Impôt 2026 : comprendre la case 2OP et la flat tax

    Sur votre déclaration 2026 portant sur les revenus 2025, la case 2OP permet d’abandonner l’imposition forfaitaire sur les revenus du capital. Voici ce que cela change, les produits concernés et comment vérifier l’option la plus avantageuse.

    À retenir
    • Par défaut, les revenus du capital perçus en 2025 sont soumis au PFU, dont 12,80% d’impôt sur le revenu.
    • La case 2OP permet de choisir le barème progressif à la place de la flat tax.
    • Le choix via 2OP s’applique à tous les revenus du capital : pas de sélection produit par produit.
    • Les foyers non imposables peuvent éviter de payer 12,80% d’IR sur des intérêts en optant pour le barème.
    • Pour décider, faites la comparaison à l’étape 4 grâce à l’« estimation de votre impôt net après crédits d'impôt ».

    Depuis le 1er janvier 2018, une grande partie des revenus de l’épargne est imposée, par défaut, via le prélèvement forfaitaire unique (PFU). Cette « flat tax » correspond à 12,80% d’impôt sur le revenu auxquels s’ajoutent 17,20% de cotisations sociales (un taux passé à 18,60% désormais pour certains placements, mais ce point relève d’un autre cadre).

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    Quels revenus 2025 sont taxés d’office à 12,80% ?

    Pour les intérêts et gains encaissés en 2025, la taxation forfaitaire s’applique notamment aux livrets bancaires fiscalisés (à l’inverse de produits exonérés comme Livret A, LEP, LDDS ou Livret Jeune), aux PEL ouverts depuis janvier 2018 (ou aux PEL de plus de 12 ans), aux comptes à terme, aux prêts participatifs, aux dividendes perçus sur comptes-titres ou encore aux intérêts de parts sociales.

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    Cas particulier : pour l’assurance vie et le PEA, les gains ne sont à indiquer que si vous effectuez un retrait en 2025.

    Case 2OP : à quoi correspond ce choix sur la déclaration ?

    Si vous validez la déclaration préremplie sans action particulière, vos intérêts et dividendes concernés restent imposés au PFU, avec 12,80% d’impôt sur le revenu au titre de la partie IR.

    Avant de choisir, il est recommandé de contrôler les montants figurant dans la rubrique « revenus des valeurs et capitaux mobiliers », à partir de vos relevés et de l’Imprimé fiscal unique (IFU) transmis par votre banque, courtier ou autre établissement.

    Pour basculer vers le barème progressif (comme pour les salaires), il faut cocher la case 2OP, repérable entre deux lignes bleues sur la version en ligne comme sur la déclaration papier.

    Attention : ce choix vaut pour l’ensemble de vos revenus du capital. Il n’est pas possible, par exemple, de conserver la flat tax pour certains intérêts tout en appliquant le barème à des dividendes.

    Si votre situation évolue et que la flat tax redevient plus favorable, l’administration peut afficher une alerte en fin de parcours. En ligne, il suffit alors de décocher 2OP. Sur papier, la marche à suivre passe par la case prévue juste en dessous pour revenir à l’option par défaut.

    Dans quels cas la case 2OP peut réduire l’impôt ?

    La 2OP est souvent pertinente pour les ménages non imposables qui perçoivent des revenus du capital. Sans option, les intérêts d’un livret fiscalisé ou d’un PEL ancien (plus de 12 ans) supportent l’IR au taux de 12,80%, même si le foyer n’est pas imposé par ailleurs.

    En optant pour le barème via 2OP, ces intérêts peuvent alors ne pas supporter d’impôt sur le revenu.

    Comment comparer rapidement les deux options en ligne ?

    La méthode consiste à réaliser un aller-retour : compléter une première fois la déclaration sans cocher 2OP, aller jusqu’à l’étape 4 (« résumé et signature »), puis corriger en cochant 2OP. À cette étape, le site affiche une « estimation de votre impôt net après crédits d'impôt », ce qui permet de comparer.

    Selon l’administration, en cas d’oubli en ligne, « un message invite l'usager à corriger sa déclaration en cochant cette case », affirme la DGFiP citée par MoneyVox.

    Un oubli massif en 2019, puis une progression régulière

    Lors de la déclaration des revenus 2018, la case était nouvelle. Sur 38,1 millions de déclarations, 881 000 foyers seulement avaient choisi le barème. À l’époque, le ministère des Comptes publics avait estimé que 8,1 millions de foyers auraient payé 50 euros d'impôts en moins, en moyenne en 2019, s’ils avaient exercé cette option. Une régularisation avait ensuite été ouverte.

    Désormais, si vous aviez déjà renoncé au PFU, l’option est pré-cochée l’année suivante, y compris avec la déclaration automatique : ainsi, si 2OP a été cochée en 2025, elle réapparaît cochée en 2026, avec un message de rappel. Sans modification, l’option est reconduite.

    La DGFiP ne publie pas de chiffres récents sur les oublis. En revanche, une série statistique est citée : 2,5 millions de cases 2OP cochées en 2024, contre 881 000 en 2019, 1,55 million en 2021, 2 millions en 2022 et 2,3 millions en 2023.

    Dividendes : un intérêt possible via l’abattement

    Plus marginalement, le barème progressif peut aussi être utile si vous percevez d’importants dividendes : l’abattement de 40% n’est accessible qu’en cochant 2OP. Autre effet : une part de CSG devient déductible, à hauteur de 6,80% sur le total des cotisations sociales.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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