Impôts 2026 : ces revenus exonérés à vérifier en ligne

    Déclaration automatique ou non, la version préremplie mérite un contrôle attentif : plusieurs revenus et avantages restent exonérés, souvent sous conditions et plafonds.

    À retenir
    • La déclaration automatique concerne au moins 11 millions de contribuables, mais un contrôle du préremplissage reste conseillé.
    • Heures supplémentaires : exonération maintenue jusqu’à 7 500 euros (revenus 2025), à déclarer malgré tout.
    • PPV : exonération plafonnée à 3 000 ou 6 000 euros selon les cas, avec des conditions renforcées depuis le 1er janvier 2024.
    • Étudiants : exonération sur option jusqu’à 5 405 euros ; apprentissage/stages : plafond à 21 622 euros.
    • Plateformes : vigilance sur les seuils 2 000 euros et 30 transactions pour la dérogation de déclaration.

    La déclaration automatique devrait encore éviter la « corvée » à au moins 11 millions de contribuables cette année. Pour autant, il est recommandé de relire la déclaration préremplie : une erreur peut conduire à payer trop d’impôt, et certaines exonérations obéissent à des règles précises.

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    Heures supplémentaires : jusqu’à 7 500 euros exonérés

    Pour les revenus 2025, le plafond d’exonération sur les heures supplémentaires et complémentaires reste fixé à 7 500 euros (en net imposable).

    Exemples donnés par service-public : si vos heures supplémentaires ont représenté 1 500 euros brut, soit 1 215 euros en net fiscal, cette somme est exonérée. En revanche, pour 10 000 euros bruts, soit 8 100 euros en net fiscal, la part imposable est de 600 euros.

    À noter : même exonéré, le montant correspondant doit apparaître dans la déclaration et il compte pour le calcul du revenu fiscal de référence.

    PPV (prime Macron) : exonération sous conditions

    La prime de partage de la valeur (PPV) peut être exonérée d’impôt sur le revenu dans la limite de 3 000 euros par bénéficiaire et par an.

    Cette exonération vise les salariés d’entreprises de moins de 50 personnes ayant perçu, dans les douze mois précédant le versement, une rémunération inférieure à trois fois la valeur annuelle du Smic correspondant à la durée de travail prévue au contrat.

    Un plafond de 6 000 euros peut s’appliquer dans les entreprises couvertes par un dispositif d’intéressement ou, dans les entreprises de moins de 50 salariés, couvertes par un accord de participation ou d’intéressement à la date de versement.

    Depuis le 1er janvier 2024, pour les salariés au-dessus de trois fois la valeur annuelle du Smic ou dans une entreprise de plus de 50 salariés, l’exonération d’impôt sur le revenu disparaît, sauf si la prime est versée sur un plan d’épargne salariale ou retraite (PEE, PEI, Perco, Pereco ou Pero), dans la limite de 3 000 ou 6 000 euros.

    Comme pour les heures supplémentaires, la PPV exonérée doit être indiquée et elle est retenue pour le revenu fiscal de référence.

    Pourboires : une exonération reconduite

    Les pourboires restent exonérés d’impôt sur le revenu pour les salariés en contact avec la clientèle dont la rémunération ne dépasse pas 1,6 Smic. Sont visées les sommes laissées directement par les clients, ou versées à l’employeur puis reversées (par exemple via carte bancaire).

    Apprentis et étudiants : des plafonds à connaître

    Depuis 2021, les revenus des apprentis et des étudiants doivent être déclarés en totalité. Une exonération peut toutefois s’appliquer, sur option, pour les jeunes étudiants âgés de 25 ans au plus au 1er janvier 2025 : elle est plafonnée à 3 Smics mensuels, soit 5 405 euros. Seule la part au-delà doit être déclarée. Les agents publics rémunérés dans le cadre de leur formation ne sont pas concernés.

    Pour les stages ou l’apprentissage, le plafond d’exonération est relevé à 21 622 euros, que le jeune soit ou non rattaché au foyer fiscal des parents.

