (1).
Exemple : sur un versement de 50 000 €, dont 35 000 € affectés au fonds en euros (70 %) et 15 000 € en unités de compte (30 %, condition du bonus), une hypothèse de rendement de 5 % net sur la part fonds en euros générerait environ 1 750 € de gains sur l'année, soit près de 146 € par mois, avant fiscalité. Un rendement non garanti à mettre en perspective avec le risque de perte en capital propre aux unités de compte qui composent une partie du placement.
Investir en unités de compte présente un risque de perte en capital. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures.
Le fonds obligataire daté : profiter plus vite des taux actuels
Si le fonds en euros réagit avec retard à l'évolution des taux, les fonds obligataires datés peuvent intégrer plus rapidement les niveaux de rendement proposés par le marché au moment où les obligations sont achetées. Leur principe : constituer un portefeuille d'obligations dont les échéances sont connues à l'avance et, le plus souvent, conserver ces titres jusqu'à leur remboursement, selon une stratégie dite de « portage ».
Le rendement visé est ainsi en grande partie déterminé au moment de la constitution du portefeuille, en fonction des conditions de marché. C'est pourquoi un environnement de taux élevés peut être favorable au lancement ou au renouvellement d'un fonds obligataire daté. Ce rendement reste toutefois un objectif et non une garantie : il dépend notamment de la qualité des obligations détenues, des éventuels défauts et des frais du fonds.
L'équipe de gestion conserve par ailleurs la possibilité d'effectuer des arbitrages en cours de vie du fonds, notamment pour gérer les risques du portefeuille et saisir de nouvelles opportunités d'investissement.
Meilleurtaux Global Horizon 2032, géré par Mandarine Gestion, vise un rendement annualisé à maturité de 5,04 % par an (estimation au 28/08/2026), à horizon décembre 2032, sur un panier diversifié d'obligations internationales d'entreprises, majoritairement à haut rendement ("High Yield"), en euros, dollars et livres sterling, avec couverture du risque de change.
Il est essentiel de le rappeler clairement : contrairement au fonds en euros, un fonds obligataire daté n'est pas un support à capital garanti. Il comporte un risque de perte en capital, notamment en cas de défaut d'un émetteur ou de dégradation des conditions de marché. Le rendement annoncé n'est pas garanti.
Exemple : sur un placement de 50 000 € dans Meilleurtaux Global Horizon 2032, une hypothèse de rendement de 5,04 % par an générerait, en théorie et hors fiscalité, environ 2 520 € de revenus annuels, soit 210 € par mois.
La gestion pilotée : pour ceux qui préfèrent déléguer les arbitrages
Face à un contexte aussi mouvant (hausse des taux, inflation, tensions géopolitiques), suivre soi-même chaque évolution de marché demande du temps et de l'expertise. C'est l'intérêt de la gestion pilotée : confier les arbitrages à des professionnels qui ajustent l'allocation selon le contexte macroéconomique.
Pilot, la gestion pilotée de Meilleurtaux Placement, s'appuie sur un comité d'investissement mensuel animé par Marc Fiorentino. Elle se distingue par une allocation qui combine toutes les classes d'actifs : actions et obligations via des ETF, matières premières, fonds en euros, immobilier et private equity. Le profil Équilibré affiche une performance annualisée nette de 6,52 % depuis son lancement le 20 avril 2023, et une performance de 4,19 % sur les huit premiers mois de l'année 2026 (données arrêtées au 31 août 2026).
Le dernier comité d'investissement, tenu fin août 2026, illustre bien cette logique de pilotage. Après une forte progression des marchés actions, notamment sur les grandes valeurs technologiques américaines, Marc Fiorentino et son comité ont choisi de sécuriser une partie des gains sur le MSCI World, estimant que le potentiel de hausse s'est réduit. En parallèle, ils renforcent la poche obligataire sur deux fronts : les obligations souveraines américaines à 7-10 ans, couvertes contre le risque de change, et la stratégie obligataire datée via Meilleurtaux Global Horizon 2032. La philosophie reste inchangée : rester investi, mais avec prudence.
Exemple : sur un capital initial de 50 000 € investi sur le profil Équilibré de Pilot, une performance annualisée de 6,52 % générerait, en théorie, environ 3 260 € sur douze mois, soit un peu plus de 271 € par mois.
Accessible dès 500 € en versement initial, avec des frais de gestion pilotée compris entre 0,40 % et 0,50 %, Pilot est disponible en assurance-vie, en PER, mais aussi en contrat de capitalisation, un point qui intéresse directement les dirigeants d'entreprise.
Le cas des dirigeants : le contrat de capitalisation pour la trésorerie d'entreprise
Les particuliers ne sont pas les seuls concernés par cette remontée des taux. Les dirigeants qui doivent placer une trésorerie excédentaire se posent la même question : où placer du cash dans ce contexte, sans prendre de risque excessif ?
L'assurance-vie, qui s'adresse en principe aux personnes physiques, n'est pas accessible aux entreprises. C'est là qu'intervient le contrat de capitalisation : une enveloppe d'épargne donnant accès, selon les contrats, à des supports similaires à l'assurance-vie mais pouvant être souscrite par des personnes morales.
Les avantages pour une entreprise sont multiples : le contrat de capitalisation permet de placer une partie de sa trésorerie sur différents supports, notamment un fonds en euros à capital garanti et, selon les contrats, des unités de compte. L'entreprise conserve la possibilité de récupérer son épargne à tout moment, par le biais de rachats partiels ou totaux. Le contrat peut également être nanti pour servir de garantie à un financement souscrit par la société.
Meilleurtaux Liberté Capitalisation, assuré par Spirica, est accessible aux personnes morales dès 50 000 €, sous réserve d'éligibilité. Il peut notamment être souscrit par des sociétés à l'IR, des sociétés à l'IS commerciales et certaines sociétés à l'IS non commerciales. Le contrat donne accès, entre autres, au Fonds Euro Nouvelle Génération, à plus de 670 supports en gestion libre et à la gestion pilotée Pilot.
En résumé
La hausse des taux directeurs de la BCE profite à l'épargne, mais pas de la même façon ni au même rythme selon les supports : rendement souvent proche de l'inflation pour les livrets et CAT, effet différé mais durable pour le fonds en euros et effet plus immédiat pour les fonds obligataires datés. Pour les dirigeants, le contrat de capitalisation ouvre les mêmes leviers à la trésorerie d'entreprise. La meilleure stratégie reste souvent de diversifier entre ces briques plutôt que de tout miser sur un seul support.
Communication à caractère promotionnel
(1) Hypothèse de rendement présentée à titre indicatif, scénario non garanti et non contractuel, pour une souscription ou un versement libre (hors versement programmé) du 01/07 au 30/09/2026, investi à 30 % minimum en unités de compte.
Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Les montants investis sur des supports en unités de compte ne sont pas garantis et sont soumis aux fluctuations des marchés financiers à la hausse comme à la baisse.