    Avantages et aides du quotidien : titres restaurant, chèques vacances…

    Plusieurs prestations sociales (RSA, prime d’activité, allocations logement, allocation de rentrée scolaire, prime de Noël, prestations familiales, aides liées au handicap…) ne sont pas imposables.

    C’est également le cas des titres restaurant lorsque la participation de l’employeur est inférieure à 7,26 euros par ticket, et des chèques vacances si la participation annuelle de l’employeur (éventuellement complétée par le comité d’entreprise) ne dépasse pas le Smic mensuel brut, soit 1 801,80 euros.

    Épargne : livrets, PEL, assurance vie, PEA

    Les intérêts du Livret A, du LDDS, du LEP et du Livret Jeune ne sont pas imposables. Même principe pour les Comptes épargne logement ouverts avant 2018 et pour les Plans épargne logement ouverts jusqu’au 31 décembre 2017, exonérés d’impôt jusqu’au 12e anniversaire du plan.

    En assurance vie, un abattement annuel global de 4 600 euros s’applique pour une personne seule sur l’ensemble des gains lors de rachats sur des contrats de plus de 8 ans.

    Pour le PEA, à partir de 5 ans de détention, les plus-values ne sont pas imposables et ne supportent que les prélèvements sociaux, sauf exceptions à compter de mai 2024.

    Déplacements domicile-travail : ce qui n’est pas à déclarer

    L’employeur doit rembourser 50% de l’abonnement de transports publics ou de location de vélos pour les trajets domicile-travail : cette prise en charge n’a pas à être déclarée par le salarié. Même logique pour le « forfait mobilités durables », exonéré dans la limite de 600 euros par an.

    La participation aux frais de carburant domicile-travail n’est pas imposable jusqu’à 300 euros, plafond porté à 900 euros en cas de cumul avec un abonnement de transports collectifs.

    Indemnités : quelques cas d’exonération

    Certaines indemnités de rupture échappent au fisc en tout ou partie, notamment lors d’un licenciement dans le cadre d’un plan de sauvegarde de l’emploi.

    Concernant les indemnités journalières versées par la Sécu (ou la MSA), celles liées à une maladie avec traitement prolongé ne sont pas imposables, tout comme celles versées en cas d’accident du travail ou de maladie professionnelle, à hauteur de 50% de leur montant.

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    Revente et plateformes : quand faut-il s’en soucier ?

    La revente occasionnelle d’objets sur leboncoin.fr ou Vinted n’a, en principe, pas à être reportée. Exception : si le prix de cession d’un bien dépasse 5 000 euros (hors meubles meublant, électroménager ou automobiles qui sont exonérés). Les personnes qui achètent ou fabriquent en vue de revendre sont, elles, imposées au titre de cette activité.

    Dans le cas du covoiturage, quand vous prenez des particuliers dans votre véhicule, vous n'avez pas à déclarer de revenus si le trajet est réalisé pour votre propre compte, si le prix demandé ne dépasse pas les frais de carburant et de péage, et si vous en supportez aussi une partie.

    « Une dispense de déclaration par les plateformes est prévue pour les revenus issus de la vente de biens d'occasion entre particuliers, ainsi qu'en cas de service « sans objectif lucratif et avec partage de frais avec les bénéficiaires » (de type covoiturage) », précise le fisc.

    Attention toutefois aux seuils d’activité pour la vente de biens : « Concrètement, pour que la dérogation s'applique, il faut que l'utilisateur ait réalisé des opérations de vente sur la plateforme au cours de l'ensemble de l'année pour un montant inférieur ou égal à 2 000 euros ET pour un nombre de transactions inférieur à 30 dans l'année. Si l'usager a dépassé l'un ou l'autre de ces 2 seuils (plus de 2 000 euros OU 30 transactions ou plus), la plateforme doit déclarer les sommes en question à l'administration fiscale », souligne le fisc.

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    Rédaction meilleurtaux Placement

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